Investiture des nouveaux Yopoto
des villages Ka'ulu et Kuwano
La ville spatiale renoue avec son histoire d’avant la colonisation puisqu’un événement historique y a eu lieu et a fait l’actualité.
Ka'ulu, le petit village amérindiens fût le théâtre d’un rassemblement comme jadis, habits haut en couleurs, danses et chants ancestraux.
Ce samedi 18 juin, à 14H00 précise, les sanpula ont retentit pour annoncer le début de l’investiture des deux nouveaux YOPOTO (chef) du village amérindiens de KA'ULU et du village KUWANO (zone Soumourou). Un événement tant attendu pour les peuples autochtones d’Amérique vivant sur le territoire de la commune de Kourou et en particulier de la Nation Tilewuyu.
Les deux nouvelles autoritées et leurs conseillers ont été escortés au son des Sanpula (tambours) sur un trajet menant du local communautaire jusqu’à la place de la cérémonie, par un groupe d’invité venu spécialement du Suriname, accompagnés par les adhérents (es), les sympathisants (es) et les militants (es) autochtones pour cet événement.
Le rassemblement des peuples autochtones amérindiens du territoire de Kourou était au rendez-vous pour accueillir les deux Conseils de l’autorité traditionnelle et coutumière ainsi que les dirigeants de l’ONAG (Organisation des Nations Autochtones de Guyane).
La cérémonie fût ouverte et dirigée par un P
iaye (shaman Tilewuyu) venu du Surinam apporté sa bénédiction et sa force spirituelle pour l'investiture des deux Yopoto.
A cette occasion, il a rappelé qu’il n’y avait pas de « Yopoto à vie » dans le monde amérindien et qu'il y en a jamais eu. Quand un Yoboto dévie de sa fonction et ne travail plus pour le bien de sa communauté, il doit être remplacé !
Nous en profitons ici pour faire un petit mais necessaire rappel historique au Conseil Général :
C’est en voulant canaliser la gestion politique des populations autochtones (dans les années 60/70) par le biais de la chefferie coutumière, que fût instauré et qu'il nous fût imposé le système actuellement en vigueur de « chefferie à vie ou démissionnaire ». Cela évidemment sans concertation préalable et réelle des populations concernées…. A l’heure actuelle, nous Amérindien de Guyane, nous devons prendre nos responsabilités et reprendre notre destin en main une bonne foi pour toute…