Oka.Mag'

Bienvenue chez nous, en terre Amérindienne

Le bimestriel des actualités Amérindiennes de Guyane Française
Kali'na ayupagakose, kino'an Nono tulalema. Oko nuno wa'lalo Oka.Mag' malo

Rafraichir la mémoire collective!!!

Il est temps, surtout avec "l'affaire Balaté", de rafraichir la mémoire collective de nos élus Guyanais et de nos leaders amérindiens:

Convention KOLOPO-NON (PDF 523 ko)

Cette convention à été passée à l'époque ou la FOAG était vraiment un organisme fort et respecté après sa création par Félix Tiouka. Les 11 pages de cette convention ont toutes été paraphées "en toute conscience" par Léon Bertrand en 1993.
Le 13 mars 1993, Léon Bertrand signait une convention (ci-dessus : convention KOLOPO'NON) avec la FOAG qui mettait en évidence la nécessité de mesures de protection et de soutien des peuples autochtones de Guyane, faute de quoi « si rien n’est fait, [les] insuffisances ne cesseront d’augmenter et de s’aggraver, et exacerberont [les] tensions. » Cette convention insistait ainsi sur la nécessité de créer des « espaces de négociations […] pour trouver une solution à ces problèmes sur la base d’un dialogue […] : d’adopter des réformes juridiques, de modifier les politiques sociales et d’instaurer de nouvelles formes d’organisations et d’appui au développement. » Elle était signée, selon les propres termes de Léon Bertrand « en toute conscience ». Or, parmi les mesures préconisées, on pouvait lire qu’il était nécessaire de :
3- Consolider leurs organisations en vue de renforcer leur pouvoir social de décision ainsi que la maîtrise de leur développement.
4- Renforcer leur participation à la prise de décision, à la conception et à l’exécution de mesures et d’activité qui affectent leur qualité de vie, leur formation et leur patrimoine. 
On ne peut que s’étonner à la lecture de cette convention du peu d’avancées dans ces différents domaines, mais par-dessus tout du fait que rien n’est fait pour effectivement consolider les organisations, et que diverses actions menées ces derniers temps, notamment à Balaté, laissent entrevoir des manipulations visant à détruire les organisations, à monter les peuples autochtones les uns contre les autres, et à tout faire pour que leur participation à la prise de décision ne soit pas effective. Okâ d'Alexis Tiouka

Il est urgent de redorer le blason de cette organe politique amérindien qu'est la FOAG. Il est urgent également que les politiques et élus Guyanais respectent les stuctures amérindiennes aussi bien traditionnelles que modernes sans ingérence politicienne de leur part.
 
Il en va de l'avenir et de la paix sociale en Guyane....