Oka.Mag'

Bienvenue chez nous, en terre Amérindienne

Le bimestriel des actualités Amérindiennes de Guyane Française
Kali'na ayupagakose, kino'an Nono tulalema. Oko nuno wa'lalo Oka.Mag' malo

Définition du terme "Autochtone"

Le tout premier numéro d'Oka.Mag' à la vente au grand public Guyanais, le n°14, en avril 02, était consacré à la définition exacte du terme "Autochtone". Après tant d'années, nous constatons que ce terme est toujours aussi mal utilisé ou détourné pour en tirer profit lors de certaines négociations (foncier, reconnaissance, etc...). Nous souhaitons rappeller qu'içi en Guyane et dans toutes les Amériques, seul les Amérindiens peuvent prétendre se déclarer " Peuples Autochtones".

Qu'entend-on par populations autochtones?

On estime que les populations autochtones représentent 370 millions de personnes vivant dans soixante-dix pays à travers le monde. Leur diversité est grande en matière de culture, de religion, de tradition, de langue et de parcours historique, mais elles continuent pourtant à faire partie des groupes de population les plus marginalisés de la planète. L'état de santé des populations autochtones diffère considérablement de celui des autres groupes de population, où que ce soit dans le monde.

Les peuples "autochtones" sont ceux qui:

Dans certaines régions, on préfère parfois utiliser d'autres termes tels que tribus, premiers habitants/premières nations, aborigènes, groupes ethniques, adivasi et janajati. Tous ces termes recouvrent la notion moderne de populations "autochtones".

"Les populations autochtones restent en marge de la société: elles sont plus pauvres, moins bien éduquées, vivent moins longtemps, sont beaucoup plus susceptibles de se suicider et leur état de santé est généralement plus mauvais que celui du reste de la population". (Source: The Indigenous World 2006, International Group on Indigenous Affairs (IWGIA), Statut consultatif auprès de l'ECOSOC, p10)

P.S.: Le terme "Autochtone" a d'autres acceptations hors du droit International et il est souvent confondu avec "local" dans les discours politiques ou non avertis. Il faut donc toujours spécifier si le terme est employé selon le droit International ou selon l'acceptation "vulgaire".