Encore une fois des vestiges amérindiens ont été trouvés. Cette fois ci c'est à Rémire-Montjoly sur le site d'un futur cimetiere.
Lire l'article paru dans le France-Guyane du mercredi 28 juillet 2010.
La nouvelle coordinatrice de la FOAG à réagit à cette article par ces propos : "N'y a t'il pas profanation et une volonté de faire disparaitre des traces tangibles de nos territoires ancestraux en Guyane? Pourquoi dans cette commune , n' y a t'il pas un ouvrage visant à reconnaitre et à commémorer nos ancêtres, les peuples autochtones?".
Elle poursuit en rappellant des textes officiels jamais respectés :
"Je rappelle à Monsieur le Maire de Rémire-Montjoly, par cet extrait, la déclaration des nations unies sur les droits des peuples autochtones adoptée en septembre 2007 à new york et dont la France a ratifiée; ces deux articles suivants :
Article 11
1. Les peuples autochtones ont le droit d’observer et de revivifier leurs traditions culturelles et leurs coutumes. Ils ont notamment le droit de conserver, de protéger et de développer les manifestations passées, présentes et futures de leur culture, telles que les sites archéologiques et historiques, l’artisanat, les dessins et modèles, les rites, les techniques, les arts visuels et du spectacle et la littérature.
2. Les États doivent accorder réparation par le biais de mécanismes efficaces – qui peuvent comprendre la restitution – mis au point en concertation avec les peuples autochtones, en ce qui concerne les biens culturels, intellectuels, religieux et spirituels qui leur ont été pris sans leur consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause, ou en violation de leurs lois, traditions et coutumes.
Article 12
1. Les peuples autochtones ont le droit de manifester, de pratiquer, de promouvoir et d’enseigner leurs traditions, coutumes et rites religieux et spirituels ; le droit d’entretenir et de protéger leurs sites religieux et culturels et d’y avoir accès en privé ; le droit d’utiliser leurs objets rituels et d’en disposer ; et le droit au rapatriement de leurs restes humains.
2. Les États veillent à permettre l’accès aux objets de culte et aux restes humains en leur possession et/ou leur rapatriement, par le biais de mécanismes justes, transparents et efficaces mis au point en concertation avec les peuples autochtones concernés.
Par conséquent, nous demandons le respect et l'application de ces deux articles mentionnés. Très cordialement". Florencine EDOUARD, Coordinatrice Générale de la FOAG.
Ecoutant maintenant une archéologue : Pour Sylvie Jérémie, adjointe scientifique et technique à l'Inrap en Guyane, ce n'est pas une surprise. Toute la Guyane a été parcourue par des groupes amérindiens. Elle évalue le nombre de leurs sites à « un par demi-hectare » . C'est-à-dire que, où que l'on donne un coup de pioche, on est sûr de tomber sur de la vaisselle en céramique, des vases funéraires ou autres vestiges. « À chaque fois qu'on a fouillé, on a trouvé des vestiges. C'est à l'image de tout le bassin amazonien »