
Missionné par Jean-Louis Borloo dans le cadre du Grenelle de la mer , ce beau trois-mâts d'exploration en provenance de Dakar devrait mouiller au port de Degrad des Cannes, dimanche 27 décembre. De janvier à juin 2010, la Guyane servira de base arrière à « La Boudeuse » (http://la-boudeuse.org/,) lorsque son équipage et ses équipes scientifiques mèneront leurs missions sur l'Amazone au sud et l'Orénoque au nord.
"La Boudeuse" est le dernier trois-mâts d’exploration au monde. Sa dernière grande expédition autour du monde s'est achevée en 2007 après trois années consacrées aux « peuples de l'eau » disséminés entre l'Amérique du Sud, le Pacifique et l'Afrique. L’authenticité et une grande liberté caractérisent les missions du navire, incarnés par son capitaine Patrice Franceschi, personnage charismatique au parcours riche et atypique. "La Boudeuse" est aussi le porte-étendard du Grenelle de la mer. Trois siècles après l’illustre Bougainville missionné par Louis XV, Patrice Franceschi s'est vu confier une mission officielle par Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer : la mission Terre-Océan à laquelle se sont également associée les plus grandes entreprises françaises.
C’est donc dans le cadre du Grenelle de la Mer, dont l’ambition est de préserver l’avenir de la planète pour les générations futures, que La Boudeuse est parti de France pour deux années d’exploration scientifique. Au cours de ces deux années, le navire se consacrera principalement aux études scientifiques et humaines concernant la biosphère, le réchauffement climatique, la protection de l’environnement et le développement durable. Des grands fleuves de l’Amérique du Sud aux îles les plus isolées de l’océan Pacifique, la mission vise principalement à dresser un état des lieux de la faune et la flore des territoires menacés par la montée des eaux, des problèmes de pêche, des effets de la déforestation, de la pollution des fleuves, de la disparition des espèces animales et végétales… tout en favorisant le « dialogue des cultures » avec les peuples concernés.
Nous espérons que les problèmes de pollution au mercure de nos frères de l'intérieur seront abordés sans "la langue de bois" habituelle du discours étatique !