/T
Nouvelles de nos
frères d'ailleurs
Tise nokon pesa ekali
Cette rubrique permet vraiment de se rendre compte que la situation des Peuples Autochtones du monde entier est catastrophique à tous les niveaux et plus particulierement celle des Autochtones des Amériques : les Amérindiens, les Natives...
Ici en Guyane, la situation des Six Nations Amérindiennes est également dramatique mais elles ne s'en rendent même pas compte, tellement elles sont endormies par la vie facile et le ventre bien plein : Merci Rémi (RMI), CAF, ANPE et allocations de toutes sortes! Merci évangélistes et sectes de tous poils !
Seul une poignée d'individus relève la tête et se rend compte du danger lié à ce mode de vie occidentalisée à outrance ou tous est factice et ou seul l'argent compte. Mais ce systême ne pourra perdurer dans le temps et il nous faudra revenir à d'autres valeurs, beaucoup plus seines et respectueuses de l'être humain et de la nature.
IL EST TEMPS QUE LES AMERINDIENS FASSENT CONNAITRE AU MONDE CE QU'ILS SAVENT !!!
En attendant ce jour, voici les miséres endurées quotidiennement par nos
frères d'ailleurs :

Amazonie : Le "boum" du caoutchouc du siècle dernier :

Suite aux élections organisées dans les trois villages amérindiens arawak de l'ouest du pays, l'Association des chefs coutumiers du Suriname a publié un communiqué de presse. Réunie le mardi 19 juillet 2011, l'organisation exprime son soutien aux chefs coutumiers des villages Apoera, Section et Washabo selon quoi les prétendues 'élections' d'un nouveau chef coutumier commun aux trois villages n'est pas valide(*). Le principe de l'institution d'un chef commun aux trois villages n'a pas été accepté par la population. L'association VIDS n'était pas présente lors du scrutin et ne reconnaît pas cette élection ; elle déclare que les chefs actuels sont toujours en fonction. L'association VIDS juge préoccupant le fait que certaines autorités gouvernementales se mêlent des affaires internes aux villages. "En tant que populations autochtones, nous avons droit à l'autodétermination, sans ingérence des autorités". L'association VIDS appelle les populations autochtones, en particulier dans l'Ouest, à la vigilance, à ne pas céder à l'intimidation et à respecter l'ordre traditionnel. L'organisation se déplacera sur place dans les prochains jours.(Gfc Nieuws)
(*)Les chefs coutumiers Carlo Lewis, Ricardo Macintosh et Nado Aroepa, responsables respectivement des villages Apoera, Washabo et section, se sont déplacés à Paramaribo pour protester contre l'élection qui a eu lieu le 16 juillet dans leurs villages. Lors de ce scrutin, c'est Jeffrey Armaketo qui a été élu 'capitaine' pour l'ensemble des trois villages. Les trois capitaines ont adressé un courrier au Président de la République, ainsi qu'au ministre du Développement régional.

Pérou : Le département des affaires indigènes du gouvernement péruvien a annoncé son intention d'ouvrir les réserves d'Indiens isolés aux compagnies pétrolières...
Pourquoi se gêner ?
Le Pérou (et la France) sans les Amérindiens c'est mieux?
Le Pérou se prépare à commémorer la découverte du Machu Picchu...
http://www.lepost.fr/article/2011/07/20/2553079_pour-les-100-ans-de-la-decouverte-du-machu-picchu-le-perou-prefere-ignorer-les-amerindiens.html

11/07/2011 - Suriname : Les autorités traditionnelles, une institution de première importance. Débat budgétaire 2011 :
La conférence sur les droits fonciers, qui devait être organisée au mois d'août, a été déplacée sur la dernière semaine d'octobre. Selon Linus Diko, le ministre du Développement régional, ce report a été décidé en concertation avec les communautés amérindiennes et noirs-marronnes.
Le gouvernement souhaite conclure au préalable certaines tâches, comme la discussion budgétaire et le plan de développement pluriannuel. Après la conférence, le gouvernement mettra en place une feuille de route qui sera proposée comme projet de loi à l'Assemblée nationale.
Linus Diko, qui répondait aujourd'hui aux questions des parlementaires au sujet du budget, a déclaré que les autorités traditionnelles autochtones et noirs-marronnes étaient une institution de première importance au sein des communautés de l'Intérieur et étaient un partenaire essentiel pour le gouvernement. Afin que cette institution puisse fonctionner convenablement, le ministère du Développement régional rédigera un projet de loi destiné à l'inclure dans la Constitution. Ceci aiderait à traiter le problème des droits fonciers.
Le gouvernement souhaite renforcer les institutions traditionnelles. Parmi les mesures envisagées : le relèvement de l'indemnité accordée à ses représentants, qui n'est pas suffisante aujourd'hui.
Le ministre a promis que l'arrière-pays ferait l'objet d'un développement intégral, qui sera focalisé sur divers centres administratifs. Les villages seront associés aux districts et ressorts (circonscriptions locales). Le Fonds pour le développement de l'Intérieur bénéficiera cette année d'un soutien budgétaire pour conclure les projets en cours et en initier de nouveaux(*). Cette année, le projet est de créer un centre de décision à Apoera, ainsi que sept 'mini-centres' répartis dans les districts Sipaliwini et Brokopondo. la formulation des choix politiques se fera en concertation avec les conseils locaux (Conseils de districts et conseils de ressorts).(Starnieuws)

Equateur le 07 juillet 2011 : L'audience du « Cas du
peuple Kichwa de Sarayaku contre l'Equateur » à
la Cour interaméricaine des Droits Humains s'est terminée le jeudi 7 juillet. Vous pouvez la voir sur notre site : http://www.matm-belgique.org/

Bolivie : Comment le goût du pouvoir est venu aux Indigènes. (Source www.rue89.com).
Et aussi : L'Etat reconnait la justice communautaire.
http://www.rue89.com/alma-latina/2011/03/03/bolivie-l-etat-reconnait-la-justice-communautaire-193042

Émeutes meurtrières - Le Pérou a révoqué le permis de la minière canadienne Bear Creek Mining

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA :
"l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie"
AYA n°62 / juin 2011 (pdf 66 ko)

31 mai 2011 : Un fournisseur de Shell profère des menaces de mort en territoire indien au Brésil
![]() |
|
Un Guarani. Cosan, partenaire du géant énergétique Shell, achète la canne à sucre produite sur la terre des Guarani. © João Ripper/Survival |
Un fermier brésilien fournissant de la canne à sucre à une compagnie partenaire du géant énergétique Shell aurait proféré des menaces de mort contre un opposant politique. José Teixeira, également député d'Etat, aurait récemment menacé un rival politique en l'avertissant que 's''il n'en tenait qu'à [lui], [il serait] déjà sous terre'. Teixeira donne en location une partie de son ranch pour la production de canne à sucre en dépit du fait que cette terre appartient officiellement aux Indiens guarani. Shell et la compagnie brésilienne de production d'éthanol Cosan se sont unies dans une joint venture de 12 milliards de dollars du nom de Raizen pour produire des agrocarburants à partir de la canne à sucre. Cosan achète la canne à sucre produite sur le territoire des Guarani occupé par Teixeira. Survival International a vivement recommandé à Shell et Cosan de ne plus se fournir en canne à sucre produite en territoire guarani, mais les compagnies ne lui ont prêté aucune attention. Les Guarani de la communauté de Guyraroká ont été expulsés de leur terre il y a plusieurs décennies par les fermiers. Ils ont vécu pendant des années dans le plus grand dénuement au bord des routes. Bien qu'ils occupent maintenant une petite partie de leur terre, leur survie et leurs moyens de subsistance sont menacés en raison de leur manque d'espace pour cultiver ou chasser.
![]() |
|
Le boom de la production d'éthanol contraint les Guarani à vivre entassés dans de petites parcelles de terre. © Survival |
Ils ont dénoncé les dangers des produits chimiques utilisés dans les plantations de canne à sucre qui polluent l'eau des rivières qu'ils boivent, provoquant des diarrhées aiguës, et dans lesquelles ils se lavent ou pêchent. Ils disent que le vinhoto - produit dérivé de l'éthanol - est à l'origine de violents maux de tête aussi bien chez les adultes que chez les enfants. Senilda Esnade, un agent de santé guarani, a confié à un représentant de Survival : 'Dans le passé, les enfants étaient heureux. Ils avaient de l'eau pure, leur nourriture traditionnelle était beaucoup plus saine. Ce n'est pas le cas aujourd'hui; les enfants grandissent en mangeant la plupart du temps de la nourriture contaminée. Si nous étions sur notre propre terre, nous pourrions retrouver tout ce que nous avons perdu'.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'La menace de mort du député est une preuve supplémentaire de la violence liée aux conflits territoriaux qui affectent les Indiens guarani. Shell et ses partenaires ne peuvent pas continuer à exploiter le territoire des Guarani alors qu'ils sont réduits à vivre dans des parcelles de plus en plus restreintes. La compagnie doit se conformer aux normes internationales qui requièrent le respect des droits indigènes, droits que la compagnie affirme soutenir conformément à sa politique'.

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA :
"l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie"
AYA n°61 / mai 2011 (pdf 63 ko)


Pérou : Un premier député amérindien
Un membre de la Nation Awajun, Eduardo Nayap Kinin, est devenu le premier député indien amazonien du Pérou. Sociologue, théologien et pasteur protestant originaire de Bagua (nord), il a été élu dans la province d'Amazonie sous l'étiquette de Gana Peru, parti du candidat de gauche, Ollanda Humala, vainqueur du premier tour de la présidentielle. Il a de suite indiqué qu'il ne se sentait pas seulement représentant des peuples awajun et wampi, mais de tous les peuples d'amazonie.
C'est une bonne nouvelle mais le fait qu'il soit "pasteur protestant" ne laisse rien présager de bon dans ses futurs choix de société pour les peuples qu'il représente surtout au niveau de tous ce qui est respect des traditions et de la vrai spiritualité amérindienne. Souhaitant lui tout de même, bonne chance.

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA :
"l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie"
AYA n°60 / avril 2011 (pdf 61 ko)

14 avril 2011: Indiens isolés : un rapport dévoile la 'face cachée' des activités pétrolières de Repsol
![]() |
|
Enfant quichua d'un village proche de la concession de Repsol. © Survival |
Selon un rapport accablant publié aujourd'hui par Survival International, le géant pétrolier Repsol menace la survie de deux des dernières tribus isolées du monde. La compagnie hispano-argentine mène des opérations d'exploration pétrolière dans le 'Lot 39' au nord du Pérou, l'une des régions les plus riches en biodiversité de la planète. Plus de 75 preuves attestant de la présence des Indiens isolés dans la région ont été recueillies, notamment des jardins abandonnés, des lances disposées en croix ainsi que des dépositions sous serment de témoins oculaires.
![]() |
|
Des barges pétrolières naviguent constamment sur les rivières du nord péruvien. © Survival |
Pourtant Repsol prétend que ces preuves ne sont pas suffisantes pour attester de leur existence. L'exploitation pétrolière a déjà eu des conséquences dramatiques sur les Indiens isolés d'Amazonie. Les ouvriers pétroliers, comme les Indiens isolés, réagissent souvent avec violence lorsqu'ils entrent en contact et les maladies qu'ils introduisent peuvent être fatales aux Indiens. Le rapport de Survival intitulé '39 vérités que Repsol préférerait taire' risque d'être un coup dur pour la compagnie qui tient son assemblée générale aujourd'hui et demain à Madrid.
![]() |
|
Lances disposées en croix par les Indiens isolés pour signaler aux étrangers de ne pas pénétrer dans leur territoire. © M. Wolodzko/ AIDESEP |
Repsol travaille en coopération avec la compagnie nord-américaine ConocoPhillips qui détient 45% des parts du Lot 39. La compagnie franco-britannique Perenco projette par ailleurs de construire un oléoduc qui traversera le territoire des Indiens. Survival appelle les trois compagnies à se retirer immédiatement de la région.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Combien de preuves les compagnies pétrolières nécessitent-elles pour se tenir à l'écart des tribus isolées ? Nier leur existence relève d'une véritable politique de l'autruche. Ce sont malheureusement les Indiens et les ouvriers pétroliers qui en paieront le prix'.

11 avril 2011 : Des fermiers démasqués depuis l'espace
![]() |
|
Déforestation illégale (encerclée), octobre- décembre 2010. La plupart des forêts environnantes ont été illégalement abattues depuis. © GAT/ Survival |
Au Paraguay, de riches propriétaires terriens ont été pris la main dans le sac par des images satellite montrant qu'ils ont abattu près de 4000 hectares de forêts habitées par des Indiens isolés. Les entreprises brésiliennes River Plate S.A. et BBC S.A. ont été interceptées au cours d'une opération secrète menée par les autorités de l'Etat et les Indiens dans la région du Chaco, au nord du Paraguay, qui abrite les Ayoreo-Totobiegosode, le dernier groupe d'Indiens isolés d'Amérique du Sud vivant en dehors du bassin amazonien. La plupart des forêts ancestrales des Indiens ont été abattues par les propriétaires terriens pour y élever du bétail. Les Ayoreo déjà sédentarisés s'inquiètent du sort des membres de leur groupe qui vivent encore isolés dans la forêt. Ojnai, un Ayoreo nous a confié : 'Je suis extrêmement inquiet parce que personne ne sait exactement où se trouvent les groupes isolés qui vivent encore dans la forêt. Ma sœur se trouve parmi eux. C'est pour cela que nous ne voulons pas que les étrangers continuent de détruire la forêt avec leurs bulldozers'.
![]() |
|
Cette région abrite un groupe d'Indiens isolés ayoreo, dont certains sont entrés en contact en 2004. © GAT/ Survival |
L'Institut national paraguayen de l'Indien (INDI) a récemment annoncé qu'une parcelle de 34 000 hectares, rachetée aux éleveurs de bétail, serait restituée aux Ayoreo à une date non encore précisée. Les négociations avec d'autres compagnies, dont l'entreprise brésilienne Yaguarete Pora ont jusqu'ici échoué, les magnats du bétail refusant de revendre les terres ancestrales des Ayoreo qu'ils ont spoliées.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Tout comme les Totobiegosode, les propriétaires terriens ne peuvent plus se cacher. Grâce aux images satellite, il est désormais pratiquement impossible que la déforestation à grande échelle puisse passer inaperçue. Mais les autorités doivent agir avant qu'il ne soit trop tard et prendre toutes les mesures pour enrayer cette déforestation sauvage'.

Une œuvre poético-musicale
PEAUX-ROUGES, FILS DE LA TERRE Pehriska-Ruhpa. Guerrier Minnetari costumé pour la danse en soldat-chien. Aquarelle de Charles Bodmer (1809-1893). Elrick Fabre-Maigné est un ami et adhérent de longue date d'OK-OC. C'est aissi un créateur, [...]

7 avril 2011 : Alstom participe à la destruction de l'Amazonie et des peuples indigènes
![]() |
|
Roani, leader kayapo, était en France l'année dernière pour protester contre la construction du barrage de Belo Monte. © Antonio Bonsorte/Amazon Watch |
La compagnie française Alstom a signé un contrat d'environ 500 millions d'euros avec la compagnie brésilienne Norte Energia pour la fourniture d'équipements destinés au complexe hydroélectrique de Belo Monte. Alstom sera à la tête d'un consortium regroupant les compagnies Voith (allemande) et Andritz (autrichienne). S'il est construit, le barrage de Belo Monte sera le troisième plus important au monde et menacera la vie et les modes de vie de milliers d'Indiens vivant dans la région du Xingu y compris des Indiens isolés extrêmement vulnérables. Il dévastera près de 1 500 km2 de forêt et déplacera de 20 000 à 40 000 personnes. Le barrage qui a été abondamment critiqué, notamment par l'évêque du Xingu, Erwin Kräutler, lauréat du prix Nobel alternatif, et par le réalisateur James Cameron, fait actuellement l'objet d'une bataille judiciaire autour de la licence environnementale nécessaire à sa construction. La Commission interaméricaine des droits de l'homme vient de demander au gouvernement brésilien de suspendre la construction tant que les communautés indigènes n'auront pas été consultées et de prendre les mesures nécessaires pour protéger les Indiens isolés qui vivent dans la région.
![]() |
|
Des leaders indigènes sont venus à Paris en février 2011 pour dénoncer les barrages destructeurs en Amazonie. © Thomas Léaud/Survival |
Le barrage a également provoqué de vives manifestations de mécontentement de la part des Indiens et de leurs sympathisants dans le monde entier. Survival a appelé Alstom à dénoncer son contrat. Lire la lettre de Survival à Alstom Lors de sa récente tournée européenne pour faire halte à la construction de ce barrage, la militante juruna Sheyla Juruna a déclaré : 'Le Xingu est notre foyer… on va le détruire… les poissons disparaîtront, les rivières se tariront, la forêt sera abattue. De nombreux Indiens seront affectés par le barrage de Belo Monte… Je suis particulièrement préoccupée par le sort des Indiens isolés - ils ne sont pas traités comme des êtres humains'.
![]() |
|
S'il est construit, le barrage de Belo Monte sera le troisième plus important au monde et menacera la vie et les modes de vie de milliers d'Indiens. © Marcelo Salazar/ISA |
Si Alstom se targue de respecter 'les lois, les réglementations et autres obligations en vigueur', des pays où elle est établie, le barrage de Belo Monte enfreint la Constitution brésilienne et la Convention 169 de l'Organisation Internationale du travail que le Brésil a ratifiée, les populations affectées n'ayant pas donné leur consentement à ce projet. L'évêque Erwin Kräutler alertait récemment l'opinion internationale sur le fait que 'la construction de Belo Monte était fondée sur l'illégalité et le déni de dialogue avec les populations affectées'.
Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International (France) a déclaré : 'Belo Monte est un parfait exemple de la contradiction d'Alstom avec ses engagements et ses prétendues valeurs fondamentales. Il est scandaleux qu'une compagnie française privilégie le profit au détriment des droits et de la vie des peuples indigènes'.

06 avril 2011 : Journée mondiale de la santé : les tribus isolées en voie de disparition
![]() |
|
Les Nukak ont été décimés par les maladies après leur premier contact. © G Politis/ Survival |
A l'occasion de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril, Survival International manifeste sa préoccupation pour les derniers peuples indigènes encore isolés de la planète qui risquent de disparaître si leurs territoires ne sont pas protégés. Des tribus isolées telles que les Indiens d'Amazonie qui apparaissent dans une vidéo récemment diffusée par Survival risquent de perdre la moitié de leur population si leur terre est envahie. Une centaine de tribus du monde entier vivent dans l'isolement . La plupart d'entre elles sont menacées par l'exploitation forestière et pétrolière, les barrages hydroélectriques et autres projets de développement.
![]() |
|
Boa Sr était la dernière représentante de la tribu bo, dans les îles Andaman. © A Das/ Survival |
Les tribus isolées ont très peu d'immunité contre des maladies bénignes telles que la grippe ou la rougeole et les épidémies dues au contact peuvent leur être fatales. Au Brésil, le territoire des Panará a été envahi et rasé au bulldozer par les constructeurs de routes au début des années 1970. Des vagues d'épidémies se sont ensuivies et dans les années 1980, 80% d'entre eux avaient disparu. La population des Grands Andamanais s'élevait à environ 5 000 personnes lorsque les Britanniques colonisèrent les Iles Andaman en 1858 - ils ne sont plus que 52 aujourd'hui. Les Nukak, des Indiens nomades de Colombie, étaient environ 1 300 lors de leur premier contact en 1988. Seuls 420 survivent aujourd'hui. En Amazonie péruvienne, plus de 50% des Murunahua sont morts après leur contact forcé avec des bûcherons illégaux au milieu des années 1990.
![]() |
|
Un Murunahua récemment contacté, sud-est du Pérou. © Chris Fagan/ UAC |
Jorge, un survivant murunahua, a déclaré à Survival : 'La maladie est arrivée lorsque les bûcherons sont entrés en contact avec nous. Avant nous ne savions pas ce qu'était un rhume, la maladie nous a tués. La moitié de notre groupe a succombé. Ma tante et mon neveu sont morts. La moitié de mon peuple a disparu'.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'A moins de prendre des précautions exceptionnelles, tout contact avec ces peuples risque d'aboutir à la disparition de plus de la moitié de leur population. Cette triste réalité a été démontrée à maintes reprises. Il est difficile de croire que les gouvernements et les compagnies puissent rester encore dans l'ignorance. S'ils s'obstinent à exploiter les territoires habités par des peuples isolés, ils mériteraient - comme ceux qui achètent leurs produits - d'être jugés coupables des conséquences'.
Notes aux rédactions :
- Environ 50% des Nahua du Pérou sont morts en quelques années, la plupart de rhume, grippe et autres infections respiratoires suite à l'exploration pétrolière entreprise par Shell sur leur territoire dans les années 1980.
- Les Matis du Brésil ont été contactés en 1978 - la moitié a succombé peu après. Cinq ans plus tard, ils n'étaient plus que 87 survivants.
- Les Aché, au nord du Paraguay, étaient 550 lorsqu'ils ont été contactés pour la première fois en 1970. En 1975, 200 d'entre eux étaient morts.
- Les Tupari du Brésil étaient environ 3 000 lors de leur premier contact en 1927. Sept ans plus tard, il restait 250 survivants.
- Les Mebengokre du Brésil ont été contactés en 1936. Six mois plus tard leur population était passée de 350 à 85.
- Les Surui du Brésil ont été contactés au début des années 1970. En 1971, ils étaient 363 et trois ans plus tard, 193 d'entre eux avaient succombé.

Sous embargo jusqu'au 1er avril : Des royalties pour les Indiens d'Amérique du Sud
![]() |
|
Les Indiens quechua du Pérou ont domestiqué la pomme de terre il y a plus de 3 000 ans. © H Mason/ Survival |
Le tribunal administratif des Nations-Unies sur la propriété intellectuelle a statué aujourd'hui que les Indiens d'Amérique du Sud méritaient de percevoir 1% des bénéfices de la production mondiale de pommes de terre, 'en reconnaissance de l'apport précieux du savoir et de la créativité des peuples autochtones dans le système alimentaire mondial'. La présidente du tribunal, Désirée Dauphinoise, a déclaré que les Indiens péruviens ont été les premiers cultivateurs de la pomme de terre qu'ils ont domestiquée entre 3000 et 2000 avant Jésus-Christ, et 'en tant que créateurs de la quatrième denrée alimentaire du monde, nous estimons qu'il est juste que la dette internationale envers les peuples indigènes soit enfin reconnue'.
![]() |
|
De nombreuses variétés de pommes de terre sont cultivées dans les Andes |
'Cette décision revient à reconnaître le mérite des peuples indigènes pour leur contribution à notre régime alimentaire quotidien. Nous veillerons à ce que les autres aliments cultivés par les peuples indigènes soient également reconnus'. Le Comité des nations indiennes d'Amérique du Sud (CNIAS), qui a porté l'affaire devant le tribunal administratif, considère cette décision comme une 'victoire majeure'. Son président, Jorge Papas, a déclaré : 'C'est une grande victoire pour le CNIAS et les peuples indigènes du monde entier. Grâce aux royalties des pommes de terre, nous pourrons racheter les terres dont nous avons été spoliés depuis la Conquête'.
![]() |
|
La pomme de terre est la quatrième denrée alimentaire du monde |
Avec un revenu annuel estimé à 200 millions de dollars, le CNIAS sera en mesure d'acquérir la plupart des terres actuellement occupées par des activités extractives et commerciales en Amazonie et dans les régions avoisinantes. Cette décision a suscité la crainte de grandes compagnies pétrolières comme Repsol-YPF ou Perenco et d'élevage comme Yaguarete Pora qui se sentent directement menacées. Il a cependant été décidé qu'une partie des royalties sera affectée à la production d'une série de guides pratiques de la culture de la pomme de terre et de livres de recettes universelles, afin 'de permettre aux entrepreneurs de tous bords de devenir auto-suffisants en Amazonie'.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Nous avons appris avec une vive satisfaction la décision de la présidente Dauphinoise reconnaissant la propriété intellectuelle des peuples indigènes pour leur apport d'une denrée devenue aujourd'hui indispensable à une grande partie de l'humanité. Nous tenons néanmoins à rassurer les multinationales qui opèrent en Amazonie : elles ne seront pas mises à l'écart. Ne pouvant plus compter sur la destruction de l'Amazonie pour s'enrichir, elles auront désormais la possibilité de cultiver la pomme de terre'.

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA :
"l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie"
AYA n°59 / mars 2011 (pdf 56 ko)
29 mars 2011 : Les Indiens agissent contre les bûcherons en Amazonie
![]() |
|
Les poteries trouvées dans la réserve des Indiens isconahua constituent la preuve formelle de leur existence. © Pepe Villacorta / ProNaturaleza |
Devant l'inertie gouvernementale, les Indiens péruviens ont été contraints d'installer un poste de contrôle pour protéger une réserve d'Indiens isolés. La réserve Isconahua située à la frontière du Pérou et du Brésil avait été créée avec le concours de l'AIDESEP, l'organisation nationale des Indiens d'Amazonie péruvienne, dans le but de protéger les Indiens isconahua isolés qui y vivent. Malgré les nombreuses alertes lancées aux autorités par les Indiens et restées sans réponse, cette réserve est aujourd'hui envahie par les bûcherons illégaux. Les organisations indigènes locales ORAU et FECONAU se sont donc unies pour installer un poste de protection de la réserve. L'exploitation forestière illégale est endémique au Pérou et menace la survie d'une quinzaine de groupes d'Indiens isolés. Les survols aériens de cette région amazonienne ont révélé la présence de nombreux campements illégaux de bûcherons qui forcent les Indiens à fuir vers d'autres territoires. Survival International a réuni près de 100 000 signatures sur une pétition appelant le président Alan Garcia à mettre fin à la déforestation illégale et à protéger les terres indiennes. L'organisation ORAU a récemment publié une déclaration exhortant le département des Affaires indigènes du gouvernement péruvien (INDEPA) à coopérer avec elle pour protéger les réserves indiennes.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Qu'il revienne désormais aux organisations indigènes de prendre elles-mêmes en charge la protection des territoires des Indiens isolés est une sévère critique portée au gouvernement dont l'inertie en la matière pourrait s'avérer dévastatrice. Ne rien faire et ignorer le problème semble être la stratégie adoptée par le gouvernement péruvien'.

28 mars 2011 : Le rituel de pêche d'une tribu amazonienne en péril
![]() |
|
Un barrage de branchages finement enchevêtrés est au cœur du rituel Yãkwa des Enawene Nawe. © Survival |
Alors qu'ils viennent de commencer leur prestigieux rituel annuel de pêche, les Indiens enawene nawe du Brésil craignent que les 80 barrages en projet sur le bassin de la rivière Juruena ne fassent disparaître leur stock de poissons. Cet imposant rituel, qu'ils nomment 'Yãkwa', est reconnu par le ministère brésilien de la culture comme patrimoine culturel national. Cependant, en 2009, cette pêche rituelle n'a pu avoir lieu, les rivières étant pratiquement vides de poissons. Les Enawene Nawe furent alors confrontés à une pénurie alimentaire sans précédent et l'entreprise de construction du barrage dut leur fournir trois tonnes de poissons d'élevage.
![]() |
|
Les poissons sont capturés avec des pièges puis boucanés. © Survival |
En 2010, il y eut de nouveau une grave pénurie de poissons. Certains des barrages planifiés sont financés par le Grupo André Maggi, l'un des plus gros producteurs de soja au monde. Durant le rituel 'Yãkwa', les Enawene Nawe passent plusieurs mois dans la forêt. Ils construisent des barrages en mailles végétales finement tissées sur les rivières pour capturer de grandes quantités de poissons. Après avoir longuement boucané leurs prises, ils les transportent en canoë dans leurs villages. Ce rituel est le plus important dans la culture de ces Indiens. Il est également indispensable à leur alimentation, puisqu'ils sont l'un des rares groupes amazoniens à ne pas consommer de viande rouge.
|
|
|
Le barrage Telegrafica est l'un des barrages en construction sur la rivière Juruena. © Survival |
Dans une lettre adressée aux Nations-Unies, les Enawene Nawe écrivent : 'Nous ne voulons pas de ces barrages qui polluent notre eau, tuent notre poisson, envahissent nos terres'. Les Enawene Nawe n'ont pas donné leur consentement à la construction de ces barrages. Ils ont bloqué les routes et occupé le chantier d'un barrage afin d'alerter l'opinion sur le danger irréversible que représentent ces projets sur leur mode de vie.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'L'ironie veut qu'alors même que le rituel Yakwa vient d'être reconnu comme patrimoine culturel brésilien, il soit amené à disparaître. C'est tout le mode de vie des Enawene Nawe qui est aujourd'hui en péril'.
Lire la lettre envoyée par les Enawene Nawe aux Nations-Unies (en format pdf, en anglais, enawene nawe et portugais)

24 mars 2011 : Tribus de Bornéo : 30 ans de régime 'destructeur'
![]() |
|
Durant le mandat de Taib, les Penan ont érigé plusieurs barrages pour empêcher la destruction de leur forêt. © A.Rain/N.Rain/Survival |
Les tribus du Sarawak (partie malaisienne de l'île de Bornéo) estiment que depuis 30 ans, le régime du Premier ministre Taib Mahmud les a dépossédées de leurs terres, a détruit leurs forêts et n'a apporté que 'détresse et souffrance'. Le samedi 26 mars marquera le 30ème anniversaire de l'arrivée au pouvoir de Taib Mahmud dans l'Etat du Sarawak. Détenant le record du plus long mandat de Malaisie, il a régulièrement été accusé de corruption. Taib Mahmud devra affronter des élections déjà fortement contestées le 16 avril prochain. Il a annoncé qu'il prendrait sa retraite après les élections, mais les observateurs restent sceptiques, aucune date n'ayant été communiquée. Durant toutes ces années, les Penan ont assisté impuissants à la destruction d'immenses pans de leurs forêts par les compagnies forestières avec l'aval du gouvernement Taib Mahmud. Une femme penan a alerté Survival International : 'Notre terre et notre rivière ont été détruites par les compagnies d'exploitation forestière, par les plantations de palmiers à huile. Tout a disparu, nos sagoutiers, notre poisson, notre rivière, toutes les ressources de la forêt dont nous dépendons si étroitement ont été détruites. Les compagnies ne nous ont apporté que détresse et souffrance'. Les tribus du Sarawak ont condamné Taib Mahmud pour avoir détruit leurs forêts. Un membre de la tribu tring/berawan a confié à Survival : 'Taib est au pouvoir depuis 30 ans et la plus grande partie de notre forêt, probablement 80%, a disparu, rasée par Taib et ses acolytes. Il a tout détruit et les peuples indigènes du Sarawak se retrouvent sans rien'. Le leader Jok Jau Evong a déclaré : 'Taib croit que le Sarawak lui appartient. Tant qu'il restera Premier ministre, il estimera que l'Etat est son dû'. Taib Mahmud et son gouvernement n'ont aucun respect pour le mode de vie des chasseurs-cueilleurs penan. Il a dit un jour : Comment peut-on être une société égalitaire quand on permet à un petit groupe de se comporter comme des animaux dans la jungle... Mon devoir est de faire en sorte que les Penan s'insèrent graduellement à la société dominante afin qu'ils ressemblent à n'importe quel citoyen du Sarawak'. De nombreux Penan ont été emprisonnés pour s'être opposés aux bulldozers.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Taib a cédé l'avenir des Penan au plus offrant. Lorsqu'il a pris le pouvoir, la forêt des Penan était intacte. Aujourd'hui, ils luttent pour en protéger les dernières parcelles.
Notes aux rédactions : Des milliers de Penan et d'autres tribus, n'ayant pas pu obtenir de pièce d'identité, ne pourront pas voter lors des prochaines élections, .

Les projets d'une multinationale minière canadienne menacent la région de la Sierra de Catorce, dans l’Etat de San Luis Potosi au Mexique, lieu irremplaçable pour la communauté amérindienne Huichol (ou wixarica). Pour cette dernière, la Sierra de Catorce est le lieu de naissance du Soleil, le site où se trouvent les sources sacrées.
La page d’accueil de la société minière First Majestic Silver Corporation fait référence à un “plan de développement et d’acquisition dynamique” axé sur le Mexique. Le peuple Huichol peut le confirmer car 22 des concessions minières de la société sont situées à l’intérieur de leur désert sacré “Wirikuta”, d'une superficie de 6.326 hectares aux alentours de la ville de Real de Catorce.
Les plans publiés évoquent l’exploitation minière en profondeur et à ciel ouvert, et l’utilisation du cyanure afin de séparer l’argent du minerai. L’obtention d’un gramme d’or ou d’argent nécessite le broyage d’une tonne de minerai et la consommation de 2.000 litres d’eau douce.
Le beau et fragile désert de Wirikuta est non seulement un site sacré pour les amérindiens mais aussi un écosystème unique au monde. La pollution de ses rivières et aquifères, du sol et de l’air affectera tous les habitants actuels et les générations futures. Elle menace des espèces en voie de disparition, dont certaines endémiques à l’image d’une grande variété de cactus présents uniquement à cet endroit du globe. L’aigle, qui est le symbole national du Mexique, est l'un des animaux les plus menacés par l’exploitation minière.
Chaque année, les Huichols font un pélérinage dans le Wirikuta, pour maintenir active la “Route de la Sierra Huichol”, pour implorer leur Dieu de donner pluie, santé et moyens de subsistance à la population. Les Huichols sont un des peuples méso-américains ayant conservé sa cosmogonie, ses coutumes, ses savoirs ancestraux, ses lieux sacrés “de génération en génération à travers les millénaires”. Les concessions minières sont considérées comme cause de dommages irréparables pour cet héritage. “Il est bien plus important que toute la richesse promise par l’activité minière” selon les Huichols.
L’exploitation minière n’est pas une chose nouvelle dans cette région. Avant l’indépendance, le Mexique colonisé fit de Real de Catorce un des lieux majeurs de production d’argent au monde. Pourtant, même aux plus grands moments de cette gloire, les seules choses dont ont “bénéficié” la population locale et les mineurs furent des conditions de travail proches de l’esclavage. Le boom actuel sur les marchés de l’argent fait renaître le spectre de cette expérience désastreuse pour la population locale et pour l’environnement.
Les Huichols ont rédigé une déclaration pour la défense de Wirikuta dans laquelle ils revendiquent l’annulation des concessions minières et un moratoire sur toutes les mines et carrières de la région de Real de Catorce.
Vous pouvez soutenir les Huichols en signant la pétition lancée par Sauvons la forêt.

17 mars 2011: Centenaire de la parution d'un rapport révélant les atrocités commises sur les Indiens d'Amazonie
|
|
|
Des milliers d'Indiens ont été réduits à l'esclavage et tués lors du boom du caoutchouc. ©W Hardenburg |
Selon le rapport du diplomate irlandais, Sir Roger Casement, publié il y a 100 ans aujourd'hui, des dizaines de milliers d'Indiens furent réduits à l'esclavage, torturés, séquestrés, tués durant les quelques décennies que dura l'exploitation forcenée du caoutchouc amazonien.
Casement avait été envoyé par le gouvernement britannique pour enquêter sur les crimes commis par la compagnie de caoutchouc Peruvian Amazon Company basée à Londres. Il dénonça 'les crimes commis par les employés de la compagnie [qui] relevaient de la plus grande atrocité, incluant de constantes flagellations, des actes de torture et des meurtres'. Les agents de la compagnie recrutaient les Indiens d'Amazonie occidentale pour récolter le caoutchouc destiné aux marchés européen et nord-américain. En l'espace de quelques décennies, de nombreuses tribus indiennes furent totalement exterminées. L'histoire de cette terrible période est aujourd'hui presque oubliée, mais pour les descendants des survivants du boom du caoutchouc, la réalité de la disparition des ressources de la forêt est impossible à ignorer. Les Indiens isolés qui apparaissent dans une vidéo diffusée le mois dernier sont vraisemblablement les descendants des survivants de cette période noire tandis que l'exploitation forcenée des ressources de la forêt continue de nos jours sur leurs propres territoires. Des bûcherons illégaux pénètrent de plus en plus profondément dans leurs forêts, attirés par la haute valeur commerciale des essences précieuses menacées qui s'y trouvent. L'organisation conservationniste nord-américaine Upper Amazon Conservancy (UAC) a révélé il y a six mois la présence de campements illégaux de bûcherons dans des régions habitées par les Indiens isolés murunahua. Selon une récente déclaration du ministre de l'Environnement péruvien, le gouvernement contrôle près de 100% de l'exploitation forestière : 'Chaque mahogany (acajou rouge) qui est aujourd'hui abattu est géoréférencé et contrôlé'. Chris Fagan, porte-parole de l'UAC a confié à Survival : 'La déclaration du ministre de l'Environnement est totalement erronée. Les mahogany continuent en majorité d'être illégalement abattus dans des régions protégées du Pérou ou dans des territoires indigènes, sans aucune conformité avec des plans de gestion appropriés'.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Lorsqu'il y a des profits à tirer de l'Amazonie, que ce soit en la rasant ou en exploitant ses ressources, ce sont toujours les Indiens qui en pâtissent. C'est ce qui s'est passé il y a cent ans et cela continue aujourd'hui. Un siècle de mesures en faveur des droits de l'homme et de programmes de plus en plus élaborés destinés à sauver la forêt n'a presque rien changé. Et rien ne changera tant que les Indiens et leur terres ne seront pas placés au centre du débat. Ils ont prouvé à maintes reprises qu'ils étaient les meilleurs gardiens de leur propre terre'.

2 mars 2011 : Aprés Paris, des Indiens d'Amazonie manifestent à Londres - Un juge stoppe le projet d'un barrage au Brésil
![]() |
|
Les barrages menacent de détruire les terres et la vie de milliers d'Indiens. © M. Cowan/ Survival |
‘Ces projets expulseront mon peuple de ses terres et mettront fin à notre mode de vie’. Ruth Buendia Mestoquiari, représentante ashaninka. Trois Indiens d’Amazonie, soutenus par de nombreux sympathisants, ont manifesté aujourd’hui à Londres contre les barrages qui menacent de détruire les terres et la vie de milliers d’Indiens. Ruth Buendia Mestoquiari, Ashaninka du Pérou, Sheyla Juruna, Juruna de la région du Xingu et Almir Surui, Surui du Brésil, appellent à l'abandon de trois projets de barrages controversés en Amazonie – Pakitzapango, Belo Monte et Jirau. La manifestation a eu lieu devant l'agence de la banque publique brésilienne de développement économique et social (BNDES), financeur principal des barrages.
![]() |
|
Les Indiens appellent à l'arrêt de la construction des barrages en Amazonie. © M. Cowan/ Survival |
Dans le même temps, un juge brésilien vient de prendre la décision de stopper le méga-projet de l'un des trois barrages - Belo Monte - pour des raisons environnementales. Il est pratiquement certain que le gouvernement contestera cette décision. Le méga-barrage de Belo Monte projeté sur la rivière Xingu sera le troisième plus grand barrage au monde. S'il est construit, il dévastera une grande partie de la forêt. Plusieurs rapports récents attestent de la présence d’Indiens isolés près du site de construction. Belo Monte et les autres barrages - ceux de la Madeira au Brésil et le Pakitzapango au Pérou, ne sont qu'une infime partie de l'ambitieux projet du gouvernement brésilien d'exploiter l'énergie hydroélectrique au Brésil et au Pérou dans le cadre du programme de croissance accélérée du pays.
![]() |
|
La banque nationale brésilienne de développement (BNDES) finance la plus grande partie des barrages. © M. Cowan/ Survival |
Sheyla Juruna a déclaré aujourd'hui : 'Les barrages entraîneront des conséquences culturelles, sociales et environnementales irréversibles. En investissant dans ces barrages, la BNDES finance la destruction de l'Amazonie. Nous sommes traités comme des animaux - tous nos droits sont violés'. Télécharger les biographies des membres de la délégation et les informations concernant les barrages (en anglais).

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA :
"l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie"
AYA n°58 / février 2011 (pdf 63 ko)

Wikileaks: Un câble secret révèle que le Pérou avait admis avoir falsifié des certificats forestiers
![]() |
|
La réserve des Indiens murunahua est occupée par les bûcherons illégaux. © Chris Fagan/ Upper Amazon Conservancy |
Selon un câble diplomatique de l'ambassade des Etats-Unis révélé par WikiLeaks, le gouvernement péruvien a secrètement admis que 70 à 90% de ses mahogany (sorte d'acajou) exportés avaient étaient illégalement abattus. Par ailleurs, le gouvernement péruvien est parfaitement informé du 'blanchiment' de l'exploitation forestière illégale à travers la 'falsification de documents et l'abattage des essences dures en dehors des limites des concessions, en échange de pots-de-vin'. Cette révélation risque de mettre dans l'embarras plusieurs magasins de matériaux nord-américains qui nous ont confessé continuer d'importer des essences précieuses en provenance d'Amazonie. Les enseignes Home Depot, Lowe's et Lumber Liquidators ont confirmé qu'elles commercialisaient des articles en mahogany. Dans ce câble, qui date de 2006, l'ancien ambassadeur des Etats-Unis au Pérou, James Struble, évoquait 'les estimations non officielles de l'INRENA', l'institut national des ressources naturelles. Les commentaires de l'ambassadeur donnent une image accablante de la mauvaise gestion de la forêt au Pérou. Selon le télégramme qui insiste sur le rôle décisif du pays dans le marché forestier illégal, les Etats-Unis ont importé 88% des essences dures péruviennes destinées à l'exportation en 2005. La majeure partie de l'exploitation du mahogany péruvien en danger reste aujourd'hui destinée au marché nord-américain. Cette révélation fait suite à la récente explosion médiatique internationale suscitée par l'exploitation forestière illégale au Pérou, des bûcherons ayant envahi des régions protégées forçant les Indiens isolés qui y vivent à fuir de l'autre côté de la frontière, au Brésil. Les bûcherons constituent une grave menace pour les Indiens murunahua isolés qui risquent d'être décimés par les maladies du monde extérieur ou par des conflits avec d'autres Indiens isolés qui acceptent difficilement de se voir envahir, même par d'autres Indiens. Survival a exhorté le gouvernement péruvien à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection efficace du territoire des Murunahua.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Ce câble diplomatique montre de manière alarmante que les autorités péruviennes étaient parfaitement informées de l'ampleur de l'exploitation forestière illégale, qu'elles ne l'admettaient pas et qu'elles n'ont presque rien entrepris pour la faire cesser. Il est effarant de constater que, cinq ans après l'émission de ce câble, la déforestation illégale systématique continue au Pérou et les territoires habités par des Indiens extrêmement vulnérables ne sont toujours pas efficacement protégés. Les consommateurs nord-américains et européens avisés ne se laisseront pas abuser par une rhétorique qui tend à démontrer que le mahogany péruvien est exploité de manière durable. De tels arguments ne valent pas mieux que le papier utilisé pour les écrire'.

La bannière étoilée et les Amérindiens
Le drapeau des États-UnisOn sait l'immense respect que les citoyens des États-Unis portent à leur drapeau : la bannière aux cinquante étoiles (les cinquante états actuels) et aux treize bandes (sept rouges et six blanches : les treize ex-colonies [...]

18 février 2011 : Reprise du procès des assassins d'un leader indien
![]() |
|
Le leader guarani Marcos Veron a été assassiné en 2003. © Joaó Ripper/Survival |
Le procès de trois hommes accusés d'avoir assassiné le leader guarani Marcos Veron reprendra lundi prochain à São Paulo, Brésil. Marcos Veron, leader guarani kaiowá de renommée internationale, avait été frappé à mort en 2003 par les hommes de main d'un fermier local parce qu'il avait dirigé la réoccupation de la terre ancestrale de sa communauté. Veron disait à propos de sa terre : 'Là est ma vie, là est mon âme. Si vous me privez de cette terre, vous me privez de la vie'. Valdelice Veron, fille de Marcos Veron, a déclaré : 'Nous savons que le procès ne fera pas revenir notre père et leader, mais il nous rendra notre dignité et imposera le respect qui est dû à tout être humain et à tout peuple dans son droit à la différence'. Les accusés, Estevão Romero, Carlos Roberto dos Santos et Jorge Cristaldo Insabralde, employés du ranch qui occupait la terre de la communauté de Veron, sont accusés entre autres d'homicide et de détention arbitraire. Le bureau du procureur général brésilien en charge de cette affaire l'a qualifiée 'd'historique' puisque c'est la première fois que des individus accusés d'avoir tué un Indien du Mato Grosso do Sul seront traduits en justice. Le procès qui devait commencer en avril dernier a été reporté à deux reprises, en premier lieu parce que l'avocat de l'un des accusés devait soi-disant suivre une cure psychothérapeutique de vingt jours, puis parce que le juge refusait d'entendre les témoignages des Guarani dans leur propre langue. La plus grande partie du territoire guarani a été spoliée pour faire place aux fermes et aux plantations de soja et de canne à sucre. L'an dernier, le géant énergétique Shell à créé une joint-venture avec la compagnie d'agrocarburants Cosan, qui achète la canne à sucre produite sur la terre des Guarani. De nombreux Guarani vivent dans des conditions désastreuses, entassés dans des réserves surpeuplées; certains vivent dans des campements improvisés au bord des routes. Les taux alarmants de malnutrition, de violence et de suicide auxquels ils sont confrontés ont été dénoncés dans un rapport que Survival a adressé l'an dernier aux Nations-Unies. Lasses d'attendre que les autorités démarquent et protègent leur terre comme la législation le prévoit, les communautés guarani décident parfois de réoccuper leur terre ancestrale, comme l'a fait la communauté de Marcos Veron. Les leaders indiens qui mènent ces réoccupations sont systématiquement la cible d'hommes armés qui sont rarement poursuivis en justice.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'La famille et la communauté de Marcos Veron auront enduré une longue et douloureuse attente pour que ce procès ait enfin lieu. Elles espèrent maintenant que ses assassins seront condamnés et que le territoire guarani sera démarqué et protégé. C'est ce que Marcos Veron désirait plus que tout, et c'est ce pour quoi il a donné sa vie'.
Survival soutient les Guarani qui assistent au procès à São Paulo.

14 février 2011 : Des Indiens isolés d’Amazonie menacés de disparition
![]() |
| Un Indien awá dans sa forêt incendiée. © Survival |
Un rapport accablant qui vient de nous parvenir révèle que, durant l’année 2009, le territoire des Awá, des Indiens nomades, a été bien plus affecté par la déforestation que tout autre territoire indigène en Amazonie. De 60 à 100 Awá ont réussi à rester isolés du monde extérieur, mais leur dernier refuge est en train d’être détruit. Les autorités n'ont pris aucune mesure pour expulser les bûcherons et les colons qui envahissent massivement leur territoire. Ce rapport (en portugais), publié par la FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, révèle que 31% de la forêt du territoire awá ont été illégalement abattus. Les Awá en contact avec le monde extérieur sont environ 360. Ils sont répartis en plusieurs communautés dans trois des cinq territoires indigènes les plus touchés par la déforestation en 2009 – date des dernières données statistiques disponibles. Des images satellites confirment que la déforestation de la région s’est considérablement accrue ces deux dernières décennies et s’étend désormais dans la région où vivent les Awá isolés. Pire’i Ma’a, un Awá, a confié à un représentant de Survival : ‘Les bûcherons sont en train de détruire tout ce territoire… C’est une terre indienne… Leur présence me révolte, il n’y a plus de gibier, mes enfants ont faim’.
Visionner la vidéo d'un Awá dénonçant la déforestation.
Les Awá, qui se sentent menacés par l’afflux massif de bûcherons illégaux dans la région, n’osent plus partir à la chasse. Un anthropologue brésilien a dénoncé que les Awá étaient confrontés à un véritable génocide et un représentant de la FUNAI a déclaré sur la chaîne brésilienne Globo TV qu’ils disparaîtront si les autorités ne prennent pas des mesures d’urgence. (La chaîne briannique BBC2 a programmé demain à 21 h le documentaire ‘The Chinese are Coming’ (Les Chinois arrivent) sur l’impact dévastateur de la déforestation sur les Awá). Les Awá isolés, qui sont l’un des deux derniers groupes de chasseurs-cueilleurs nomades du Brésil, dépendent totalement de leur forêt pour survivre. Nombre d’entre eux ont péri au cours de violents massacres perpétrés par les fermiers et les bûcherons .Tout contact avec le monde extérieur peut avoir des effets dévastateurs sur eux en raison de leur faible immunité face aux maladies allogènes. Selon la loi brésilienne, le territoire awá devrait bénéficier d’une protection qui n’a jusqu’à présent pas été assurée par les autorités.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Une véritable tragédie est en train de se dérouler sous nos yeux dont la cause est principalement due à l’inertie des autorités brésiliennes qui ne prennent pas les mesures nécessaires pour faire respecter la loi et protéger le territoire awá’.
Télécharger les cartes révélant l'ampleur de la déforestation du territoire awá de 1985 à 2010.

4 février 2011 : Gillian Anderson prête sa voix à un film inédit sur les Indiens isolés
![]() |
|
Gillian Anderson porte un t-shirt Survival créé par Richard Long. © Survival |
L’actrice Gillian Anderson, connue pour son rôle dans la série télévisée américaine 'X Files', lance la nouvelle campagne de Survival International en faveur des dernières tribus isolées du monde avec un nouveau film exceptionnel.
Voir la vidéo commentée par Gillian Anderson.
Le film montre avec une rare précision des Indiens isolés à la frontière du Brésil et du Pérou. Ce sont les premières images aériennes d’une communauté isolée. Gillian Anderson a déclaré aujourd'hui : ‘Ce qui émane avec force de ce film étonnant, c'est la présence sereine et confiante de ces Indiens. J'espère qu’on les laissera tranquilles, mais pour cela il faudra qu’on empêche les bûcherons d’envahir la région’. La séquence a été filmée par la BBC1 en collaboration avec le gouvernement brésilien, pour la nouvelle série de la chaîne britannique ‘Human Planet’ (diffusée le 3 février). Le gouvernement brésilien a autorisé Survival à utiliser ces images dans le cadre de sa campagne. Plusieurs photos ont déjà été diffusées au début de la semaine dans le monde entier par Survival.

3 février 2011 : Succès : le Pérou prend des mesures de protection des Indiens isolés
|
|
|
La récente diffusion mondiale de photos d'Indiens isolés a poussé le gouvernement péruvien à agir. © www.uncontactedtribes.org/photosbresil |
Les autorités péruviennes ont annoncé qu'elles allaient coopérer avec le Brésil pour empêcher les bûcherons de pénétrer sur le territoire des Indiens isolés le long de la frontière commune aux deux pays. Cette décision marque le premier succès de la campagne d'envergure que Survival International mène en faveur des Indiens isolés de la région frontalière Pérou-Brésil.
C'est la récente diffusion mondiale des photos d'Indiens isolés qui a poussé le gouvernement péruvien à agir. Dans un communiqué publié le 2 février, le ministère péruvien des Affaires étrangères a annoncé qu'il allait 'établir des contacts avec la FUNAI [le département des affaires indiennes au Brésil]... pour protéger ces peuples et éviter l'incursion de bûcherons illégaux et la déprédation de l'Amazonie.
Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : 'Ce premier pas vers la reconnaissance et la protection des Indiens isolés est réellement encourageant, espérons que ces bonnes intentions seront rapidement suivies d'action'.

31 janvier 2011 : Des photos uniques d'Indiens isolés du Brésil
De nouvelles photos obtenues par Survival montrent des Indiens isolés avec une précision sans précédent. Ces Indiens qui vivent au Brésil, près de la frontière péruvienne, apparaîtront le 3 février à 20 heures dans un épisode de la série 'Human Planet' de la chaîne britannique BBC1. Les photos ont été prises par une équipe de la FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, qui a autorisé Survival à les utiliser dans le cadre de sa campagne en faveur des Indiens isolés. Elles montrent une communauté d'Indiens prospères et en parfaite santé, leurs paniers remplis de racines de manioc et de papayes fraîchement récoltées dans leurs jardins. (Pour plus d'informations sur ces Indiens et sur ce que révèlent les photos : www.uncontactedtribes.org/photosbresil). Survival a lancé un nouveau site internet sur les tribus isolées : www.uncontactedtribes.org
La survie de ces Indiens est gravement menacée par l'invasion massive de bûcherons illégaux du côté péruvien de la frontière. Selon les autorités brésiliennes, l'afflux de bûcherons fait fuir un groupe d'Indiens isolés du Pérou vers le Brésil et il y a fort à craindre que les deux groupes entrent en conflit. Survival et d'autres ONG font pression depuis plusieurs années sur le gouvernement péruvien pour endiguer cette invasion mais peu de mesures ont jusque là été prises. L'an dernier, l'ONG nord-américaine Upper Amazon Conservancy, avait effectué le dernier d'une série de survols aériens du côté péruvien, réunissant de nouvelles preuves de la déforestation illégale d'une région protégée.
![]() |
|
Cet homme, dont le corps est enduit de roucou, une peinture corporelle, se tient au milieu de bananiers dans le jardin de la communauté. © Gleison Miranda/FUNAI/Survival. www.uncontactedtribes.org |
Marcos Apurinã, coordinateur de l'organisation des Indiens d'Amazonie brésilienne COAIB, a déclaré aujourd'hui : 'Il est nécessaire de réaffirmer que ces Indiens existent, c'est pourquoi nous encourageons la diffusion d'images qui le prouvent. Leurs droits fondamentaux, notamment leur droit à la vie, ont toujours été ignorés... Ces Indiens doivent être protégés de toute urgence'. Le leader et chamane yanomami Davi Kopenawa a confirmé : 'Les territoires où les Indiens vivent, pêchent, chassent et cultivent doivent être protégés. C'est pourquoi il est si important de montrer ces photos, pour que le monde entier sache que ces Indiens isolés sont là dans leur forêt et que les autorités doivent respecter leur droit à y vivre'. L'AIDESEP, l'organisation des Indiens d'Amazonie péruvienne, a émis une déclaration dans laquelle elle se dit 'très préoccupée par l'inertie des autorités... Malgré les protestations contre la déforestation illégale émanant du Pérou et du monde entier, rien n'a été fait'. Bruce Parry, présentateur britannique de la série télévisée 'Au cœur des tribus', a affirmé : 'Protéger la terre qui abrite des Indiens isolés est d'une importance capitale. Nous n'avons jamais réussi à les intégrer sans leur infliger de terribles traumatismes. C'est à eux de décider s'il veulent rejoindre notre monde. Pas à nous'.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : 'Si le gouvernement péruvien ne prend pas de toute urgence les mesures nécessaires pour expulser les bûcherons illégaux, ces Indiens disparaîtront inévitablement. Il est évident que les Indiens de ces photos sont en bonne santé et prospères. Ce que nous pouvons leur apporter est la protection de leur territoire pour qu'il puissent déterminer leur propre avenir. Mais cette région est aujourd'hui réellement menacée et si la vague de déforestation illégale n'est pas rapidement stoppée, leur avenir ne leur appartiendra plus. Ce n'est pas qu'une éventualité : c'est l'histoire irréfutable réécrite depuis cinq siècles sur les tombes d'innombrables tribus.'
Note aux rédactions :
Ces images peuvent être reproduites à condition de mentionner le lien suivant : www.uncontactedtribes.org/photosbresil

26 janvier 2011 :
les Etats-Unis soutiennent enfin
la Déclaration des droits
des peuples autochtones

Le point sur l'Amazonie et les Amérindiens du Brésil avec AYA :
"l'Appui aux indien Yanomami d'Amazonie"
AYA n°57 / Janvier 2011 (pdf 60 ko)


Les nouvelles de nos frères d'ailleurs : année 2010
Les nouvelles de nos frères d'ailleurs : année 2009
Les nouvelles de nos frères d'ailleurs : année 2008
