En Guyane, plusieurs projets industriels et miniers de grandes envergures monopolisent les "pour" et les "contre". Prospection pétrolière au large des côtes Guyanaises, mine à ciel ouvert à Kaw en pleine réserve naturel (nouveau projet de Iamgold nommé harmony), projets de la FedomG pour orpailler l'intérieur à grande échelle et cela même dans le Parc Amazonien, projets de routes dans tous les sens, etc... Tous ces grands projets sont de véritables bombes à retardement et les dégats sur l'environnement seront irrémédiables sans même parler des risques bien réels de catastrophes plus importantes. Apparement, la marée noire en Louisiane est déjà loin dans les esprits, ainsi que les catastrophes minières au Suriname et guyana voisins et en afrique. Et tchermobyl et Fukushima ? L'homme ne métrise pas réellement toutes ces soit disant technologies de pointes et 9 fois sur 10 cela fini en catastrophe. On ne vous cachera pas que Oka.Mag' en tant qu'organisme amérindien, ne peut cautionner ces méga-projets et fait donc partie des "contre" avec plusieurs associations Guyanaises de défenses de la nature auquelles nous donnons ici la parole :
Communiqué de presse de la fédération Guyane Nature Environnement (pdf 300 ko) relatif au travaux de forage pétrolier actuellement en cours.
Communiqué du Comité Régional des Pêches de Guyane (pdf 478 ko). Suite au refus de la compagnie pétrolière de soutenir une campagne d'échantillonnage des ressources, les socioprofessionnels locaux ont dû se mobiliser en urgence pour permettre la réalisation de ces prélèvements, avec le soutien du WWF. Ces échantillons pourraient se révéler précieux en cas de pollution.
Chantal Berthelot, députée de Guyane, dénonçait en avril 2010, une Commission Départementale des Mines (CDM) «inadaptée aux nouvelles structures de gestion dont dispose la Guyane».
Quelques mois plus tard, le Maire de Régina faisait le même constat (1).
Ce 8 avril 2011, sur les ondes de France-inter,(2) au sujet de l'abandon de l'exploration des gaz de schiste, Madame Kosciusko-Morizet, Ministre du Développement durable, reconnaissait la nécessité de modifier le Code Minier en y intégrant "des procédures de consultations du Public au stade des Permis Exclusif de Recherche (PER) ". Elle précisait par ailleurs que l'actuel code minier «ne prenait pas en compte les enjeux de participation et d'information du Public».
MAIOURI NATURE GUYANE se réjouit de cette avancée environnementale et rappelle sa demande écrite au préfet, du 17 mars 2011 (3) dans laquelle nous dénoncions le dysfonctionnement de la Commission des Mines.
Pour rappel, Maiouri exigeait :
- l'intégration avec droit de vote, de nouvelles structures de gestion du patrimoine guyanais (Parc amazonien, Office national des Forêts, populations autochtones, filière touristique et conseil de scientifiques).
- que les professionnels miniers, juge et partie dans les dossiers traités, ne bénéficient plus d'un droit de vote.
-la mise à disposition du Public des dossiers d'instruction de permis miniers et leurs délibérations.
Les besoins futurs, tant de la population guyanaise que de l'ensemble des êtres humains exige que l'intérêt public soit mieux représenté au sein de cette commission
(1) Courrier de Justin Anatole, Maire de Régina
http://www.blada.com/data/File/2011pdf/justinanatole122000.pdf
(2) http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/intertreize/index.php?id=103510
Intervention de la Ministre à la 5,55 eme minutes du journal de France Inter
(3)http://sites.google.com/site/maiourinature/actualites-2011/REFONTECDM.pdf?attredirects=0
ou lire pdf joint - lettre de Maiouri Nature au Préfet de Guyane du 17 mars 2011
La Guyane aurait put être au yeux du monde entier, un exemple de développement durable et de défense de l'environnement. Au lieu de cela, nous recopions à l'identique toutes les erreurs déjà réalisées de par le monde dans les pays industrialisés ! Et ceux qui souffrent le plus, en premier, ce sont toujours les populations amérindiennes. Elles sont toujours "mal placées", sur des gisements de minerais importants. Ils faut nous déloger ou alors tant pis, nous subirons la pollution comme la subit actuellement nos frères Wayana et Teko du Haut-Maroni.
Concluons avec une lettre de Guaipuro Cuaujtémoc, Leader amérindien d'Amérique du Sud, destinée aux gouvernements Européens. Lettre écrite en 1992 pour la commémoration des 500 ans de la "Découverte" du Nouveau Monde. Décideurs de France, décideurs de Guyane, réfléchissez bien avant de prendre des décisions irrémédiables pour nos et vos enfants. Les promesse d'emplois et de grandes retombées économiques (trés aléatoires) ne font pas le poids face à l'avenir de notre planéte !