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Le bimestriel des actualités Amérindiennes de Guyane Française
Kali'na ayupagakose, kino'an Nono tulalema. Oko nuno wa'lalo Oka.Mag' malo

 

 

Nouvelles
de
nos
frères
d'ailleurs :
 
Année
2010
 
 

 

 

 

 

La fièvre de l'or noir menace la "dernière maison" des Guarani de Bolivie malgré le fait qu'il y ai un Président Amérindien à la tête de ce pays !

 

21 décembre 2010 : Appel désespéré des Nukak pour rentrer chez eux

De nombreux Nukak ont été forcés de fuir leur
forêt pour trouver refuge dans des campements
en dehors de celle-ci. © A. Blanch/Survival

Un leader nukak d'Amazonie colombienne a lancé un appel désespéré pour la survie de son peuple auprès de la plus haute instance des droits de l'homme du pays. 'Nous voulons retourner dans notre forêt dont nous avons été expulsés par les FARC sans que nous sachions pourquoi', a déclaré Joaquin Nuká. Les Nukak sont un peuple de chasseurs-cueilleurs de la région du Guaviare, au sud-est de la Colombie. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), un mouvement de guérilla de tendance marxiste-léniniste, les ont chassés de leur territoire en raison de la menace qu'ils représentaient pour la sécurité de leurs opérations illégales dans la région. Depuis que les Nukak sont sortis de la forêt en 1988, plus de la moitié d'entre eux sont morts, principalement de maladies bénignes transmises par les étrangers. Les Indiens qui dépendent désormais des aides gouvernementales pour survivre s'efforcent de s'adapter à leur nouveau mode de vie sédentaire en périphérie des villes. 'Nous vivions de l'abondance de nourritures que nous apportait la forêt', a déploré Joaquin à la station de radio nationale Caracol. 'La nourriture qu'ils nous donnent ici à San José est bonne, c'est la nourriture des Blancs, mais elle est mauvaise pour nos enfants, la nourriture de nos forêts nous manque'. Malgré les efforts du gouvernement dans sa 'guerre contre la drogue' qui a reçu un financement considérable des Etats-Unis, la culture de la coca dont est extraite la cocaïne continue de ravager la région. L'une des méthodes les plus controversées pour éradiquer les cultures de coca implique l'épandage par avion de pesticides sur les plantations illicites. Elles n'ont eu pour résultat que de déplacer les cultivateurs dans des régions encore plus reculées de la forêt, provoquant de violents conflits avec les communautés indigènes qui y vivent.
Le sénateur Alexander López, vice-président du Comité colombien des droits de l'homme, a déclaré : 'Ces déplacements forcés... en particulier des communautés indigènes comme les Jiw et les Nukak, représentent une grave menace pour leur survie en tant que peuples... Les Indiens doivent retourner sur leurs territoires immédiatement et leur mode de vie doit être protégé avec dignité'. Selon l'ONIC, l'organisation indigène nationale, et le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés, les Nukak sont l'un des 30 groupes indigènes de Colombie menacés d'extinction
. Survival mène campagne pour le droit des Nukak à retourner dans leur réserve à condition qu'elle soit protégée et sécurisée et qu'ils puissent avoir accès à des services de santé.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui :
'Cette situation dramatique et intolérable s'éternise depuis bien trop longtemps. Les Nukak et bien d'autres groupes indiens sont de loin les plus touchés par les vaines mesures anti-drogues du gouvernement'.

 

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA
l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie
AYA n°56 / décembre 2010
(pdf 69 ko)
  

 

15 décembre 2010 : Survival appelle Obama à adhérer à la Déclaration des droits des peuples indigènes des Nations-Unies

La Déclaration des Nations-Unies énonce des
principes selon lesquels un Etat peut être jugé
pour son comportement à l'égard des peuples
indigènes. © Survival
A l'occasion de la Conférence sur les nations indiennes qui se tiendra demain à la Maison Blanche, Survival International appelle le président Obama à adhérer à la Déclaration des droits des peuples indigènes des Nations-Unies. Les Etats-Unis restent le seul pays au monde à s'opposer à cette Déclaration. Dans le monde entier, les peuples indigènes sont victimes de marginalisation, de dépossession et de discrimination dont les conséquences sont dévastatrices. Selon les statistiques des Nations-Unies, le taux de suicide chez les Indiens des Etats-Unis est 62 % plus élevé que celui de la population non-indienne et le risque d'être infecté par la tuberculose 600 fois plus grand. Lorsque la Déclaration a été adoptée en 2007, seuls quatre pays s'y sont opposés - l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada et les Etats-Unis. Trois d'entre eux ont finalement adhéré à la Déclaration alors que les Etats-Unis s'y opposent toujours. Dans une lettre adressée au président Obama, Tess Thackara, coordinatrice de Survival aux Etats-Unis, écrit : 'La Déclaration énonce une série de principes selon lesquels un Etat peut être jugé pour son comportement à l'égard des peuples indigènes. C'est un instrument important visant à éradiquer les abus à leur encontre, mais les Etats-Unis risquent de compromettre ces droits fondamentaux difficilement acquis'. En dépit de sa valeur intrinsèque, la Déclaration des Nations-Unies reste morale et non contraignante. Survival mène campagne pour que tous les pays, y compris la France, ratifient la Convention 169 de l'Organisation Internationale du Travail, le seul instrument juridique international contraignant relatif aux peuples indigènes. A ce jour, seuls vingt-deux Etats l'ont ratifiée.

 

 Vous pouvez découvrir un résumé de la conférence de

 Cancun sur le site Internet Gaïa Network

 

 

10 décembre 2010 : A l'occasion de la journée internationale des droits de l'homme des Nations-Unies, Survival lance deux nouveaux films sur les Guarani

Survival lance deux films sur la situation dramatique
des Indiens guarani.© Survival 
Survival International lance, ce 10 décembre, deux court-métrages sur la situation dramatique des Indiens guarani du Brésil pour marquer la journée internationale des droits de l'homme des Nations-Unies. Le film 'Soyons braves!' fait ressortir la détermination dont font preuve les Guarani pour reconquérir les terres qui leur ont été spoliées par les éleveurs et les planteurs de soja et de canne à sucre. Dans le film 'Les hommes de main', les Guarani manifestent leur colère et leur appréhension devant les manœuvres d'intimidation et le harcèlement qu'ils subissent de la part des hommes de main des fermiers qui se sont emparés de leurs terres. Une femme Guarani a expliqué : 'Imaginez les balles de ces vigiles armés qui volent sans arrêt autour de nous... Une fois la nuit tombée, elles pourraient atteindre un enfant, une femme ou n'importe qui...' De nombreux Guarani, dont le leader de renommée internationale Marcos Veron, ont été assassinés suite à la réoccupation de leurs terres ancestrales. Des milliers des Guarani vit actuellement dans des conditions déplorables dans des campements improvisés au bord des routes ou dans des réserves surpeuplées. Le mois dernier, Deborah Duprat, procureur général adjoint du Brésil, décrivait la réserve de Dourados comme étant 'probablement la plus grande tragédie concernant les peuples indigènes dans ce monde'. La semaine dernière, le lauréat du Prix Nobel Alternatif 2010, l'évêque Erwin Kräutler, a dénoncé l'inertie du 'gouvernement actuel [qui] se désintéresse de la progression de ce cruel génocide commis sous ses propres yeux'. Le porte-parole guarani Anastácio Peralta, actuellement en tournée en Europe pour dénoncer la  situation désespérée de son peuple, a déclaré : 'Ils nous ont volé nos terres, ils ont détruit notre environnement, ils ont pollué nos rivières, ils ont répandu le sang de mon peuple sur notre terre. Mais ils ne sont pas parvenus à faire disparaître notre langue, nos rites, notre culture et notre histoire, ni à briser notre résistance'.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'En ce jour consacré aux droits de l'homme, il y a encore dans le monde des peuples comme les Guarani qui vivent dans des conditions dégradantes sous des bâches improvisées au bord des routes ou misérablement au milieu d'immenses étendues de plantations de canne à sucre sans aucun moyen de subsistance. Les autorités brésiliennes ont le devoir de garantir l'avenir des Guarani en reconnaissant leur droit fondamental à vivre sur leur terre ancestrale'.
Survival International a récemment adressé aux Nations-Unies un rapport alarmant sur la situation actuelle des Guarani confrontés, entre autres menaces, à la violence, au suicide et à la malnutrition.

 

 

7 décembre 2010 : Un évêque, lauréat du Prix Nobel Alternatif, condamne la 'progression du génocide' des Guarani

L'évêque Erwin Kräutler (au centre) participe à une
manifestation contre le barrage de Belo Monte.
©Prelazia do Xingu
L'évêque catholique Erwin Kräutler a reçu le Right Livelihood Award, connu comme le Prix Nobel Alternatif, pour son action en faveur des Indiens du Brésil. Lors de la cérémonie de remise des prix qui s'est déroulée hier au parlement suédois, il a été honoré 'pour une vie entière consacrée à la défense des droits de l'homme et de l'environnement des peuples indigènes et pour ses efforts incessants afin de sauver la forêt amazonienne de la destruction’. Dans un discours de réception percutant, l'évêque Kräutler a fait ressortir 'la douleur, le désespoir et l'insécurité' auxquels sont confrontés les Indiens guarani et a rapporté qu'ils étaient 'confinés dans des espaces réduits, que leurs jeunes générations n'avaient aucune perspective d'avenir et que le taux de suicide parmi elles était alarmant...' Il a dénoncé l'inertie du 'gouvernement actuel [qui] se désintéresse de la progression de ce cruel génocide commis sous ses propres yeux'. L'évêque Kräutler est engagé depuis longtemps dans un combat pour la reconnaissance des droits des Indiens du Xingu, en Amazonie brésilienne, qui sont aujourd'hui menacés par le barrage géant de Belo Monte. Il a décrit Belo Monte comme 'un projet qui n'a jamais pris en considération les droits et les préoccupations légitimes des populations du Xingu'. Les peuples indigènes 'savent très bien qu'ils ne survivront pas si l'Amazonie continue d'être méprisée et détruite. Et ils savent que la planète Terre subira les conséquences irréversibles de cette destruction. Ce sera une réelle apocalypse'. Il a rappelé que 'le problème principal [de l'Amazonie] est lié à la propriété et à l'usage de la terre', et que la 'violence rurale est due à la concentration de propriétés terriennes et à la honteuse impunité dont jouissent les criminels. Ils tuent et rien ne se passe !'
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'L'évêque Kräutler met quotidiennement sa vie en danger pour défendre les Indiens du Brésil. Ils ont besoin d'alliés comme lui, tout comme l'Eglise en a besoin pour accomplir la mission de défense des opprimés dont elle est investie. L'attribution du Prix Nobel alternatif est une formidable reconnaissance pour ce héros méconnu'.
L'évêque Kräutler exerce son ministère dans la région du Xingu, il est président du Conseil indigéniste missionnaire de l'Eglise catholique brésilienne (CIMI).
Survival International et l'organisation bushman First People of the Kalahari comptent parmi les précédents lauréats du Prix Nobel Alternatif.
Télécharger le discours de l'évêque Kräutler

2 décembre 2010 : Un propriétaire terrien défie une ordonnance du tribunal - Les Indiens toujours en otage au Brésil

La plupart des Guarani, comme la communauté de
cette femme, ont été dépossédés de leurs terres au
profit de l'élevage à grande échelle ou de la canne
à sucre. © F. Watson/ Survival
Une communauté d'Indiens du Brésil, assiégée par l'éleveur qui a spolié leurs terres est toujours retenue en otage et coupée du monde extérieur, en dépit d'une décision judiciaire qui leur a été favorable. Les membres de la communauté guarani de Ypo'i sont retournés en 2009 sur leurs terres ancestrales qui avaient été accaparées par un éleveur nommé Firmino Escobar. Escobar avait alors bloqué la route menant à la communauté indienne et ses hommes de main armés avaient encerclé leurs maisons, leur coupant l'accès à l'eau, à la nourriture et aux soins de santé. Début novembre un tribunal a statué que les Guarani pouvaient occuper une petite parcelle de leur territoire ancestral pendant que les autorités en traçaient les limites. Firmino Escobar, cependant, continue de bloquer l'accès aux Indiens. Un procureur fédéral a, depuis, ordonné à Firmino Escobar d'ouvrir la route menant à la communauté, l'avertissant que s'il ne le faisait pas, il devrait payer une amende de 100 000 reals (45 000 euros). Lorsqu'un représentant de Survival qui visitait récemment son ranch sous couvert d'anonymat a demandé à rencontrer les Guarani, Escobar lui a répondu : 'Cette terre m'appartient - il n'y a pas d'Indiens ici, vous ne pouvez pas entrer, je ne ne vous le permettrai pas'. Ecouter le propriétaire terrien interdisant l'accès à la communauté guarani (lire la transcription ci-après) Anastácio Peralta, un porte-parole guarani, commentant leur récente victoire judiciaire a déclaré : ' Nous avons accueilli cette décision avec un profond soulagement. Cependant, ce n'est que la première étape, il y a encore beaucoup de luttes à venir'. Un Guarani de la communauté de Ypo'i a renchéri : 'Nous sommes heureux de pouvoir rester sur notre terre. En revanche, nous sommes tristes et inquiets de ne pas avoir suffisamment de nourriture et de ne pas recevoir d'assistance sanitaire. Je sens une douleur dans mon cœur'. Cette décision fait suite à des interventions du département des affaires indiennes du gouvernement brésilien, de Survival International, de l'ONG brésilienne CIMI et d'autres organisations, dénonçant la situation désespérée des Guarani. Suite à une précédente tentative de récupération de leurs terres, deux membres de la communauté de Ypo'i ont disparu et on pense qu'ils ont été assassinés. Le cadavre de l'un des hommes a été retrouvé couvert de meurtrissures dans une rivière de la région. Les Guarani de Ypo'i ont décidé de prendre en main la réoccupation de leurs terres ancestrales devant l'inertie du gouvernement dans le processus de délimitation qu'il s'est engagé à effectuer dans un accord signé avec la communauté en 2007. Le porte-parole guarani Anastácio Peralta est actuellement en Europe pour dénoncer la situation critique à laquelle sont confrontés les Guarani.
Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : 'La décision judiciaire autorisant les Guarani à vivre sur cette petite parcelle de leur forêt est sans aucun doute un pas dans la bonne direction pour les membres de la communauté de Ypo'i. Pour que les Indiens ne subissent plus la violence et ne soient plus exposés à de telles menaces, cette décision doit impérativement être suivie par la reconnaissance et la protection de toutes les terres guarani'.
Il y a quelques mois, Survival a adressé un rapport aux Nations-Unies, dénonçant la violence, la malnutrition et le suicide auxquels sont confrontés les Guarani en raison de leur manque de terres.

Transcription :
FRANCAIS :
Propriétaire terrien : Non, non, non et non. Ce n’est pas possible, ce n’est pas possible (d’entrer pour voir les Indiens)
Survival (anonyme) : Mais vous avez dit que cette terre vous appartenait, alors vous pouvez nous laisser…
Propriétaire : Je ne vous permettrai pas
Survival : Mais pourquoi?
Propriétaire : Parce que je ne le veux pas

 

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA
l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie
AYA n°55 / novembre 2010
(pdf 86 ko)
 

 

27 octobre 2010 : Les Indiens exigent des explications suite à la braderie de leurs terres

 

La prospection pétrolière en Amazonie péruvienne a
entraîné de grandes manifestations de la part des
Indiens. ©D. Dudenhoefe

La vente aux enchères de champs pétroliers en Amazonie péruvienne qui a eu lieu la semaine dernière a été contestée par les organisations indigènes qui disent ne pas avoir été consultées avant que leurs terres ne soient bradées à des compagnies pétrolières étrangères. Une lettre ouverte, signée par l'AIDESEP, l'organisation des Indiens d'Amazonie péruvienne, et l'Institut de défense légale, demande au ministère de l'Energie s'il est entré en consultation avec les Indiens avant d'attribuer quatorze nouvelles concessions de prospection pétrolière et gazière. Perupetro, la compagnie pétrolière nationale chargée de la négociation des contrats, avait programmé les enchères en août 2009, mais elles ont été retardées en raison des violents conflits qui ont secoué l'Amazonie péruvienne, faisant plus de 30 morts. La compagnie bénéficiaire de ces enchères la plus controversée est Repsol-YPF, un consortium hispano-argentin qui a obtenu quatre concessions sur les 25 disponibles. Repsol avait été fortement critiquée par les ONG péruviennes et internationales pour ses opérations pétrolières dans le lot 39 au nord de l'Amazonie, où vivent au moins deux groupes d'Indiens isolés. Les Indiens isolés du Pérou sont de plus en plus menacés par le boom pétrolier qui a ouvert plus de 70% de la forêt amazonienne aux compagnies pétrolières et gazières. Le mois dernier, suite à une plainte formelle déposée par l'AIDESEP, la Cour constitutionnelle péruvienne a ordonné au gouvernement d'améliorer son processus de consultation des communautés indigènes. Lorsque la consultation des Indiens est impossible - comme c'est le cas dans les régions où vivent des groupes isolés - Survival appelle à la suspension immédiate de toute activité pétrolière.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Permettre à des compagnies comme Repsol d'exploiter des territoires où la présence d'Indiens isolés est avérée peut conduire à leur disparition en raison de leur extrême vulnérabilité. Dans les cas où le consentement libre, préalable et informé des Indiens ne peut être obtenu, les compagnies devraient se tenir à distance'.

 

 

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA
l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie
AYA n°54 / octobre 2010
(pdf 88 ko)

 

14 octobre 2010 : Alerte aux Nations-Unies sur les dangers d'un oléoduc au Pérou

Les Indiens isolés du Pérou sont très vulnérables
aux maladies transmises par les étrangers.©Anon
Survival International a alerté les Nations-Unies sur le risque que représente l'exploitation pétrolière à grande échelle au nord de l'Amazonie péruvienne pour les Indiens isolés. Dans la lettre qu'elle a adressée à James Anaya, le Rapporteur spécial des Nations-Unies sur les peuples indigènes, Survival dénonce : 'En autorisant l'exploitation pétrolière dans cette région, le gouvernement péruvien agit en flagrante violation du droit international. Survival estime de première importance qu'une enquête soit menée sur cette situation et que le gouvernement péruvien interdise aux compagnies d'opérer dans la région. Si de telles mesures ne sont pas prises de toute urgence, certains groupes humains, parmi les plus vulnérables au monde, risquent de disparaître'. L'une des compagnies, le consortium franco-britannique Perenco a récemment admis avoir transporté 50 000 tonnes de 'matériaux et produits consommables’ dans la région, évaluant leur volume à ‘l’équivalent de sept tours Eiffel’. Perenco attend actuellement le feu vert du ministère péruvien de l'Energie pour construire un oléoduc de 207 km qui affectera la forêt sur 500 mètres de part et d'autre. Les autres compagnies, Repsol-YPF et ConocoPhillips, ont sollicité l'autorisation d'implanter 454 km de lignes sismiques de prospection pétrolière. Selon les experts, cette partie de l'Amazonie est l'une des régions les plus riches en biodiversité d'Amérique du Sud. L'appel de Survival aux Nations-Unies est en partie motivé par la volonté du gouvernement péruvien d'expulser Paul McAuley, un militant écologiste britannique pour avoir dénoncé les violations des droits de l'homme et de l'environnement perpétrées au nord du Pérou.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Il s'agit de l'une des situations les plus graves auxquelles sont confrontés les peuples indigènes. L'exploitation pétrolière à grande échelle prévue dans cette région d'Amazonie va détruire des forêts entières et probablement faire disparaître deux groupes indiens'.

 

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA
l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie
AYA n°53 / septembre 2010
(pdf 89 ko)

 

Canada

Les 28, 29 et 30 septembre, les Chefs des Premières Nations
se sont réunis à Uashat Mak Mani-utenam
(pdf 183 ko)

Les autochtones réclament un financement équitable 
(C'est comme cela que l'on devrait manifester en Guyane)

Faire barrage au développement des Uashaunnuat

Découvrez un site Amérindien Innu francophone
(Innu Takuaikan Uashat Mak Mani-utenam)

Découvrez le site des pêcheurs autochtones
(AMIK : Agence Mamu Innu Kaikusseth)

  

28 septembre 2010 : Shell au coeur d'une controverse sur le vol de terres indigènes au Brésil

Le film 'La Terre des hommes rouges' met en lumière
la détresse des Indiens guarani-kaiowá au Brésil.
© Marie Hippenmeyer

Les autorités brésiliennes ont écrit au géant énergétique Shell pour lui exprimer leur préoccupation au sujet des activités de son nouveau partenaire commercial brésilien qui produit des agrocarburants sur une terre volée aux Indiens. Le mois dernier, Shell a signé un accord de 12 milliards de dollars avec le géant brésilien Cosan pour produire des agrocarburants à partir de canne à sucre. Mais une partie de cette canne à sucre de Cosan est cultivée sur une terre officiellement reconnue comme appartenant aux Indiens guarani.
Un procureur brésilien, qui détient le pouvoir constitutionnel de défendre les droits indigènes devant la Cour, a écrit à Shell pour l'avertir que son implication dans le joint-venture 'compromettait l'engagement de la compagnie en faveur de la biodiversité et du développement durable'. En 2008, Le film 'La Terre des hommes rouges' a porté la détresse des Guarani sur la scène internationale et l'un des acteurs, Ambrosio Vilhalva, fait partie de la communauté affectée par les activités de Cosan. Evoquant les plantations de canne à sucre qui ont avalé la plupart des terres de son peuple, Ambrosio Vilhalva a déclaré : 'Les plantations de canne à sucre anéantissent les Indiens. Nos terres deviennent de plus en plus petites. Les plantations sont en train de tuer les Indiens'. Au début du mois, le Rapporteur spécial des Nations-Unies sur les droits indigènes a publié un rapport adressé à la Commission des droits de l'homme de l'ONU, dans lequel il se dit 'profondément préoccupé par les allégations de violence à l'encontre des Guarani et par les graves répercussions sur les communautés guarani de la politique agressive des gouvernements passés qui vendaient de grandes étendues de terres traditionnelles à des fermiers non indigènes'. La plupart des terres guarani ont déjà été spoliées pour faire place à des fermes d'élevage, des plantations de soja ou de canne à sucre. Les Guarani sont victimes de violentes attaques dès qu'ils tentent de récupérer leurs territoires ancestraux. Leurs leaders sont fréquemment la cible d'hommes de main et des douzaines d'entre eux ont été assassinés. Le peuple guarani détient l'un des taux de suicide les plus élevés au monde et les bébés meurent de malnutrition parce que les Indiens n'ont plus de terre pour y cultiver ou y chasser.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : 'Shell risque d'aggraver ce qui est déjà considéré comme l'une des pires situations parmi les Indiens du Brésil. Maintenant, la compagnie sait ce que son partenaire brésilien est prêt à faire; nous espérons qu'elle ne voudra pas s'impliquer dans ce vol scandaleux des terres guarani'.

Survival a écrit à Shell au sujet des activités de Cosan qui enfreint clairement la 'Déclaration des principes généraux commerciaux' de Shell.

Télécharger le code d'éthique de Cosan.

Télécharger le rapport de Survival sur la situation des Guarani du Mato Grosso do Sul, Brésil.


23 septembre 2010 : Des Indiens lancent un SOS pour sauver leurs familles isolées de l'extinction

Gabide Etacori est l'un des leaders qui a lancé l'appel
au nom des membres isolés de sa famille. ©Survival

Les leaders d'une tribu isolée d'Amérique du Sud ont lancé un appel désespéré à l'opinion publique au nom des membres isolés de leur famille habitant une forêt convoitée par des éleveurs de bétail. Certains membres de la tribu des Ayoreo-Totobiegosode du Paraguay occidental ont été chassés de la forêt dans les dernières décennies, mais d'autres restent isolés - dans une zone forestière qui se rétrécit de jour en jour. Reculant constamment devant les bulldozers qui pénètrent dans leur dernier refuge, ils évitent tout contact avec le monde extérieur. Durant ces dernières années, plusieurs maisons qu'ils avaient abandonnées ont été repérées dans la région. Une grande compagnie brésilienne d'élevage de bétail, Yaguarete Porá, a acquis une partie de cette région. Après avoir détruit au bulldozer environ 3 000 hectares, ses activités ont été suspendues en mai dernier par les autorités paraguayennes qui l'ont accusée d'avoir passé outre la présence d'Indiens isolés vulnérables dans la région.

Gabide Etacori est l'un des leaders qui a lancé l'appel
au nom des membres isolés de sa famille. ©Survival

Suite à la pression acharnée des éleveurs pour être autorisés à poursuivre la déforestation, Gabide Etacori et Porai Picanerai, deux leaders ayoreo, ont lancé un appel urgent à l'opinion publique internationale : 'Nous sommes très inquiets parce que Yaguarete Porá ne veut négocier ni avec nous ni avec le gouvernement paraguayen pour nous laisser... la terre qui représente ce qu'il y a de plus important pour notre peuple. 'Nous vous demandons de... nous aider à faire en sorte que notre terre soit protégée des bulldozers et que cette compagnie ne soit pas autorisée à détruire nos forêts. 'Les Ayoreo luttent depuis 1993 pour obtenir la reconnaissance de leurs terres ancestrales. Survival International a écrit à l'INDI, le département paraguayen des affaires indigènes, l'exhortant à agir d'urgence pour empêcher de nouvelles destructions. L'organisation a également lancé une campagne publicitaire internationale pour mettre en évidence la situation dramatique des Ayoreo, l'un des derniers groupes d'Indiens isolés d'Amérique du Sud. L'encart publicitaire montre une vaste étendue de leur territoire qui a été rasée pour faire place à l'élevage du bétail.
Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui :
'Yaguarete a continuellement ignoré l'appel des Ayoreo à se retirer de leurs terres ancestrales. Il est grand temps que le gouvernement paraguayen assume son devoir de protéger ses citoyens les plus vulnérables qui veulent désespérément être laissés en paix. Ils attendent depuis 17 ans que leurs terres légitimes leurs soient restituées - mais bientôt ils n'auront plus aucune terre à défendre'.

 

   Chili

Grève de la faim dans une "phase critique"
(pdf 168 ko)

15 septembre 2010 : Une communauté guarani séquestrée par des hommes de main

La  situation des Guarani est l'une des pires
qui existent au Brésil. ©Survival

Un grand nombre d'Indiens guarani du Brésil est retenu prisonnier par des hommes de main armés à la solde des propriétaires terriens. Depuis que leur communauté a été assiégée il y a un mois, les Indiens n'ont plus aucun moyen de subsistance, n'ont pas accès à l'eau ou aux soins médicaux. Les hommes de main ont commencé à menacer les Guarani et à interdire leurs allées et venues dans la communauté peu de temps après leur retour sur leur terre ancestrale, désormais occupée par le ranch Triunfo. Malgré la demande d'assistance policière et de soins médicaux d'urgence des Guarani, leur communauté, connue sous le nom de Ypo'i, est toujours assiégée. Une équipe du ministère fédéral de la santé a refusé d'y entrer pour des 'raisons de sécurité'. Seule une équipe de la FUNAI, le département des affaires indigènes brésilien,a pu pénétrer dans la communauté avec l'accord des hommes de main pour distribuer des rations alimentaires aux Indiens. Survival International a écrit aux autorités brésiliennes appelant à une action policière immédiate pour démanteler le siège de la communauté. La dernière fois que les Guarani de Ypo'i avaient tenté de réoccuper leur terre, en octobre 2009, ils avaient été violemment attaqués par des hommes armés. Le cadavre horriblement contusionné d'un des membres de la communauté, Genivaldo Verá, avait été trouvé par la suite dans une rivière proche. Bien qu'extrême, ce conflit n'est pas un cas isolé parmi les nombreuses tentatives de récupération territoriale des Guarani de l'Etat du Mato Grosso do Sul, au sud du Brésil, confrontés à la brutale résistance des puissants fermiers et éleveurs qui n'hésitent pas à user de la violence. La plupart des Guarani vivent dans des réserves surpeuplées ou dans des campements improvisés au bord des routes, tels qu'ils apparaissent dans le récent film 'La Terre des hommes rouges'. Dans une lettre adressée au président Lula le mois dernier, les Guarani avaient déclaré : 'Nous sommes persuadés que vous voulez que l'on se souvienne de vous comme d'un bon président pour ce pays et pour toute l'humanité; vous ne souhaitez certainement pas que l'on se souvienne de vous comme celui qui en a terminé avec notre peuple. Si vous ne démarquez pas notre terre, c'est malheureusement ce qui arrivera'.
Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : 'Tout étranger à la détresse des Guarani serait bouleversé devant un tel laxisme de la part des autorités qui demeurent insensibles au sort d'une communauté pacifique et sans défense odieusement prise en otage. Les Guarani ont malheureusement une longue expérience de la dépossession de leurs terres au profit d'individus qui n'hésitent pas à faire usage de la violence pour s'y maintenir sous l'œil complaisant des autorités qui, bien trop souvent, ne réagissent pas'.

 

6 septembre 2010 : Trente-quatre groupes indiens de Colombie menacés d'extinction, selon un rapport de l'ONU

Les Nukak nécessitent une 'attention particulière'
pour survivre, d'après le rapport. © D. Hill/Survival
Un rapport publié par le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés avertit qu'au moins trente-quatre groupes indiens de Colombie sont menacés de disparition en raison de la violence incontrôlée qui sévit en permanence sur leurs terres. Le rapport précise 'qu'en dépit des nouveaux efforts de la part de l'Etat... le risque d'extinction culturelle ou physique demeure, et dans certains cas s'est intensifié'. Selon certaines sources, la recrudescence de meurtres et de menaces de mort ainsi que l'enrôlement forcé des jeunes Indiens dans les groupes armés ne seraient qu'une partie des dangers auxquels les Indiens sont confrontés. Le déplacement interne est également cité comme un problème majeur qui affecte tout particulièrement les peuples indigènes de Colombie. Sur les 4 millions de réfugiés internes du pays, les Indiens en représentent 15 % alors qu'ils ne constituent que 2 % de la population nationale.  A peine deux semaines avant la publication du rapport, Luis Socarrás Pimienta, leader wayúu, était abattu devant son domicile, dans la province de la Guajira au nord du pays, vraisemblablement par un paramilitaire. Selon le rapport, les assassinats d'Indiens de Colombie ont augmenté de 63 % entre 2008 et 2009 et trente trois Indiens awá ont été tués en 2009. Les Awá sont mentionnés, tout comme les Nukak- l'un des derniers peuples nomades d'Amazonie -  comme nécessitant une 'attention particulière'. Plus de la moitié des Nukak ont disparu depuis l'arrivée des colons cultivateurs de coca sur leur terre, ils sont pris dans un piège cruel qui ne leur laisse pour seule alternative que de survivre dans des abris extrêmement précaires à la périphérie des villes ou dans la forêt dévastée par la violence. Un précédent rapport des Nations-Unies dénonçait un programme soupçonné de 'nettoyage ethnique' dans le pays pour faire place à des cultures illicites ou 'pour établir des entreprises agroalimentaires, notamment des plantations de palmiers à huile et des élevages de bovins de boucherie'. 'Nous pouvons de moins en moins circuler, même pour chasser ou cueillir notre nourriture' a déclaré un représentant du peuple wounaan, récemment déplacé, qui dénonce la présence de groupes armés et l'augmentation de la violence depuis l'afflux de cultivateurs de coca sur son territoire.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'L'ancien président colombien revendique le succès de son action contre la violence, mais ce rapport illustre une nouvelle fois le bilan catastrophique du pays en matière de violations des droits de l'homme à l'encontre de la population autochtone. Le nouveau gouvernement de Juan Manuel Santos doit agir une fois pour toutes afin de protéger ses citoyens les
plus vulnérables et leur éviter l'extinction avant qu'il ne soit trop tard'.

 

Le Nicaragua ratifie la convention (n°169) de l'OIT
sur les Peuples indigènes et tribaux, 1989

 

24 août 2010 : David contre Goliath : la stupéfiante victoire d’une tribu sur un géant minier

Les Dongria Kondh et leurs sympathisants ont
remporté une victoire historique © Survival
Une tribu en Inde a remporté une éclatante victoire sur l'une des plus importantes compagnies minières au monde. Dans un geste extraordinaire, le ministre indien de l'Environnement, Jairam Ramesh, a gelé le projet controversé de Vedanta Resources d’exploitation de bauxite sur les collines sacrées des Dongria Kondh. M. Ramesh a déclaré que Vedanta avait fait preuve d'un ‘choquant’ et ‘flagrant mépris pour les droits des groupes tribaux’. Le ministre a également mis en doute la légalité de l’énorme raffinerie que Vedanta a déjà construite au pied des collines. Cette décision représente une écrasante défaite pour le milliardaire indien Anil Agarwal, fondateur et actionnaire majoritaire de Vedanta.
Pour des vidéos libres de droits sur les Dongria Kondh et interview de la chargée de campagne de Survival :
contacter mr@survivalinternational.org ou (+44) (0)20 7687 8734/ (+44) (0)7583 249 275/ (+44) (0)7504 543 367
Dossier de presse (en anglais)
Depuis quelques années, le projet a été l'objet d'attaques sans précédent. Les gouvernements norvégien et britannique, l'Église d'Angleterre, des organisations telles que Survival International, jusqu’au géant des assurances Aviva ont unanimement critiqué la compagnie et son éthique. Survival International est à la tête d’une campagne mondiale contre la mine depuis plusieurs années. L’organisation a mobilisé des personnalités telles que Michael Palin et Joanna Lumley pour défendre la cause de la tribu, ses sympathisants ont écrit plus de 10 000 lettres de protestation au gouvernement indien et plus de 600 000 personnes ont visionné le film de Survival ‘Mine’. La situation désespérée de la tribu a même été portée à l’attention de James Cameron, le réalisateur d’‘Avatar’, et les Dongria sont désormais connus comme la ‘réelle tribu d’Avatar’. La lutte a opposé la tribu de 8 000 personnes, dont la quasi-totalité est analphabète, à la puissance d'une compagnie pesant 8 milliards de dollars et à son fondateur, lui-même à la tête d’une fortune de quelque 6 milliards de dollars. Les Dongria Kondh ont organisé de nombreuses manifestations, et deux de leurs leaders ont été récemment enlevés et frappés  avant d'être libérés, le tout dans un climat de violence croissante. Une commission d'enquête, récemment mise en place par le ministre Ramesh, a recommandé l’arrêt du projet minier, affirmant que Vedanta avait agi illégalement et avec un ‘total mépris de la loi’. Jo Woodman, chargée de campagne à Survival International, qui a personnellement vécu le climat d'intimidation que fait régner la compagnie dans les collines des Dongria, a déclaré : ‘C'est une victoire que personne ne croyait possible. La campagne Dongria était devenue un test décisif pour savoir si une petite tribu marginalisée pouvait résister à une énorme compagnie multinationale avec une armée de lobbyistes, des cabinets de relations publiques et l’appui du gouvernement. Le courage et la ténacité des Dongria, alliés au soutien de nombreuses personnes en Inde et des sympathisants de Survival dans le monde entier, ont heureusement triomphé.
Stephen Corry, directeur de Survival, a ajouté aujourd’hui : ‘L'époque où les compagnies minières pouvaient détruire en toute impunité ceux qui se trouvent sur leur chemin se termine, mais il reste significatif que Vedanta se soit battue pour arriver à ses fins, au mépris constant des Dongria Kondh. Nous devons rester vigilants sur ces projets dits de développement – nous ne pouvons tout simplement pas faire confiance aux entreprises pour respecter de leur plein gré les droits de l’homme, en particulier lorsqu’il s’agit de peuples indigènes qui ne peuvent généralement pas savoir ce qui se trame contre eux’.

Une autre version par Novethic : Le gouvernement indien rejette le projet minier de Vedanta (pdf 66 ko)

 

le combat de Wahleah Johns

(une Indienne Navajo)

Résistance 

 

 

 

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA
l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie
AYA n°52 / juillet 2010
(pdf 88 ko)

Une (vraiment) très belle histoire authentique

L’histoire qui vous est racontée aujourd’hui nous a été envoyée par Rachel et Galen Clavier, nos amis de l’Union des Osages de Californie du Sud. Elle est ici reprise d’un article  d’Helen O’Neill – de l’Associated Press – publié dans le [...]

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Déclaration faite par Navi Pillay pour marquer la Journée Internationale du 09 août dédiée aux Peuples Autochtones :

"Non à la complaisance, les Peuples Autochtones continuent de souffrir"
Source InfoSud (pdf 74 ko)

 

10 août 2010 : Des leaders indigènes luttant contre Vedanta ont été enlevés

Lodu Sikaka a été enlevé par des hommes armés.
© Survival
Selon nos sources, deux leaders d'une tribu indienne en résistance contre une mine controversée ont été enlevés et sont maintenant portés disparus. Lodu (Lado) Sikaka et Sena Sikaka, deux hommes dongria kondh de l’Etat d'Odisha, à l'est de l'Inde, mènent une lutte pacifique contre un projet minier massif entrepris sur leur terre par la compagnie britannique Vedanta Resources. Les deux hommes seraient tombés dans une embuscade aux pieds des collines où ils vivent et enlevés sous la menace d’une arme dans un véhicule qui a pris la fuite. Personne ne les a revus depuis, mais d'après ces sources, ils ne sont pas détenus dans des postes de police de la région. La semaine dernière, la chaîne de télévision britannique Channel 4 News a diffusé une interview de Lodu Sikaka qui dénonçait la mine. Les habitants rapportent que, le mois dernier, les paramilitaires ont fouillé le village des hommes et que Sena Sikaka avait été battu. Le même mois, un leader d'un autre village a été retrouvé mort dans des circonstances mystérieuses le lendemain de sa rencontre avec une équipe d'experts envoyée par le gouvernement pour enquêter sur Vedanta. Le projet minier sur la colline Niyam Dongar, la terre des Dongria Kondh, est la source du problème. La mine est un projet de la compagnie britannique cotée en bourse Vedanta Resources et de l'Etat d'Odisha. En décembre, Lodu avait déclaré à Survival : Depuis toujours nous dépendons de notre Niyam Dongar. C'est notre tradition. Et c'est notre avenir. Nous affirmons à Vedanta : même si le monde entier venait pour nous convaincre d'accepter le projet de Vedanta, nous ne l'autoriserions toujours pas.' La mine a été largement condamnée. Une équipe gouvernementale indienne a déclaré que la mine pouvait 'conduire à la destruction des Dongria Kondh' en tant que peuple. Plusieurs investisseurs, dont l'Eglise d'Angleterre, se sont retirés du capital de Vedanta et le gouvernement britannique a déclaré que les droits des Dongria avaient été violés.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Où est Lodu Sikaka? Il est odieux que dans la plus grande démocratie du monde, un homme qui prend la défense de sa terre et de sa communauté puisse 'disparaître' de cette manière'.


9 août 2010 : Le boom de l'énergie 'verte' détruit les peuples indigènes - nouveau rapport

Le boom des barrages va détruire les peuples indigènes. 
© E. Lafforgue/Survival
Pour marquer la journée des peuples indigènes des Nations-Unies, Survival International a publié un nouveau rapport qui révèle les impacts dévastateurs du boom de la construction de barrages sur les peuples indigènes. A partir d'exemples pris en Asie, en Afrique et aux Amériques, le rapport de Survival intitulé 'Serious Damage' dévoile le coût caché de l'électricité dite 'verte' produite par les barrages hydroélectriques géants. La construction des barrages connaît actuellement dans le monde un essor démesuré. A elle seule, la Banque mondiale  finance 211 projets de ce type pour un montant de 11 milliards de dollars. Leur impact sur les peuples indigènes est extrêmement néfaste. Les Enawene Nawe du Brésil ont appris que les autorités brésiliennes avaient l'intention de construire 29 barrages sur leurs rivières. Ailleurs en Amazonie, les territoires de cinq groupes d'Indiens isolés vont être affectés par des barrages. Au Sarawak, la tribu des Penan est menacée d'expulsion pour faire place à un barrage et plusieurs peuples indigènes d'Ethiopie deviendront dépendants de l'aide alimentaire si la construction d'un barrage sur la rivière Omo n'est pas arrêtée. Un membre de la tribu kwegu de la vallée de l'Omo déplore : 'Notre terre n’est plus bonne à rien. Ils ont retenu l’eau et nous connaissons maintenant la famine. Ouvrez le barrage et laissez l’eau couler'. Des centaines d'Indiens du Brésil se rassembleront cette semaine pour dénoncer le barrage très controversé de Belo Monte qui menace la terre et les moyens de subsistance de plusieurs groupes indiens.

 

29 juillet 2010 : Des Indiens nomades émergent de la forêt pour prouver leur existence

Karapiru, un Awá qui a survécu au massacre de sa
famille. © F. Watson/Survival
Des Indiens de la tribu awá manifesteront durant trois jours en Amazonie brésilienne, du 1er au 3 août, afin de démontrer qu'ils existent et d'exiger que leurs terres soient protégées contre les invasions. L'événement, intitulé ‘Nous existons: terre et vie pour les chasseurs-cueilleurs awá’, est coordonné par le CIMI, organisation brésilienne des droits des peuples indigènes, l'Eglise catholique locale et plusieurs groupes autochtones. Une centaine d’Indiens awá sont attendus pour participer à la manifestation. Pour la plupart, ce sera la première fois qu'ils quitteront leur forêt. La manifestation, qui aura lieu à Ze Doca, une ville proche du territoire awá, dans l'État de Maranhão en Amazonie orientale, est organisée en réponse aux affirmations de la mairie de la localité selon lesquelles les Awá n’existeraient pas. Les Awá sont l'un des deux groupes de chasseurs-cueilleurs nomades restants au Brésil. Plus de 60 d’entre eux n'ont aucun contact avec le monde extérieur et sont gravement menacés par les exploitants forestiers illégaux. Bien que les terres Awá aient été légalement reconnues, les Indiens sont la cible des bûcherons qui percent des routes au bulldozer dans les forêts et des colons qui chassent le gibier dont ils dépendent, les exposant à la maladie et à la violence. Un juge fédéral avait statué en juin 2009 que tous les envahisseurs devaient quitter le territoire awá dans les six mois à venir. Toutefois, cette décision ayant depuis été suspendue, la déforestation et les invasions sont en forte progression.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : ‘Nier l'existence des peuples indigènes est une absurdité qui appartient au passé colonial. C'est également un crime : refuser qu'ils existent et ils n'existeront pas, ils disparaîtront comme tant d'autres tribus brésiliennes avant eux. Si le Brésil veut être considéré comme une nation de premier plan, il ne doit plus tolérer de tels outrages’.

Lire ce communiqué en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/6278

 

Nouvelles de Pawhuska

John Red Eagle élu chef des Osages. La tribu Osage vient d'élire son nouveau Conseil Tribal. Lundi 19 juillet le scrutin de ballotage opposant Tim Tallchief à John Red Eagle, candidats à la fonction de chef principal a vu le triomphe de Mr Red Eagle  [...]

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13 juillet 2010 : La demande nord-américaine de bois menace les Indiens isolés du Pérou

Un Indien murunahua récemment contacté, sud-est du
Pérou. © Chris Fagan/Upper Amazon Conservancy
Selon un nouveau rapport de l’organisation environnementale Upper Amazon Conservancy (UAC), des exploitants illégaux d’acajou sont en train de piller les territoires des Indiens isolés d’Amazonie péruvienne. Le rapport indique que cette exploitation destructrice constitue la ‘preuve que le Pérou ne parvient pas à honorer ses engagements environnementaux et forestiers inscrits dans l’Accord de libre échange (ALE) signé en 2009 avec les Etats-Unis’, parce que ‘plus de 80% de l'acajou péruvien [est] exporté aux Etats-Unis’. Le rapport de l'UAC a été rendu public un mois après que la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton se soit rendue au Pérou pour rencontrer le président Alan Garcia et ait affirmé que ‘les États-Unis et le Pérou s’unissent pour protéger l'environnement’. Le rapport révèle également comment les exploitants forestiers se jouent des autorités péruviennes et nord-américaines en prétendant que l'acajou a été légalement abattu. L'exploitation ‘se poursuivra tant que le gouvernement américain ne refusera pas de manière unilatérale l’acajou douteux du Pérou’, peut-on lire.

Camp de bûcherons illégal dans la réserve Murunahua,
sud-est du Pérou.
© Chris Fagan/Upper Amazon Conservancy
Le rapport de l’UAC contient les photos d'un camp de bûcherons et de l’abattage d'acajous dans la réserve Murunahua censée être destinée à l’usage exclusif des Indiens isolés du sud-est du Pérou. Il révèle que l'exploitation forestière est ‘généralisée’ dans la réserve, et qu’un ‘vaste réseau de chemins d'exploitation’ utilisé par ‘plus d'une douzaine de tracteurs’ relie la réserve à l’un des principaux affluents de l'Amazone. Les Indiens isolés de la réserve ‘n'ont pas de défenses naturelles contre les maladies transmises par les étrangers et sont menacés par tout type de contact’, explique le rapport. Il dénonce également que l'exploitation forestière viole la ‘Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction’ (CITES), qui vise à protéger l'acajou. La réserve Murunahua a récemment été fermée aux compagnies pétrolières et gazières en raison des menaces que fait peser la prospection sur la vie des Indiens isolés qui y vivent.
Stephen Corry, directeur de
Survival International, a déclaré aujourd'hui : ‘Il est intolérable que les citoyens américains continuent d’acheter du bois d’acajou péruvien si son exploitation met la survie des Indiens isolés en danger’.

8 juillet 2010 : Les peuples indigènes du Sarawak combattent la déforestation avec des barricades

Les Penan luttent depuis des décennies pour empêcher
la destruction de leurs terres. © Survival 2009
Les tribus nomades de Bornéo bloquent une route pour empêcher les bûcherons de détruire leur forêt.
Les membres de la tribu des Penan ont érigé des barricades au nord du Sarawak, dans la partie malaisienne de Bornéo, pour arrêter la destruction des forêts dont ils dépendent pour leur survie. La compagnie malaisienne Lee Ling qui exploite les forêts de la région, projette de raser complètement les forêts des Penan et d'y planter des arbres à croissance rapide pour la production de pâte à papier. Les Penan qui vivent de chasse, de cueillette et de pêche disent que les plantations les priveront de tous leurs moyens de subsistance et qu'ils n'auront plus la possibilité de trouver de la nourriture si leurs forêts sont abattues. Les manifestants, qui sont principalement nomades, n'ont plus le temps de chercher de la nourriture et commencent à souffrir de la faim. Ils ont de plus été violemment agressés par un bûcheron. Un Penan a confié à Survival International: 'Nous ne pouvons pas vivre dans des plantations. C'est comme demander à des poissons de vivre sur la terre'.
Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui: 'Combien d'autres manifestations et d'autres manœuvres d'intimidation de la part des bûcherons seront nécessaires pour que la Malaisie reconnaisse enfin le droit des Penan sur leur terre?'.

Lire ce communiqué en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/6192

6 juillet 2010 : Un Indien appartenant à une tribu isolée a été repéré au Paraguay

Ce groupe d'Ayoreo-Totobiegosode est entré en
contact  avec le monde extérieur en 2004.
© GAT/Survival
 

Un Indien appartenant à la seule tribu isolée d'Amérique du Sud vivant en dehors du bassin amazonien a été repéré près d'une région convoitée par des éleveurs de bétail brésiliens. Au moment où il a été repéré, l'Indien était caché derrière un arbre, il a ensuite pris la fuite. Le jour suivant, un campement abandonné, des ustensiles et des pièces de gibier ont été trouvés à proximité. L'Indien appartient au groupe isolé ayoreo-totobiegosode dont on ignore le nombre exact et qui vit dans les forêts broussailleuses du nord du Paraguay. Ces dernières années, les éleveurs bovins, dont la compagnie brésilienne Yaguarete Pora S.A, ont spolié les Totobiegosode de la plus grande partie de leur territoire.
L'homme a été aperçu au sud de la région occupée par Yaguarete. Dans une lettre adressée au gouvernement paraguayen, les leaders totobiegosode déjà contactés ont déclaré : 'Nous sommes très inquiets du sort [de nos parents isolés qui sont restés dans la forêt ]. Ils sont gravement menacés par la déforestation'.

Plat en terre cuite utilisé pour toaster des graines trouvé
à l'endroit où l'Indien a été repéré. © GAT/Survival

Yaguarete a récemment été sanctionnée d'une amende de 12 000 euros par les autorités paraguayennes pour avoir omis de signaler la présence des Totobiegosode dans la région où elle avait obtenu une licence d’exploitation.  Il y a quelques mois, la compagnie a remporté le prix 'Greenwashing' 2010 pour ‘avoir tenté de faire passer la destruction d’une immense partie de la forêt des Indiens comme une noble action en faveur de la préservation de l’environnement’
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : Il s'agit là d'une preuve supplémentaire de la présence des Indiens isolés dans la région. Les choses seront encore beaucoup plus difficiles à l'avenir pour les éleveurs de bétail comme Yaguarete'.

Lire ce communiqué en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/6177

Questions d'humanité : Au Pérou, les Indiens sont toujours ignorés par Perenco et son projet d'oléoduc. Source Rue 89

 

Au grand Pow-Wow des Nations du Montana

Notre amie Vanessa Jennings (Nation Kiowa d'Oklahoma) vient de nous envoyer la photo de sa belle-fille, Verly, de la Nation Crow, au grand rassemblement des Nations 2010 dans le Montana. Vanessa est fière de la beauté de sa bru. Et il y a vraiment [...]

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Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA
l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie
AYA n°51 / juin 2010
(pdf 89 ko)

Un peuple autochtone du Québec...

Atikamekw. Les Atikamekw, nation de tradition orale, sont issus de la grande famille Anicnape (Anishnabe ou Algonkin). Cette grande famille occupe les territoires qui s'étendent du nord-est « canadien » au Sud-Ouest « Américain ». Certaines de ces [...]

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Nous qui avons si souvent mis Evo Morales, le Président Bolivien, à l'honneur, sommes consternés de vous livrer ces tristes nouvelles :

La région d'Isoboro Sécure, le paradis Indigène que menacent
 Lula et Evo Morales
(pdf 167 ko)


(Brésil / Bolivie)

 

A la Maison Blanche...

Les Osages chez le Président. Ce n'était pas la première fois qu'un président des États-Unis recevait une délégation d'Indiens Osages à la Maison Blanche. Déjà, en 1806, le Président Thomas Jefferson avait invité à Washington plusieurs chefs indiens de [...]

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21 juin 2010 : De retour d'exil, un leader indien s’en prend à une compagnie pétrolière française

Le leader de l'AIDESEP a condamné Perenco pour
avoir nié l'existence d'Indiens isolés.  © AIDESEP
 
Peu après son retour au Pérou, après onze mois d'exil politique, Alberto Pizango, leader de l'organisation indigène AIDESEP, a porté de lourdes accusations contre la compagnie pétrolière Perenco qui nie l’existence des Indiens isolés dans une région reculée d’Amazonie péruvienne où elle prévoit d’extraire 300 millions de barils et de construire un oléoduc. Dans une lettre adressée le 3 juin dernier à l’INDEPA, le département des affaires indigènes du gouvernement péruvien, Pizango attire l’attention sur le fait que des recherches anthropologiques indépendantes ont attesté de la présence d’Indiens isolés dans la région. Les résultats de leur enquête ont été confirmés par le gouvernement régional, un institut de recherche réputé et la compagnie pétrolière Barrett Resources qui a précédé Perenco dans la région. La lettre indique également que le gouvernement régional a interdit toute exploitation forestière en raison des impacts potentiels qu’elle pourrait avoir sur les Indiens isolés. La lettre de Pizango conclut en exhortant l'INDEPA à contraindre Perenco de cesser toute activité dans la région, une demande également formulée par Survival. ‘Les opérations pétrolières mettent la survie des Indiens isolés en danger’ peut-on lire dans la lettre.  Perenco a récemment révélé avoir transporté par hélicoptère ‘plus de 50 000 tonnes de matériel et de produits consommables, soit l'équivalent de sept tours Eiffel’ dans cette région. Tout en niant l’existence des Indiens isolés, la compagnie prévoit, dans le ‘plan d’urgence’ qu’elle a soumis en début d'année au ministère péruvien de l'Energie, de recommander à ses ouvriers de les ‘effrayer et de les repousser’ en cas de contact.  Pizango est retourné au Pérou à la fin du mois de mai, après onze mois d’exil au Nicaragua, où il avait demandé l'asile politique après avoir été tenu responsable du violent conflit qui, le 5 juin 2009, a fait de nombreux morts en Amazonie péruvienne. Il a immédiatement été arrêté à son retour, puis libéré sous caution le jour suivant.
Le directeur de Survival International, Stephen Corry, a déclaré aujourd'hui : ‘Le fait que Pizango fasse pression sur Perenco si peu de temps après son retour tant attendu au Pérou est un signe clair de l'urgence de la situation’.

17 juin 2010 :

Des nouvelles de Polynesie et d'Occitanie
grace à l'association Oklahoma-Occitania 

 

 

02 juin 2010 : Violences à l’encontre des tribus qui s'opposent aux multinationales opérant en Inde

Les forces armées attaquent des manifestants dans
le village de Chandia, Kalinga Nagar, dans l'Etat
d'Odisha, Inde.© Samadrusti
Survival International appelle à l’ouverture urgente d’une enquête sur la violence croissante dirigée contre les tribus de l'Etat d'Odisha en Inde. La police a tiré sur la foule qui manifestait contre le conglomérat indien TATA Group qui possède Jaguar, Land Rover, Corus et Tetley. Survival craint que les manifestations organisées dans le même Etat contre la compagnie Vedanta Resources ne dégénèrent également en violences. Le mois dernier, la police a ouvert le feu sur des manifestants indigènes protestant contre une aciérie que Tata projette d’implanter sur leur territoire. Un homme a été tué et d’autres ont été blessés. Ces tragiques événements se sont déroulés dans la région de Kalinganagar, dans l'Etat d'Odisha (anciennement Orissa), en Inde. Laxman Jamua, membre de la tribu munda, a été tué et au moins neuf autres personnes ont été blessées par la police et des milices privées qui ont ouvert le feu sur les manifestants qui protestaient contre le projet industriel et routier. Le neveu de Laxman Jamuda, Chandramohan, a déclaré : 'La police nous a attaqués et nous a chassés du village – tous, femmes âgées, enfants et petites filles, avons été battus. Mon oncle portait mon enfant dans ses bras. Il a été touché dans le dos et même ma petite fille a été atteinte sur la joue par les fragments d’un obus à balles shrapnel'. L'administration d'Odisha soutient activement les projets des compagnies telles que TATA, Vedanta et POSCO qui n'ont pas obtenu le consentement des communautés affectées par les opérations qu’elles mènent sur leur territoire. Jema Kanaka, une femme qui a été agressée par la police en mai, a déclaré : 'Un policier musclé s’est mis à hurler : « Détruisez toutes les maisons ! »... nous lui avons répondu que tout ce que nous possédions était là : nos maisons, nos foyers, nos fermes, nos jardins, nos familles... Le policier nous a alors nargués en nous traitant de misérables mendiants et nous a annoncé qu'il détruirait nos maisons coûte que coûte... Puis ses collègues nous ont attaqués de toutes parts et nous ont frappés sans merci’.' Les tribus de la région de Kalinganagar sont fermement opposées au projet de TATA et y résistent depuis des années. En 2006, douze autochtones au moins avaient été abattus par des policiers qui avaient tiré sur la foule lors d'une manifestation. En mars dernier, la police et d'autres individus ont ouvert le feu sur le village tribal de Baligotha, blessant au moins vingt personnes. Des témoins ont affirmé que les maisons avaient été détruites et que du kérosène avait été déversé dans les puits d'eau potable. La politique d'industrialisation de l'Etat suscite de grandes inquiétudes parmi la population locale qui est victime de mesures policières répressives. Dans le district de Jagatsingpur, des fermiers tentent de résister depuis cinq ans au projet métallurgique de POSCO. Le mois dernier, la police a démantelé une manifestation pacifique en faisant usage de gaz lacrymogène et de matraques. La tribu des Dongria Kondh qui vit dans les collines de Niyamgiri en Odisha lutte également contre un projet minier planifié sur son territoire par la compagnie Vedanta Resources. Le gouvernement d'Odisha soutient cette companie en dépit de la ferme opposition de la tribu. La police a arrêté à plusieurs reprises les habitants de la région qui manifestaient contre le projet minier et la raffinerie – déjà opérationnelle – de Vedanta. Survival a également reçu des rapports indiquant que les opposants à la mine étaient victimes de manœuvres d’intimidation. Des représentants de Survival ont eux-mêmes été poursuivis et inquiétés lors d'une visite dans la région il y a six mois. Survival craint que la situation ne s’envenime et ne dégénère en violences si le projet minier de Vedanta n'est pas arrêté d’urgence.
Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré : 'La violence doit être stoppée. Les projets industriels à grande échelle imposés contre la volonté des peuples indigènes sont injustes et illégaux; ils ne peuvent qu’aboutir au désastre’.

 

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA
l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie
AYA n°50 / mai 2010
(pdf 89 ko)

28 mai 2010 : Appel à Obama en faveur des tribus isolées d'Amazonie menacées par un oléoduc

Flèches disposées en croix par les Indiens isolés
menacés par un oléoduc. © M. Wolodsko/AIDESEP
Survival a appelé le président Obama à intervenir en faveur des Indiens isolés du Pérou auprès du président péruvien Alan Garcia qu'il doit rencontrer le 1er juin prochain.
Survival International a écrit au président des Etats-Unis pour lui faire part des menaces que fait peser la construction d'un oléoduc dans une partie reculée d'Amazonie péruvienne sur deux des derniers peuples isolés du monde. ConocoPhillips et le géant pétrolier hispano-argentin Repsol-YPF seraient les principaux bénéficiaires de cet oléoduc. Les deux compagnies qui prévoient de prospecter le pétrole dans une région où vivent des Indiens isolés utiliseraient l'oléoduc devant être construit par la compagnie franco-britannique Perenco pour acheminer le pétrole depuis la forêt amazonienne jusqu'à la côte Pacifique péruvienne. 'Nous vous prions instamment d’exhorter le président Garcia à arrêter la construction de l'oléoduc et interdire aux compagnies telles que ConocoPhillips d’opérer dans cette région et dans toutes celles où vivent des Indiens isolés' est-il écrit dans la lettre que Survival a adressée au président Obama. 'La prospection pétrolière dans ces régions constitue non seulement une flagrante violation des droits des peuples indigènes inscrits dans la législation internationale et dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, mais menace la vie de quelques-uns des peuples les plus vulnérables de la planète.' L'annonce de la rencontre prochaine à la Maison Blanche des présidents Garcia et Obama suit de peu la promesse de l'ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Susan Rice, de reconsidérer la position des Etats-Unis sur la Déclaration des Nations Unies. Le président Alan Garcia a publiquement affirmé que les Indiens isolés étaient une 'invention' des écologistes. Les représentants de Perenco, Repsol-YPF et ConocoPhillips nient unanimement la présence d'Indiens isolés dans la région.
Lire la lettre de Survival au président Obama (en anglais).

 

Le Nicaragua ratifie la législation internationale en faveur des Peuples Indigènes. (pdf 28 ko)

 

 

21 mai 2010 : Des compagnies pétrolières bannies des réserves d'Indiens isolés

Un Indien murunahua récemment contacté,
rivière Yurua, Pérou. © Survival
Un territoire réservé aux Indiens isolés en Amazonie péruvienne a été interdit d'accès aux compagnies gazières et minières.
La décision a été annoncée ce matin lors d'un événement promotionnel organisé à Londres par Perupetro, la compagnie nationale péruvienne responsable de la promotion de l'exploration gazière et pétrolière dans le pays. La grande majorité de la réserve avait été précédemment ouverte à l'exploration par la compagnie brésilienne Petrobras dans une concession dite ‘Lot 110’. La réserve abrite l’un des derniers peuples indigènes isolés du monde, la tribu indienne Murunahua (ou Chitonahua). Leur premier contact avec le monde extérieur, au milieu des années 1990, fut catastrophique, il décima environ 50% de leur population. Néanmoins, Perupetro a également annoncé qu’elle s’apprêtait à ouvrir, en Amazonie principalement, 25 nouvelles concessions d'exploration pétrolière et gazière, soit 10 millions d'hectares. Cette décision a été aussitôt critiquée par l'organisation nationale des Indiens d'Amazonie péruvienne, AIDESEP, qui l'a qualifiée de 'nouvelle provocation' et de 'nouvelle menace' à l'égard de la population indigène du Pérou. La tournée promotionnelle de Perupetro a commencé à Houston au début de la semaine. Le président de la compagnie, Daniel Saba, s’est déjà illustré à plusieurs reprises pour ses propos outrageants à l’égard des Indiens isolés dont il nie l’existence ou même le fait que des réserves aient spécialement été créées pour eux.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : ‘Nous accueillons avec satisfaction la décision d’interdire l’accès de la réserve des Murunahua aux compagnies gazières et pétrolières dont la présence aurait été extrêmement dangereuse pour les Indiens qui n’auraient jamais pu donner leur consentement comme la loi l’exige. Mais Perupetro doit maintenant étendre cette interdiction à d'autres régions du Pérou : elle ne doit pas autoriser les compagnies à opérer dans les régions où elles n'ont pas obtenu le consentement libre, préalable et informé de la population locale - isolée ou pas’.

 

19 mai 2010 : Des barrages géants menacent
les Indiens isolés d’Amazonie


Les Pirahâ sont l'un des groupes indiens qui seront affectés
par les barrages de la Madeira. © Clive W. Dennis/Survival
Deux méga-barrages – San Antônio et Jirau –, en cours de construction sur la rivière Madeira en Amazonie brésilienne, mettent en danger la vie de plusieurs groupes d'Indiens qui, en raison de leur isolement, ne sont pas informés des menaces qui pèsent sur leur territoire.

Une récente expédition organisée par
la FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, a confirmé qu’au moins quatre groupes d’Indiens isolés, dont les Mujica Nava et les Jacareuba/Katawixi, vivent et chassent dans la région affectée par les barrages. Ce vaste projet hydroélectrique nécessitera l’ouverture de nouvelles routes qui provoqueront un afflux massif de colons et la destruction des forêts où vivent ces Indiens. De plus, les colons propageront des maladies telles que la grippe et la rougeole contre lesquelles les Indiens ont très peu d'immunité. Toute forme de contact avec les Indiens isolés est extrêmement dangereuse et peut entraîner la disparition de nombre d’entre eux, comme cela est déjà arrivé lors de premiers contacts antérieurs. Le rapport de la FUNAI indique que le tumulte provoqué par la construction du barrage a déjà probablement fait fuir certains Indiens isolés qui se sont réfugiés dans une zone occupée par des orpailleurs illégaux où paludisme et hépatite sont déjà très répandus. Les barrages menacent non seulement les Indiens isolés, mais également de nombreux autres Indiens vivant dans la région qui n'ont pas été dûment et préalablement consultés. Domingo Parintintin de la tribu parintintin qui sera directement affectée par le barrage déplore : «  Notre territoire est encore vierge. Nous espérons que ce projet sera interdit, car ce sont nos enfants qui en subiront les conséquences. Ils n’auront plus assez de poissons, plus assez de gibier pour s’alimenter ». C’est la compagnie française GDF-Suez, détenue en partie par le gouvernement français, qui est chargée de la construction du barrage de Jirau. Une coalition d'ONG, dont Survival, Kaninde (Brésil), Amigos da Terra-Amazônia BrasileiraInternational Rivers et Amazon Watch (Etats-Unis) ont interpellé les autorités brésiliennes et GDF Suez les appelant à suspendre ces projets tant qu’ils menaceront la survie des Indiens isolés. Lors de l'assemblée générale de GDF-Suez qui a eu lieu le 3 mai dernier, une actionnaire a interrogé son président, Gérard Mestrallet, sur les dispositions que sa compagnie comptait prendre à l’égard des Indiens isolés vivant à proximité du barrage de Jirau. Celui-ci lui a répondu ‘Nous avons un dialogue très direct avec le président Lula sur ces barrages. [Il] est déjà venu à deux reprises sur le chantier de Jirau pour appuyer ce chantier et il me paraît extrêmement bien placé pour savoir ce qui est bien pour la population brésilienne et pour prendre en compte au plus près la préservation des populations d’Indiens isolés de l’Amazonie’. Megaron Txucarramãe, porte-parole kayapo, a récemment déclaré : ‘Avec 
la construction de ce barrage, Lula est devenu l’ennemi numéro 
un des Indiens’. Jean-Marie G. Le Clézio, prix Nobel de littérature et membre du Comité d’honneur de Survival qui s’est associé au mouvement mondial de protestation contre ces barrages, a déploré : ‘Un projet aussi monstrueux ne peut trouver aucune justification, lorsqu'il détruit l'équilibre écologique et le mode de vie des riverains des fleuves concernés’.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Si la construction des barrages de Jirau et Santo Antônio n’est pas suspendue, le gouvernement brésilien portera la responsabilité de la destruction des territoires et des ressources de nombreux Indiens et de la probable disparition de ceux qui vivent dans l’isolement’.

Provocation...

Des Lakotas empêchent des hélicoptères Blackhawkde se poser à Wounded Knee Le 1er mai 2010 à midi (HL) trois hélicoptères de combat du 7ème régiment de cavalerie ont tenté de se poser sur le site de Wounded Knee dans la réserve lakota (sioux) de Pine [...]

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7 mai 2010 : Suspension du procès contre les assassins d’un Indien

Le leader guarani Marcos Veron. Le procès de
ses assassins présumés qui devait commencer
lundi à São Paulo a été suspendu. © J. Ripper/Survival 
Le procès des trois hommes accusés d’avoir assassiné le leader guarani Marcos Veron dans l’Etat du Mato Grosso do Sul au Brésil a été suspendu. Le procès a débuté lundi dernier mais a finalement été ajourné, le juge ayant refusé d’entendre les témoignages des Guarani dans leur propre langue. Vladimir Aras, le représentant du ministère public, a quitté le tribunal, arguant du fait que les témoins guarani, indépendamment de leur niveau de connaissance de la langue portugaise, devraient avoir le droit de s’exprimer en guarani. Le refus de permettre aux Guarani de s’exprimer dans leur propre langue dans un tribunal est une violation du droit brésilien et international. Vladimir Aras a déclaré : ‘En dix-sept ans de carrière, c’est la deuxième fois que je dois abandonner une session plénière… Un tribunal n’est pas un lieu où les droits doivent être restreints’. Le procès qui devait commencer le 12 avril a été reporté jusqu’à ce mois-ci, l’avocat de l’un des accusés ayant prétendument commencé une cure psychothérapique de vingt jours. Le fils de Marcos Veron, Ládio Veron Cavalheiro, a déclaré : ‘C’est la deuxième fois que nous venons jusqu’ici (à São Paulo) pour assister à un procès qui viole notre droit à parler notre propre langue’. Marcos Veron, leader guarani-kaiowá de renommée internationale, avait été frappé à mort devant sa famille en 2003 par les hommes de main d’un fermier local parce qu’il avait mené la réoccupation du territoire ancestral – Takuara – de sa communauté. Lire la nécrologie de Marcos Veron publiée dans The Guardian.
Les prévenus, Estevão Romero, Carlos Roberto dos Santos et Jorge Cristaldo Insabralde, employés du ranch qui occupait le territoire de la communauté de Veron, sont accusés d’homicide, d’emprisonnement arbitraire, de vice de procédure, de formation de gang et de coercition illégale. Un quatrième suspect, Nivaldo Alves de Oliveira, a échappé à la justice. Le bureau du procureur général a déclaré que les assassins de Veron ‘armés de pistolets, ont menacé, frappé et tiré sur le leader indigène alors âgé de 72 ans qui, suite à de graves blessures à la tête, a été transporté à l’hôpital où il est mort’. Invité par Survival en 2000, il avait voyagé à travers l’Europe pour dénoncer la situation désespérée des Guarani. Veron disait à propos de sa terre, Takuara : ‘Ici est ma vie, ici est mon âme. Si vous me privez de cette terre, vous prenez ma vie’. Le procès a eu lieu à São Paulo, le bureau du procureur général ayant estimé qu’un jury et un juge issus du Mato Grosso do Sul seraient inévitablement impartiaux étant donné ‘les préjugés fortement enracinés parmi les hautes couches sociales du Mato Grosso do Sul contre les peuples indigènes’. Il est très rare qu’au Brésil les assassins d’Indiens soient poursuivis.
Un rapport sur la situation des Guarani que Survival International a récemment soumis au Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale dénonce le haut niveau de violence exercée à l’encontre des Guarani. Les leaders indigènes qui mènent la réoccupation de leurs terres ancestrales sont systématiquement la cible d’hommes de main armés.
Stephen Corry, directeur de Survival International
, a déclaré aujourd’hui : ‘La mort de Marcos Veron, conséquence directe de son combat pour la terre, a été une dure épreuve pour les Guarani. Il est crucial que ses assassins soient poursuivis en justice – le procès doit reprendre le plus tôt possible en donnant la possibilité aux Guarani de s’exprimer dans leur propre langue. Les autorités brésiliennes doivent démarquer et protéger les territoires des Guarani afin qu’ils ne risquent plus leur vie en tentant de faire respecter leur droit constitutionnel à vivre sur leur propre terre’. La date de reprise du procès n’a pas encore été fixée.

6 mai 2010 : Une sanction sans précédent à l’encontre de fermiers brésiliens

Une mesure sans précédent a été prise par les autorités paraguayennes qui ont infligé une amende à une compagnie brésilienne d’élevage accusée de raser illégalement la forêt abritant le dernier groupe d’Indiens isolés en dehors du bassin amazonien. ‘La compagnie Yaguarete Pora S.A. a dissimulé des informations capitales concernant la présence de peuples indigènes dans la région où elle était titulaire d’une licence d’exploitation’, a déclaré le ministère de l’Environnement paraguayen qui a infligé l’amende. Dans son étude d’impact préliminaire, Yaguarete a omis de mentionner que la forêt qu’elle rase à coups de bulldozers pour la transformer en pâturages est le territoire ancestral des Indiens ayoreo-totobiegosode isolés dont la présence a été attestée. Le ministère de l’environnement l’a sanctionnée d’une amende de 75 millions de guaranies (environ 12 000 euros) et lui a ordonné de produire un nouveau rapport d’évaluation d’impact environnemental avant d’envisager de lui attribuer une nouvelle licence. Le ministère de l’Environnement a indiqué que les Totobiegosode déjà contactés ont certifié que des membres isolés de leur groupe vivaient dans la région où Yaguarete opérait. Yaguarete a récemment accusé le ministre paraguayen de l’Environnement, Oscar Rivas de complicité avec Survival. Celui-ci aurait en effet annulé sa licence d’exploitation après avoir eu connaissance du rapport de Survival dénonçant la destruction de milliers d’hectares de la forêt des Totobiegosode.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Bien que cette sanction soit bienvenue, le ministère ne devrait pas se contenter d’infliger une simple amende à Yaguarete, elle devrait l’empêcher de travailler dans cette région. Cette forêt est le territoire ancestral des Totobiegosode qui revendiquent un titre de propriété depuis 1993. Détruire cette forêt est aussi scandaleux qu’anticonstitutionnel.’
 

 

 

 

 

Les nouvelles de nos frères d'ailleurs : année 2009

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