Les opérations de lutte contre l'orpaillage clandestin (baptisées "Harpie 2" en raison de la "férocité" de ce grand rapace) ont repris depuis quelques semaines et la version officielle des autorités régaliennes ne parle que de succès éclatants à coup de commnuniqués de presse de la préfecture de la Guyane faisant état de prises phénoménales pour satisfaire l'opinion publique de plus en plus préocuppée par les questions environementales. Mais malheureusement la réalité n'est pas aussi idilique et nos frères Wayana et Teko du Haut-Maroni continuent à subir une situation inadmissible. L'Etat Français joue avec nous, avec nos lieu de vie, avec notre santé. l'Etat Français préférent pactiser avec l'Etat Brésilien à cause d'intêrets économiques énormes et faist semblant d'aller à la chasse aux orpailleurs clandestins, en majorité de nationalité Brésilienne. Voici la réalité de ce que nous subissons au jour d'aujourd'hui, fait réels rapportés par notre correspondant sur place dont nous tairons l'identité pour des mesures de sécurités évidentes :
Les opérations Harpie2 dans le Haut-Maroni montrent leurs limites car les gendarmes sont beaucoup trop statiques pour être éfficaces. Pour exemple : le barrage sur le Tampoc est aussi efficace que la ligne Maginot qui devait barrer la route aux allemands dans les Vosges. Les pirogues de brésiliens viennent plusieurs fois par semaine se ravitailler en carburant à 400m en amont du barrage au nez et à la barbe des gendarmes. Les pirogues descendent vers 20h, elles coupent leurs moteurs en passant devant le village de Cayodé. Ils sont toujours 3 brésiliens par pirogues. Les pirogues repassent chargées de carburants ou matériel ou ravitaillement 1 heure plus tard (carburant en bidon de 30 litres pour faciliter la manutention et le transport en quads), tout en repassant devant le village moteur coupé (à la pagaie). Ce carburant est acheminé depuis un layon au pied du saut Awara Soula sur le Litani à travers la forêt en quads et débouche dans un abattis près de Bostok (à côté du barrage). Cet horaire a été privilégié tout simplement parce que le groupe électrogène des gendarmes fonctionne et couvre le bruit de leurs manutentions. Selon le Chef du village de Cayodé, les gendarmes ont des consignes pour ne pas poursuivre les brésiliens sur le fleuve. Les orpailleurs travaillent donc tranquillement au niveau de Willystein, de Degrad Roche et de Bali (vérifiable par la turbidité des eaux se jetant dans le Tampoc et la Waki).
Par ailleurs un village de brésiliens est en cours de construction au-dessus de saut Dalles sur le Tampoc, devant servir de base de ravitaillement pour le Haut-Tampoc et la Waki (l'approvisionnement étant effectué à partir de Yao Passi (Surinam) via la crique Lipo-Lipo et la crique Hélène). Le poste de gendarme à Twenké est complètement inutile. Il serait beaucoup plus pertinent qu'il soit positionné sur la Lipo-Lipo face à Yao Passi afin d'empêcher les brésiliens d'investir toute la zone côté Guyane. Il est aussi utile de préciser que beaucoup de pirogues de brésiliens circulent avec un drapeau du Surinam afin de ne pas être arrêtées par les gendarmes français. Il a été aussi constaté que certains piroguiers circulent avec des uniformes de militaires du Surinam. Enfin, pour conclure cette triste situation « Harpie 2 », les amérindiens des villages du Haut-Maroni sont à nouveau victimes d'une nouvelle vague de vols de moteurs (la cible actuelle étant de voler des moteurs de 15 ou 18CV permettant de passer les sauts en saison sèche) et ne portent pas plainte car ils savent que cela est inutile ....
Et une des conséquences directe du climat d'insécurité qui règne en maître sur le Haut-Maroni, est qu'il n'y a pas d'école, depuis la rentrée scolaire, pour les enfants du village amérindien Cayodé.
Voici à gauche, la lettre du chef coutumier du village de Cayodé, Mélanie Aliman'hé, écrite à l'attention du recteur d'académie de la Guyane. Mais ne révons pas trop.... Apparamment les opérations harpie2 font plutôt fuir les enseignants au lieu des brésiliens clandestins...