Oka.Mag'

Bienvenue chez nous, en terre Amérindienne

Le bimestriel des actualités Amérindiennes de Guyane Française
Kali'na ayupagakose, kino'an Nono tulalema. Oko nuno wa'lalo Oka.Mag' malo

En kiosque : Le numéro 38(En Guyane, Martinique, Guadeloupe
et aussi dans quelques points de vente en France Hexagonale)
 et bientôt le n°39 ...


 

           DOSSIER : Les sectes tentent d'éradiquer les valeurs originelles des Amérindiens
 
Découvrez  le sommaire
du Oka.Mag' n°38

et aussi:
Les aventures de Pauyali      
(bande dessinée : 4/6)
Les Noms Amérindiens
La leçon de langues Amérindiennes
Sagesse Amérindienne
Le courrier des lecteurs
Soyez fier d'être Amérindien !

BONNE LECTURE A TOUS et
Merci pour vos visites de plus en plus fréquentes sur notre site Internet.

 Découvrez le dessin du Oka.Blague n°38 réalisé par "Samory" (non paru)

 Dans le cadre de la prévention des risques d'épidémies
(dengue, paludisme...)
des moustiquaires imprégnées
(pour lits et hamacs)
et des rideaux imprégnés (pour portes et fenêtres)
 sont disponibles dans les pharmacies de Guyane

Recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
et distribué par
DDSC Sarl

 

 

Appel aux associations Amérindiennes de Guyane

Oka.Mag' vient de créer une rubrique spécialement dédiée aux associations Amérindiennes de Guyane. Nous vous demandons donc, de nous contacter par mail ( oka.mag@wanadoo.fr )si vous désirez vous faire connaître un peu plus. Concretement, que vous soyez une association Kali'na Téléwéyu, Lokono, Pahikwénéh, Wayana, Wayãpi ou Teko, à vocation culturelle, artisanale, sportive, politique, ou autres (en résumé, tous sauf à vocation religieuse), n'hésitez pas à nous contacter et à nous fournir quelques renseignements essentiels pour une bonne présentation : logo, but de l'association, date de création, actions déjà réalisées ou à venir, composition du bureau avec des coordonnées exactes (téléphone, faxe, mail, site Internet ...). Des photos sont aussi les bienvenues. 

Important : en cas de modifications du bureau ou des coordonnées dans les mois à venir, pensez à nous communiquer au plus tôt ces modifications importantes pour pouvoir vous joindre.
 
 


Voici pour exemple le drapeau choisi par le Peuple Kanak,
il reste maintenant à réaliser un drapeau rassembleur,
symbolisant les Six Nations Amérindiennes de Guyane.

Grand Concours Oka.Mag'

Drapeau Guyanais

et Logo Oka.Mag'


Aéroport International
Cayenne Sepelu
 

Dossier et pétition

 Hommage à un grand homme de la Guyane

Découvrez le petit texte écrit par Oka.Mag' et publié dans le France-Guyane du 01 juillet 2010 dans la rubrique "vous avez la parole",  intitulé : Aéroport International Cayenne-Savane (pdf 26 ko)


 

Cette année encore, notre site Internet Oka.Mag' a remporté un prix lors du grand concours Antillo-Guyanais des Scoops d'or 2010 en recevant une mention du jury (prix coup de coeur du jury) sur 228 sites en compétition.

Découvrez les résultats pour la Guyane

 

Okâ - Actualités - Okâ - Actualités - Okâ - Actualités - Okâ

31/08/2010 - Enfin une bonne nouvelle ! Pour le Nicaragua

Le Nicaragua ratifie la convention
(n° 169) de l'OIT sur les peuples indigènes et tribaux, 1989

GENÈVE (Nouvelles du BIT) – Le gouvernement du Nicaragua a déposé auprès de l'OIT l'instrument de ratification de la Convention (n° 169) relative aux peuples indigènes et tribaux, 1989, qui a pour but de protéger les droits de ces peuples et de garantir le respect de leur intégrité.

M. Néstor Cruz Toruño, Représentant permanent du Nicaragua auprès des Nations Unies à Genève, a remis l'instrument portant la signature du Président du Nicaragua, M. Daniel Ortega Saavedra, à M. Kari Tapiola, Directeur général adjoint et Directeur exécutif du Secteur des normes et des principes et droits fondamentaux au travail du BIT.

La convention (n° 169) est fondée sur la reconnaissance des aspirations des peuples indigènes et tribaux à avoir le contrôle de leurs propres institutions, de leurs modes de vie et de leur développement économique, et à conserver et développer leur identité, leur langue et leur religion dans le cadre des Etats où ils vivent.

En ratifiant cette convention, le Nicaragua s'engage à donner pleinement effet aux dispositions de la convention, notamment en développant une action coordonnée et systématique pour protéger les droits des peuples autochtones du Nicaragua et pour garantir le respect de leur intégrité. L'instauration de mécanismes adaptés et efficaces permettant la consultation et la participation des peuples indigènes et tribaux dans les affaires qui les concernent est la pierre angulaire de la convention.

La convention (n°169) est le seul instrument juridique contraignant qui traite spécifiquement des droits des peuples autochtones. Dans les autres pays où elle a été ratifiée, la convention a offert un cadre aux réformes constitutionnelles et juridiques qui ont conduit au développement de sociétés plus équitables, où chacun trouve sa place. Au Guatemala, la convention (n° 169) a contribué aux accords de paix qui ont mis fin à trente ans de guerre civile entre les groupes autochtones et le gouvernement.

Les peuples indigènes et tribaux représentent au moins 5000 peuples distincts, résidant dans 70 pays différents, et comptent au total 370 millions de personnes.

La ratification nicaraguayenne porte le nombre total des ratifications de la convention (n° 169) à 21.

Attention, cette avancé juridique doit être une réalité sur le terrain et non pas seulement dans les textes de lois. Nous avons de nombreux exemples de cette disfonction entre les écrits accordant des droits aux amérindiens et la réalité du terrain où les leaders sont assassinés et nos dernières terres, volées ... Le Brésil étant le roi en la matière !

 

30/08/2010 - La soirée sanpula de T°Leuyu

La grande soirée sanpula (prononcez samboula) organisée par le nouveau bureau de l'association T°Leuyu, au local associatif de l'ex-village Kali'na de Kourou, le samedi 28 août 2010 au soir, c'est superbement bien déroulée.
La nouvelle équipe de l'association T°Leuyu s'est présentée devant tout le monde et a également expliqué le renouveau de la FOAG en rappellant tous les dossiers "chauds" et importants qui étaient en cours.

Après un long discours de la nouvelle présidente de l'association T°Leuyu devant des représentants de la mairie de Kourou, la soirée "sanpula" en elle-même a pu commencer et s'est achevée vers 4h du matin (faute de boissons mais pas de combattants). Cette soirée a su et a pu remobiliser les adhérents. Qu'il était bon de revoir des gens que l'on avait plus vu depuis de nombreuses années ...

Que vive et vibre le sanpula Kali'na !

 

27/08/2010 - Julie Paraense d'Awala-Yalimapo, actrice dans le film 600 kg d'or pur

Dans le film 600 kilos d'or pur, elle est Mina. Dans la « vraie vie » , Julie Paraense est une lycéenne passionnée par la danse. La jolie métisse âgée de 15 ans nous reçoit dans sa commune, à Awala-Yalimapo, pour raconter sa brève incursion dans le monde du 7e art.

Interview parue dans le France-Guyane du mercredi 25 août 2010, jour du lancement du film "600 kg d'or pur" dans les salles de cinéma en France Hexagonale (sortie prévue le 10 septembre en Guyane) :

Comment a commencé pour toi cette aventure cinématographique ?
C'est la directrice de l'école d'Awala-Yalimapo qui m'a parlé du casting. Elle a pensé que ça pourrait m'intéresser. Mais elle m'a dit qu'ils cherchaient une fille de seize ans avec les cheveux longs. Moi, j'avais quatorze ans et les cheveux mi-longs... Mais j'ai voulu essayer pour voir.
Comment s'est passé ce premier essai ?
C'était ici, à la médiathèque. Ma maman m'a accompagnée. Il y avait aussi Christina, Cindy et Amandine, d'autres filles de la commune. On s'est présentées à David Bertrand, le directeur de casting, et son assistante. Chaque fille est passée sur scène. Moi, je suis passée la dernière.
Qu'as-tu eu à jouer ?
Je devais faire semblant d'être dans un jardin, en train de planter quelque chose. On m'a demandé de lâcher mes cheveux. Je devais crier aussi, à un moment et dire des mots en portugais au directeur de casting qui me donnait la réplique. Je devais lui dire que des garimpeiros avaient détruit mon village. Je devais pleurer aussi.
Est-ce que c'est difficile de jouer la comédie lorsqu'on n'en a pas l'habitude ?
Moi, j'ai fait ça librement. On m'a dit que je le faisais naturellement.
Quand as-tu appris que tu avais été choisie ?
À la fin du casting, on m'a expliqué que le réalisateur devait voir l'enregistrement. Une semaine après, on m'a appelée.
Comment as-tu réagi à ce moment-là ?
J'ai été très surprise. Je ne m'attendais pas à ce qu'on me choisisse moi, parce qu'ils avaient bien dit qu'ils voulaient une fille avec les cheveux longs. Ensuite, avec mes parents, on a rencontré le réalisateur à la mairie. C'est là qu'on m'a donné le scénario à lire.
Qu'as-tu pensé de l'histoire ?
La production m'a demandé de ne pas parler de l'histoire... Mais ce que je peux dire c'est que j'ai aimé l'amitié forte qui existe entre les deux personnages féminins (le sien et celui d'Audrey Dana, ndlr).
As-tu eu beaucoup de texte à apprendre ?
Non, pas tellement. Mais je devais quand même dire quelques phrases et mon personnage parle portugais. Moi non. Alors j'ai appris avec un professeur de portugais.
Comment as-tu fait pour suivre ta scolarités ?
Le tournage a duré un mois et une semaine. Mon papa est venu avec moi à Cayenne. On est resté tout ce temps-là à l'hôtel. Pour mes cours, j'ai tout rattrapé après.
Et les copines ? Elles en pensent quoi de ta participation à ce film ?
Elles sont contentes. Quand je suis revenue, on m'a demandé comment ça s'était passé. J'ai juste répondu « bien » . Je n'aime pas parler de moi et de ce que je fais.
Comment s'est déroulé le tournage ?
Tous les jours, on commençait tôt le matin. Parfois à 5 heures ou 6 heures, sinon à 10 heures pour les tournages sur Cayenne. Tous les matins, on nous donnait le texte du jour. Il y avait ensuite la séance de maquillage et d'habillage. Moi, il fallait en plus me lisser les cheveux tous les jours!
En général, il fallait refaire souvent les scènes ?
Non, pas vraiment. J'ai pu refaire trois ou quatre fois maximum certaines scènes.
Ton personnage est une adolescente enceinte. Comment t'es-tu préparée à ce rôle ?
Je ne sais pas, j'ai tout fait naturellement et on m'a dit que ce que je faisais était bien.
Certains acteurs ont parlé de la jungle en interview. Pour toi, qu'est-ce qui a été le plus difficile pendant le tournage ?
Nager dans le fleuve! Je ne sais pas très bien nager...
Et quel a été ton plus beau souvenir ?
Un jour de tournage, après la pluie. On a vu le brouillard se lever sur la forêt. Il y a aussi eu cette scène sur l'inselberg (une scène a été tournée à la Savane roche Virginie) où j'allaite le faux bébé au coucher du soleil. C'était très joli. J'ai aussi beaucoup aimé la fête qu'il y a eue avec toute l'équipe à la fin du tournage. Je me suis éclatée.
Justement, comment ont été les relations avec les autres acteurs ?
J'étais la plus jeune et je ne connaissais qu'un seul figurant, mais tout s'est très bien passé avec tout le monde. Je me suis très bien entendu avec Audrey Dana.
As-tu déjà vu le film ?
Non. Mais j'ai vu la bande-annonce. C'est pas mal avec les effets spéciaux! J'ai hâte de le voir!
Tu voudrais refaire du cinéma après ?
J'attends déjà de voir le film, d'entendre ce que les gens en pensent. Après on verra, même si je pense mettre ça un peu de côté.

Julie Paraense aura 16 ans en décembre. Elle est l'aînée dans une fratrie de cinq enfants. Elle a suivi sa scolarité à Awala-Yalimapo avant d'entrer au collège à Mana. Elle s'apprête à intégrer une première ES, toujours à Mana. Mordue de danse, elle est aussi membre de l'équipe de foot féminin d'Awala-Yalimapo depuis six ans.
Le son du sanpula. Les bras qui se balancent en rythme. Les pieds qui suivent la cadence. Voilà ce que Julie aime pardessus tout. Fan de danse, en général, l'adolescente voue une passion particulière à la danse kali'na. Depuis la création de Yuwae - qui signifie « je danse » -, l'école de musique et de danse de sa commune, Julie s'entraîne avec assiduité toutes les semaines. Ce serait même l'une des meilleures élèves du groupe à en croire ses professeurs... et ses camarades qui suivent volontiers ses conseils. Au début du mois, le groupe a dansé à Paramaribo pour la célébration des peuples autochtones du Suriname.

Portrait : Elle sourit beaucoup. D'abord timidement. Parce que, comme Julie l'explique - s'excusant presque - elle « n'aime pas parler de ce qu'(elle) fait. » Au fur et à mesure, elle se détend. Sourit plus facilement, rit franchement. « Mais je suis comme ça précise-t-elle. J'aime rire et j'aime faire rire les gens que j'aime. » Pour les besoins du film, Julie a vécu plus d'un mois à Cayenne. « Mon père est venu avec moi. On est resté à l'hôtel pendant tout le tournage. Mais je n'aime pas tellement Cayenne, il y a beaucoup de voitures, beaucoup de bruit. Je préfère être à Awala-Yalimapo. »
Aujourd'hui, Julie n'a qu'une hâte : découvrir ce film auquel elle a consacré plusieurs semaines. Mais malgré ce qu'elle considère être une bonne expérience et son aisance à évoluer devant la caméra, la jolie adolescente confie ne pas vouloir en faire son métier. « Je veux être infirmière. J'aime m'occuper des gens et les écouter. » Sa future carrière dans le milieu médical ne l'empêchera pas de continuer à apprécier le 7e art. De loin, puisqu'elle reconnaît volontiers ne pas s'y connaître vraiment. Son acteur favori ? Leonardo Di Caprio. Son film préféré ? Titanic. Et peut-être bientôt 600 kilos d'or pur...

 

25/08/2010 - Parution d'Une saison en Guyane n°5

Le nouveau numéro d'Une saison en Guyane vient de paraître

 

Sortie de la compilation ALTERNATIVE GUYANE,  15 titres de musique alternative 100% Guyane, avec Komanti, H-Clan, Mojo Hand Blues Band, Koloni, Vseis !,… en exclusivité dans le numéro 5  d'Une Saison en Guyane, disponible chez tous les marchands de journaux en Guyane depuis le 25 août 2010.
--------------------------------------------------------------------

Le dernier numéro du magazine Une Saison en Guyane se décline encore une fois en deux formules : la version CD accompagnée de la compilation ALTERNATIVE GUYANE, au prix de 9,50 € et la version classique au prix de 5,90 €. Chaque version du magazine se différencie uniquement par la présence du CD, et par leurs deux couvertures différentes.
Le n°5 reste plus que jamais fidèle à sa formule. C'est "aux rythmes de la Nature et des Hommes ", qu'il nous invite ainsi à découvrir un premier dossier dédié à l'histoire précolombienne de la Guyane, à la découverte de plusieurs sites archéologiques exceptionnels de notre région.
La problématique de l'or est le cœur du deuxième dossier de ce 5ème numéro, à travers trois regards : historique avec les dragues géantes du début du XXème siècle,  écologique avec les impacts et la réhabilitation de l'exploitation alluvionnaire légale, et enfin économique sur les traces de la filière de l'or.
Quant aux habituelles rubriques, on y trouvera pêle-mêle, un portfolio macro sur les fruits sauvages de Guyane,  un article sur la loutre géante,  un focus sur une mission naturaliste au coeur du Parc amazonien de Guyane,  et une rencontre avec un forgeron coutelier bien de chez nous.
Ce nouveau numéro d'Une Saison en Guyane bénéficie d'une véritable sortie mondiale puisqu'avec la Guyane et la France métropolitaine, il sera présent aux Antilles, au Canada, au Cameroun, en Polynésie et en Nouvelle Calédonie.
Plus de renseignements (points de vente, écoute) sur :
 http://www.atelier-aymara.net/une_saison_en_guyane_5.html

 

21/08/2010 - Un village amérindien évangéliste de trop !

Cela fait une semaine, jour pour jour, qu'un reportage sur un village amérindien évangéliste à été diffusé sur les ondes télé. La rédaction d'Oka.Mag' qui travail depuis plus de neuf années à defendre les valeurs et les intérêts des amérindiens de Guyane, ne pouvait rester sans réaction. Nous vous livrons ici, notre réflexion sur ce bien triste reportage :

Samedi 14 août 2010, nous avons été sidérés et scandalisés de voir, au journal télévisé de RFO Guyane, un grand reportage sur un village Palikur créé pour devenir un village évangéliste et qui inaugurait sa toute nouvelle « église » en grande pompe. Force est de constater que les trois derniers numéros de notre magazine Oka.Mag' pourtant consacrés à la problématique religieuse, n'ont malheureusement servis à rien. Surtout le tout dernier encore en vente et consacré aux dégâts occasionnés par les sectes. Force est de constater que ces sectes deviennent de plus en plus puissantes, et qu'elles savent utiliser les médias pour avoir encore plus d'impact sur les esprits faibles. Doucement mais sûrement, elles détruisent les valeurs ancestrales des amérindiens de Guyane.

          

Commander ces trois numéros d'Oka.Mag'

Le premier personnage que l'on a aperçu dans ce reportage n'est autre que Phil Labonté, le fameux chroniqueur radio Palikur de la station RFO. Apparemment il s'est servi de sa position professionnelle pour pouvoir réaliser un méga reportage sur son village évangéliste (situé sur la route de Montsinerry-Tonnegrande) car jamais RFO ne fait de reportage aussi long quand il s'agit d'aborder les vrais problèmes des amérindiens de ce pays. D'ordinaire quelques secondes suffisent …. !
Il est vraiment triste de voir un homme, qui a pourtant crée la toute première émission radio mettant la culture Palikur à l'honneur avec son fameux bonjour Palikur, « Ba'yaï » (que toute la Guyane de l'époque connaissait), se consacrer maintenant à l'évangélisation de son propre peuple. Plus la peine de dire « Ba'yaï », autant dire « bye bye ».
Et que dire de Jean Narcisse, présenté comme le chef coutumier pasteur de ce village. Ces deux fonctions ne sont pourtant pas compatibles. Soit l'on est chef coutumier, soit l'on est pasteur. Dans l'appellation chef coutumier, il y a le mot coutume car ce chef doit être le garant de la préservation et de la transmission des coutumes et traditions de son peuple et surtout, il en est aussi le représentant spirituel. De plus en plus souvent, nous voyons les locaux associatifs des villages amérindiens, toutes nations confondues, servant aux messes évangélistes plutôt qu'aux activités culturelles et traditionnelles …
Et que dire de l'interview de l'invité Arawak du Surinam, Gerry Karwafodi, un homme qui apparemment ne connaît rien à la culture et la spiritualité amérindienne puisqu'il ose dire qu'il était animiste avant de « connaître Dieu ». Les amérindiens ne sont pas animistes mais pratiquent le chamanisme. L'animisme et le chamanisme sont deux conceptions religieuses et philosophiques très différentes l'une de l'autre. Par la pratique du chamanisme nous connaissons aussi Dieu depuis des millénaires, nuls besoins de devenir Evangéliste ou Témoins de Jéhovah pour le découvrir maintenant. De tels propos sont insultants et discriminatoire envers tous les amérindiens qui continuent à respecter et pratiquer leurs vraies spiritualités. Nous le citons : « Avant j'étais dans la tradition amérindienne, mais cela ne m'a rien rapporté … ». Affligeant !!!
Une autre forme d'insulte est aussi de voir ces amérindiens évangélistes en habits traditionnels. Ils ne méritent pas de les porter puisqu'ils bafouent leur culture et leur ancestrales pratiques religieuses. Le port des habits traditionnels n'est pas compatible ni dans les églises, ni pendant le carnaval (chose que l'on voit de plus en plus souvent).
A l'heure actuelle on marche sur la tête et nos anciens doivent se retourner dans leurs urnes funéraires en nous voyant bafouer les valeurs qu'ils on défendus si fièrement en sacrifiant même parfois leurs vies, en combattant les envahisseurs, les armes à la main.
 
Oka de la rédaction d'Oka.Mag'

Nous vous proposons aussi, de lire gracieusement un des articles du dossier sur les sectes du Oka.Mag' n°38 et n'hésitez plus à commander notre trilogie sur la problématique religieuse (voir plus haut).


  Tous les OkâAnciens Okâ