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Caraïbes: nouvelles des Kalinagos de l'ile de la Dominique

Les Karibs de la Dominique sous le choc:

Ils ont tué mon garcon !

(Okâ de Rodolf Etienne, journaliste Antillais)

(Photo de gauche: la victime, Stan Bruney)

 Après la mort, en décembre dernier, de Stan Bruney, kalinago âgé de 31 ans, tué d'une balle en pleine tête par deux policiers, la vie paisible de la réserve caraïbe, dans le nord-est de la Dominique, est remise en cause. Une sombre affaire qui, tristement, vient remettre la communauté kalinago sur le devant de la scène. Concernant les faits, deux versions s'opposent : celle de la famille, garantie par deux témoins oculaires et celle des policiers. Du côté de la famille, on affirme qu'il s'agit ni plus ni moins que d'un crime gratuit. Lennly, l'un des deux témoins oculaires, résident non loin du lieu du drame, précise les faits : le 2 décembre 2007, entre 7 heures et 8 heures, Stan Bruney, revenant de chez sa mère, à qui il a porté des fruits, est rattrapé par une voiture de police. A bord, trois hommes, deux policiers et un civil. C'est ce dernier qui est au volant. Ils sont tous armés, les policiers de leur arme de service et le civil d'une carabine. Les trois hommes prennent Stan Bruney à partie et lui arrachent son coutelas. Maintenu par l'un des deux policiers et le civil, Stan reçoit une balle en pleine tête, tiré par le deuxième policier, sans aucunes sommations. Il s'écroule, atteint mortellement. Il décédera quelques minutes plus tard. Du côté des policiers, c'est une toute autre version. Le rapport de police établi d'après le témoignage des trois présumés coupables, conclu à la légitime défense. Le policier ayant tiré déclare que son intervention et son tir sont légitimés par la tentative d'agression au coutelas de Stan Bruney sur ses deux compagnons. "Je n'avais pas d'autre choix que de tirer et de le tuer pour sauver mon partenaire", déclare ce policier. Une version évidemment mise à mal par les témoins oculaires, mais qui semble satisfaire la police. Après une détention d'une semaine, les deux coupables présumés ont été libérés sous caution et employés par une entreprise privée de gardiennage. Le procès prévu pour le 8 mai prochain est très attendu par les uns comme par les autres.

Charles Williams, chef Caraïbe. Charles Williams, chef de la communauté caraïbe, étant intervenu sur les ondes quelques jours après le drame estimait que ce coup de feu mortel rappelait étrangement une affaire similaire qui s'était déroulé il y a quelques années dans la réserve. "Nous condamnons fortement les actions de la police dans la réserve. Ce n'est pas la première fois qu'une telle chose arrive", déclarait Charles Williams. Une prise de parole qui lui a valut des menaces de mort. 

       Stan Bruney avait 31 ans, il laisse une femme et cinq enfants.

WAITUKUBULI (La Dominique)

Nous profitons de cette triste actualité pour vous rappellez que l'ile de la Dominique (Waitukubuli en langue Karib) abrite encore, au 21ème siècle, le dernier "Peuple Premier" de la Caraïbe: les Kalinagos.
Nous appellions cette ile, Waitukubuli, mais lorsque Christophe Colomb l'aborda pour la première fois, un dimanche 03 novembre 1493, il la baptisa tous simplement, Domingo (dimanche) puis, plus tard, les Français tranformerent Domingo en Dominique. Après plusieurs siècles d'âpres batailles, massacres et exactions de toutes sortes, nos dernières ancêtres Antillais se retouvérent en 1903, dans une minuscule réserve (Carib Territory) de 18,5 Km2.
Là survivent encore les derniers 3500 descendants des fiers Caraïbes,nos cousins, les cousins directs des Kali'na de la Guyane.

Deux sites, un en Anglais (kalinagobaranaaute.com), l'autre en Français (helpkalinago.com), pourront vous permettre d'en savoir plus sur nos cousins Kalinagos de la Dominique.

La Martinique Amérindienne : MADININA (l'ile aux belles fleurs)

La Guadeloupe Amérindienne: KALUKELA (l'ile aux belles eaux)

La Dominique Amérindienne : WAITUKUBULI (grand est son corps)