Oka.Mag'

Bienvenue chez nous, en terre Amérindienne

Le bimestriel des actualités Amérindiennes de Guyane Française
Kali'na ayupagakose, kino'an Nono tulalema. Oko nuno wa'lalo Oka.Mag' malo

En kiosque : Le numéro 39En Guyane, Martinique, Guadeloupe
et aussi dans quelques points de vente en France Hexagonale

 

Oka.Mag' n'est plus !
 

Arrêt des activités médiatiques

du seul média amérindien
de Guyane

 

(Lire les nombreuses réactions) (35)

 

En mars 2011, nous vous avions annoncés et fêtés en grande pompe, les dix ans d’Oka.Mag’. Aujourd’hui, seulement six mois plus tard, nous vous annonçons, toujours en grande pompe, mais cette fois ci il s’agit de pompe funèbre, l’arrêt des activités médiatiques de notre association.

Plusieurs facteurs déterminent notre décision. Problèmes humains, logistiques, financiers (comme toujours) mais le pire de tous est la situation lamentable que nous vivons actuellement au sein des communautés amérindiennes de Guyane. Depuis juillet 2010, date de notre « Printemps Amérindien» à nous, la situation que nous vivons est totalement ingérable, incontrôlable et nous voyons et entendons tous et n’importe quoi. Il y a 10 ans de cela lorsque nous avons crées Oka.Mag’, nous l’avons fais pour nous battre contre l’Etat Français et les collectivités locales dans le but de faire entendre nos voix et de revendiquer nos droits les plus légitimes en tant que premiers habitants de ce pays. Mais au lieu de cela, actuellement nous sommes pris dans une spirale de règlements de compte entre kali’na, de lutte acharnées pour le pouvoir, de lutte pour ne pas perdre ce pouvoir et franchement, nous n’avons pas créer un média amérindien pour compter les points et lutter entre nous même. En conséquence de cette triste et lamentable situation dans nos communautés, notre bureau exécutif a pris la sage décision de mettre Oka.Mag’ en veille durant plusieurs mois en attendant que la sagesse atteigne enfin nos leaders politiques et chefs coutumiers. Si cela tarde trop et que les luttes internes persistent, nous pratiquerons à la dissolution définitive de l’association Oka.Mag’ dans quelques mois. Dans toutes les sociétés humaines il y a des tensions et des conflits mais là, cela va trop loin et ceci juste à cause de l’entêtement de certains à ne pas lâcher le pouvoir. Nous sommes d’ailleurs en droits de nous demander pourquoi ils ne veulent pas le lâcher et refusent de travailler avec toutes les forces en présence ?

Je vais maintenant parler en mon nom propre, moi, Philippe Aquila, en tant que fondateur de ce concept Oka.Mag’, Président de l’association durant 7 années et actuellement Trésorier, car enterrer soi même son propre bébé, je peux vous assurer que cela n’est pas chose facile, surtout quand le bébé en question a atteint ses objectifs et se porte bien. En effet, Oka.Mag’ est une réussite dans le modeste paysage médiatique Guyanais et j’en suis très fier ainsi que toute notre modeste équipe. Nous avons prés de 300 abonnés, nous avons prés de 200 points de vente en Guyane, en Martinique et en Guadeloupe. Nous avons de nombreux lecteurs réguliers de notre formule « papier » et sur notre site Internet. Nous avons assis la renommés d’Oka.Mag’ sur des prises de positions fermes et une volonté de redonner de la fierté à tous les amérindiens de Guyane. De nombreux projets et de nombreux dossiers à aborder étaient en cours pour booster notre progression médiatique mais je vous le répète, nous n’avons pas créés Oka.Mag’ pour lutter entre nous et prendre des coups de bâtons de la part de nos propres frères. Je suis profondément dégoûté (et je pèse mes mots) par ce que nous vivons actuellement. Voir des leaders politiques et des chefs coutumiers qui n’ont rien fait depuis des années se battre comme des chiffonniers pour garder leurs quelques petits privilèges et continuer à voyager par mont et par vaux est une véritable honte. Nous aussi à notre petit niveau, nous avons nos Ben Ali, Moubarrak et Kadhafi. La situation est ici exactement la même avec des chefs qui sont au pouvoir depuis plusieurs décennies et qui n’ont quasiment rien fait de concret pour leurs communautés (mais qui parlent toujours haut et fort en leurs noms). Des chefs qui ont été écartés par la majorité de leurs communautés respectives et qui pourtant ne respecte pas les choix et volontés du plus grand nombre, qui ont pour certains perdus des élections libres et démocratiques interne, qui sont pour certains sous le coup de pétitions demandons leurs départ mais qui malgré tous cela s’accroche à leurs pouvoirs et refusent de passer les rennes et les dossiers à leurs successeurs. Leur attitude est incompréhensible et irresponsable et apparemment ils ne suivent pas aux actualités comment finies tous cet entêtement. Le résultat concret, ici sur place, est un pourrissement de la situation avec des familles qui sont complètement éclatées et divisées, prés à en venir aux mains, voir plus, et tout cela pour défendre l’un ou l’autre des protagonistes en luttes internes. Plus personnes ne nous donnent de nouvelles sérieuses sauf des communiqués de presses servant à attaquer un tel ou un tel. Nous n’osons plus émettre la moindre opinion sur quoi que se soit, car on nous demande soit d’enlever nos articles soit on nous menacent de procès avec peine de prison et amendes. Las de tous ce remue ménage stérile et ridicule qui durent depuis maintenant 14 mois et qui nous usent, nous préférons arrêter nos activités et reprendre des forces pour peut être un jour repartir de plus belle mais en attendons ce jour miraculeux, nous stoppons tous. D’ailleurs, vous l’aurez certainement remarquez de vous-même, depuis déjà plusieurs semaines nous ne mettions plus rien de sérieux sur notre site car on ne pouvait plus aborder aucuns sujets sérieux sans froisser l’une ou l’autre des partie en conflits. Cela ne sert donc plus à rien de travailler pour mettre des petites nouvelles sans grandes importances alors que des dossiers hyper importants sont en veilles. Même s’il est vrai que ces petites nouvelles cumulées permettent aux lecteurs de mieux appréhender notre société, notre rôle premier était de défendre en les médiatisant des dossiers très importants tels que nos problèmes foncier, l’empoisonnement de nos populations au mercure et au cyanure, la reconnaissance de notre système coutumier et de nos spécificité en tant que peuple premier sur ce territoire, la reconnaissance de nos cultures et de nos langues, la ratification par la France de nos droits … Ces luttes internes et l’acharnement des dirigeants dinosaures à ne pas vouloir passer la main, cause un grand tord au combat tous entiers et aux enjeux pour le futurs de nos enfants. Tous ces chefs auront des comptes à rendre à nos enfants.

On nous accuse même d’être l’organe de presse de l’ONAG, alors comment en est on arrivé à cette situation ? Je vais rapidement vous l’expliquer car vous êtes nombreux à ne rien comprendre à tous ce qui se passe et je vous comprend aisément :

La FOAG était dirigé par une équipe et un Coordinateur Général depuis 10 longues années sans aucun congrès pour renouveler l’équipe (pourtant prévu par les statuts tous les 4 ans). Durant ces 10 ans aucun compte rendu des activités, aucun communiqué de presse pour les médias, même pas pour Oka.Mag’ le seul média amérindien, aucun dialogues avec les populations amérindiennes mais de très très nombreux voyages à travers le monde à leurs actifs alors que la situation de nos peuples se dégradait de plus en plus surtout celle de nos frères de l’intérieur. La « Jet Set » Kali’na s’était bien installé et ne comptait pas passer la main à d’autres. Enfin, après 10 ans de dictatures, des hommes et des femmes ont en eu marre de cette mascarade et un congrès d’urgence à été provoqué en juillet 2010. Des représentants des Six Nations Amérindiennes de Guyane y participaient (vous trouverez toutes les photos de ce grand mouvement démocratique sur notre site) et après élection, un nouveaux bureau à été formé mettant sur la touche les anciens leaders qui depuis on tous fait pour reprendre la main mettant constamment des bâtons dans les roues de la nouvelle équipe pour l’empêcher de travailler sereinement. Aucune transmission, ni des comptes, ni des dossiers en cours n’a été faite ce qui est inadmissible de la part de gens responsables. Après plusieurs mois, la nouvelle équipe c’est vraiment rendu compte que la FOAG avait une terrible réputation d’organe fantôme et d’immobilisme auprès des villageois et des instances importantes. C’est ainsi que le changement de nom de l’organe politique a été décidé et qu’est née l’ONAG. (l’onag ce n’est que la foag relooké, ce n’est pas un nouveau parti ! C’est juste un changement de nom). Suite à cela, les anciens dirigeants, avide de pouvoir, se sont précipités sur les statuts de l’ancienne FOAG pour la remettre en service. C’est comme cela que deux organes politiques existent maintenant, ce qui est une absurdité supplémentaire. Durant 10 ans la FOAG ne nous a jamais aidé, à aucun niveau que se soit, ni humainement, ni médiatiquement, ni financièrement. Au contraire c’est Oka.Mag’ qui a dépanné la FOAG de 400€ suite au congrès de la COICA qui s’était déroulé à Awala en 2005. Depuis nous n’avons jamais revu la couleur de cet argent alors comment voulez vous travaillez avec des personnages de cette trempe qui ne regarde que pour les intérêts propres. C’est pour toutes ces raisons que depuis juillet 2010, l’on travaillait enfin main dans la main avec la nouvelle équipe de la FOAG devenu ONAG. Nous y avions trouvés une écoute et une volonté d’aller de l’avant en médiatisant les grands enjeux qui nous attendent. Depuis les choses on encore évoluer dans le mauvais sens puisque qu’une guerre sans merci c’est ouverte entre les dirigeants de la FOAG et de l’ONAG. Tous les coups bas sont permis ! Ces anciens dirigeants qui n’ont communiqués avec personnes pendants de longues années, essayent maintenant de se refaire une virginité à coup de communiqués de presse et d’articles destinés à France-Guyane surtout ! 

De toute façon, Oka.Mag’ c’est fait sa place en luttant seul. Personne ne nous a jamais aidé financièrement, ni la FOAG, ni la Région Guyane (une seule et misérable subvention en dix ans d’existence), ni le Conseil Général. Seul la DRAC Guyane a joué le jeu plusieurs années durant et sans ces aides nous n’aurions pas pu développer notre activité, il faut le reconnaître franchement. Même s’il est vrai que le magazine se vend bien, les ventes à elles seules ne suffisent pas à payer l’imprimeur. Quand au site Internet, il ne nous rapporte pas un seul centime. Le combat amérindien est devenu du n’importe quoi. Voir 2 mouvements (ONAG et FOAG), voir des associations importantes avec plusieurs bureaux et plusieurs présidents, voir des villages avec plusieurs chefs coutumiers  est devenu une chose très difficile à vivre et nous ne pouvons cautionner toutes ces folies. Voir des leaders militants devenir des politiciens, cela aussi est triste. Ces militants qui autrefois parlaient tous haut, maintenant se taisent et pratiquent des alliances dans le but de percer en politique. Certains veulent devenir députés ou sénateurs, et tant bien même qu’ils y arrivent cela n’apportera rien de positif au pur mouvement amérindien. Nous avons vécu le cas avec le Maire d’Awala-Yalimapo qui a été tous de même Vice-Président de la Région Guyane durant des années et pourtant la situation des amérindiens de Guyane a continué à se dégrader d’année en année. Un homme seul, même intègre et tous bien placé qu’il soit ne peut pas faire grand-chose pour la vrai lutte de la reconnaissance des Droits des peuples autochtones. Seul l’union compte et donnera des résultats mais nous en sommes à des années lumière ! Alors au lieu de prendre partie pour l’un ou pour l’autre de façon médiatique, nous préférons nous taire une bonne fois pour toute car tous cela est extrêmement préjudiciable à la lutte et à l’image de l’amérindien Guyanais. En effet, l’Etat Français par le biais de la préfecture de Cayenne est au courant de toutes ces luttes intestines. Le Conseil Régionale et Général aussi et tous profitent de nos dissensions pour nous enfoncer encore plus. Ils manipulent l’une ou l’autre des parties suivant leurs intérêts propres et si tous cela ne cesse rapidement, le mouvement amérindien de Guyane va y perdre tellement de plume qu’il sera à mon avis impossible à « redynamiser » pour lutter d’une seule et même voix avant de très longues années. Pour conclure, Oka.Mag’ est en stand by plus ou moins long (c’est l’avenir qui nous le dira) mais tous les membres d’Oka.mag’ continuent le combat car nous sommes tous impliqué à des degrés divers dans tout ce méli mélo.

Une autre des raisons pour laquelle nous arrêtons Oka.mag’ est la dégradation de la société amérindienne en générale. En marge des luttes intestines politique, l’avenir de nos populations est compromis par des agressions extérieures de toutes part. Depuis dix ans nous avons parlé fort, nous avons tapé du point sur la table, nous avons lutté à notre modeste niveau médiatique contre la perte identitaire mais rien n’y fait, la société amérindienne est en train de plonger dans le néant. En 10 ans, le bilan interne d’Oka.Mag’ est positif mais le bilan externe est catastrophique. Le pire de tous est l’avancé du rouleau compresseur religieux en l’occurrence des sectes évangélique ou Témoins de Jéhovah qui en seulement une grosse décennie on réussi à faire plus de dégâts sur nos communautés que les jésuites et le catholicisme n’en réussi à le faire en 500 ans. Nous ne sommes pas là pour chercher à comprendre pourquoi cet état de faite, encore que nous avons consacrés 3 numéros d’Oka.Mag’ (N°36, 37 et 38) à ce fléau mais c’est un constat affligeant. Les Amérindiens qui rentrent dans cet engrenage religieux perdent et oublient totalement leur culture. En plus viennent se greffer les pressions scolaires et les parents qui ne parlent plus la langue maternelle avec leurs enfants de peur de passer pour des « sauvages ». La pression citadine ou nos enfants ne vont plus ni à la chasse, ni à la pêche et coupe les liens que nous avions avec la nature. Le travail de la terre n’intéresse plus grand monde ainsi que l’apprentissage de notre art musical et artistique, apparemment trop dévalorisant dans ce monde moderne qui va trop vite. Tous se dégrade à la vitesse grand V, peu de gens réfléchissent à l’avenir de leur culture et préfèrent adopter celle des autres alors que tous ce qui se fait et se pratique en Guyane descend directement des connaissances millénaires du monde amérindien. Cette reconnaissance n’existe pas en Guyane, on préfère tourner la tête vers l’Afrique et finir de nous dépouiller de toutes nos connaissances. Je le redit encore, je suis profondément dégoûté par tous ce que je vie et voit au quotidien, alors il vaut mieux tout arrêter puisque le but premier d’Oka.Mag’ a échoué, celui de redonner de la fierté à nos populations et surtout à nos enfants. « Soyez fier d’être Amérindien » a été pendant 10 ans notre plus belle rubrique mais les résultats escomptés ne sont malheureusement pas au rendez vous.

Conscient que nous avons une responsabilité envers nos lecteurs et tous nos abonnés, nous ne pouvons arrêter notre activité du jour au lendemain, ainsi notre site sera encore accessible pendant quelques semaines même si nous n’y mettrons plus aucunes nouvelles fraîches. Profitez en pour surfez une dernière fois dans nos différentes rubriques. En ce qui concerne le magazine papier, il n’y aura pas de prochain numéro (nous nous arrêtons donc au N°39 et il n’y aura donc pas de N°40 ce qui est regrettable. Cela aurait été une belle performance surtout que nous voulions consacrer un dossier spécial sur la problématique des suicides dans nos communautés en donnant enfin la parole aux principaux intéressés et non pas aux éternelles ethnologues et médecins).

Nous fermons tous nos points de ventes sauf 3 ou seront accessibles nos anciens numéros encore disponible jusqu’à épuisement des stocks car la réalité économique est toujours implacable et même pour clôturer Oka.Mag’ ils nous faut encore des rentrées d’argent pour mettre tous nos compte en ordre et ne léser personnes. Sachez que nous arrêtons Oka.Mag’ avec un déficit de prés de 7000 euros alors que les gens croient que nous roulons sur l’or ! Ce déficit provient d’un loyer d’un local que nous ne sommes plus en mesure de payer et que nous avons rendu par force. Si réellement notre situation vous touche, si vous voulez que Oka.mag’ vive encore quelques années alors il est encore temps d’agir en nous faisons des dons pour continuer notre aventure médiatique.

Les trois points de ventes en questions sont le Point Presse Nord-Sud de l’aéroport Cayenne-Sepelu, pardon, de l’aéroport Cayenne-Rochambeau. Le centre Kalawachi de Kourou et la librairie Encrage, de Kourou également.

Procurez vous vite les anciens numéros d’Oka.Mag’ qu’ils vous manque car une fois épuisés et dans quelques années ces magazines auront encore plus de valeurs et surtout de la valeur pour nos enfants qui auront un support fort pour retrouver une fierté perdue et bafouée de tous les cotés.

Beaucoup de personnes issus des Six Nations Amérindiennes de Guyane nous avaient rapportés leurs fiertés de voir Oka.Mag’, le seul média amérindiens, en vente dans les libres services au coté des autres médias Guyanais que sont La Semaine Guyanaise et France-Guyane. Nous étions également les seuls à être vendu hors frontières Guyanaises mais cette formidable aventure va s’arrêter là a cause de l’irresponsabilités de nos soi-disant dirigeants.

Nous avons crées et portés haut, un concept médiatique amérindien. Ce concept a fait ces preuves durant dix ans alors que nous ne sommes pas des journalistes professionnelles. C’est la volonté et la foi qui nous a fait avancer malgré tous les obstacles rencontrés mais cette foi nous l’avons perdu devant la méchanceté et la mauvaise fois de nos dirigeants qui n’ont jamais su saisir la chance et l’opportunité de travailler avec notre média. Cette fois ci, c’est fini, dorénavant vous enverrez vos articles à France-Guyane ou la Semaine Guyanaise qui les traiterons de la façon que l’on connaît déjà avec tous le mépris et le désintéressement qu’ils ont pour notre culture. Tant qu’il s’agira de culture ou de sport, ces médias joueront le jeu, mais dès qu’il faudra aborder des sujets sérieux qui fâche (l’orpaillage et ces empoisonnements, le foncier …) il n’y aura plus personne. Pourtant Oka.Mag’ avait été crée pour cela, pour aborder les sujets sensibles sans langues de bois …En 10 ans d’existence nous n’avons jamais pratiquer la « langue de bois », nous avons toujours appelés un chat, un chat alors ce n’est pas maintenant que nous allons commencer à faire le contraire, par contrainte ou pour faire plaisir ! Seul Oka.Mag’ pouvait aborder, commenter et défendre ardemment certains dossiers car nous connaissons et vivons la réalité de notre culture avec toutes ces joies et toutes ces peines.

Merci à tous ceux qui ont porté Oka.Mag’ à bout de bras et qui l’on aidé d’une façon ou d’une autre à se développer (ils sont nombreux et se reconnaîtrons). Je peux vous dire que notre travail n’a pas été inutile, nous laissons des traces écrites pour nos enfants et nous avons montrés qu’il était possible de développer un outil amérindien performant. Tans pis pour ceux qui n’ont pas saisi cette opportunité mais, entre nous, ils doivent être heureux de nous voir fermer boutique car ainsi ils pourront continuer à tromper leurs populations avec des discours creux non suivi d’exemple concret sur le terrain. Plus personnes ne sera la pour dénoncer leurs agissements. Je terminerais en rappelant que nous avons développé notre médias sans jamais sortir de Guyane mais en travaillant durement sur place car c’est là que sont les problèmes. Tout le contraire de nos chefs.  Bon voyages à vous.
Merci pour votre écoute.

Oka de Philippe Aquila & Maurice JEAN-JACQUES

Mouammar Kadhafi est mort le jeudi 20 octobre 2011. Cette mort doit être un avertissement sérieux à tous les Kadhafi, à tous les dictateurs du monde... et de Guyane ! La démocratie finie toujours par vaincre même si le combat est long et inégale !


DOSSIER du N°39 : Spécial humoristique
 

Edition spéciale n°4

                                           (Dessin de "Pancho")

BONNE LECTURE A TOUS
et
Merci pour vos visites de plus en plus fréquentes
sur notre site Internet

 Dans le cadre de la prévention des risques d'épidémies
(dengue, paludisme...)
des moustiquaires imprégnées
(pour lits et hamacs)
et des rideaux imprégnés (pour portes et fenêtres)
 sont disponibles dans les pharmacies de Guyane

Recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
et distribué par
DDSC Sarl 

   
Pétition : Il faut sauver les 1.500 derniers
Amérindiens Wayana !

 Lire le dossier complet et signez par un simple clic
 
Plus de 11.000 signataires !
 
le nombre de signataires est de 11.244 certifiés
 
Continuez à  diffuser largement cette pétition autour de vous !
(cette pétition est prolongée jusqu'au 31/12/2011) 

 2001-2011
10 ans de résistance médiatique !
 
Pour cet évènement, Oka.Mag' vous proposera plusieurs manifestations tout au long de l'année, de mars 2011 à  mars 2012.
Découvrez et achetez nos
anciens numéros, car c'est grâce à  vous, lecteurs, que nous fêtons nos 10 ans, MERCI.
 
Pour commencer notre dixième anniversaire, la toute première et la plus importante manifestation c'est déroulée les 11 et 12 mars 2011 à Kourou... Nous avons continués en organisant une autre plus petite manifestation le samedi 14 mai 2011... Et peut être qu'il y en aura encore d'autres ...

 

 

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09/08/2011 - Le 09 août est la journée des Peuples Indigènes décrétée par les Nations-Unies

Depuis déjà plusieurs années, les Nations-Unies ont décrétées que les 09 août devaient être dédiés aux Peuples Indigènes partout dans le monde. Ce jour de reconnaissance est peu reconnu mais pourtant, notre voisin le Suriname, a fait depuis déjà trois ans, plus que cette simple reconnaissance en dédiant un jour férié national aux Amérindiens. Au Brésil, cette reconnaissance ce fait le 19 avril mais sans être un jour férié. Quand à la France et la Guyane, ce n'est même pas la peine d'en parler puisque nous, Amérindiens, n'existons pas officiellement...

 

Le 9 août est la journée des peuples indigènes des Nations Unies : REDOUBLONS D'EFFORTS POUR FAIRE RESPECTER LES PEUPLES AUTOCHTONES  DÉCLARE...


http://www.lepost.fr/article/2011/08/08/2564628_onu-neuf-verites-indigenes-pour-marquer-la-journee-du-9-aout.html

 

05/08/2011 - Bientôt les Etats-generaux du multilinguisme dans les Outre-mer

Le Ministère de la Culture et de la Communication, DGLFLF, organise dans le cadre de "2011, année des outre-mer", les États-généraux du multilinguisme dans les Outre-mer.

Ils se tiendront à Cayenne du 14 au 18 décembre 2011.

Découvrez le pré-programme
(pdf 119 ko)

Dès septembre, une préparation de cette manifestation sera diffusée.

 

30/07/2011 - La deuxième NUIT DU SANPULA à Awala-Yalimapo

 

La 2ème NUIT DU SANPULA (prononcez samboula) aura lieu ce SAMEDI 30 JUILLET 2011 à AWALA-YALIMAPO

8h de musique live à partir de 20h

 

La commune de Awala-Yalimapo réalise la deuxième édition de la nuit du sanpula le 30 juillet 2011. Cette année, une quinzaine de groupes de la Guyane et du Suriname sont invités à cet évènement, soit plus d'une centaine de musiciens qui évolueront sous le carbet communautaire de Awala.

La soirée culturelle débutera à vingt heures pour se terminer au petit matin. La volonté de revitaliser la pratique du sanpula constitue un défi majeur dans la politique culturelle de la municipalité de Awala-Yalimapo. En effet, cette volonté vise à faire connaître, rayonner et partager la culture kali'na de la Guyane, à travers la richesse de son patrimoine musicale. Instrument clé, le sanpula fait partie d'un ensemble instrumental qui nourrit et fédère la musique kali'na. Présent dans les cérémonies traditionnelles comme dans le quotidien, le sanpula participe pleinement à l'affirmation culturelle et à la cohésion sociale de la communauté kali'na lors des rencontres intergénérationnelles.

Depuis octobre 2006, le sanpula est enseigné au sein de Yuwae (qui signifie je danse), le nom donné à l'école de musique et de danse kali'na de Awala-Yalimapo. Il est régulièrement pratiqué par une quinzaine de jeunes de la commune. Par son esprit d'ouverture, le sanpula véhicule les valeurs de solidarité, de tolérance et de fraternité entre les communautés culturelles, des valeurs essentielles dans la construction de la société guyanaise de demain.

Contact presse : Mairie de Awala-Yalimapo : 0594 34 76 76.

Le traitement médiatique de cet événement culturel a été vraiment dévaloriser par le seul quotidien Guyanais, France-Guyane pour ne pas le nommer. Quelques jours avant, le commnuiqué de presse à été publié mais avec une vielle photo n'ayant aucun rapport, alors qu'une magnifique affiche était à leur disposition (ci-dessus). Le pire est de voir ce communiqué apparaitre sous le label "folklore", ce qui est franchement un terme péjoratif pour une culture millénaire comme la notre. Si cela avait été du "Kasé ko" ou du "Gragé" (danses folklorique Créole), cela aurait été certainement présenté sous le label "tradition" ou "culture di nou péi". Encore une fois preuve est faite qu'il n"y a aucun respect pour les cultures amérindiennes de Guyane. Elles sont systématiquement dévaloriser !

 

22/07/2011 - Loi n° 2011-856 du 20 juillet 2011

Le gouvernement Français a enfin voté la "LOI no 2011-856" (pdf 62 ko) du 20 juillet 2011 autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement de la République Fédérative du Brésil dans le domaine de la lutte contre l'exploitation aurifère illégale dans les zones protégées ou d'intérêt patrimonial.
Il aura fallut près de 3 ans pour enfin voter cette loi pendant que les garimpeiros continuent à massacrer quotidiennement notre territoire. Il faudra maintenant que cette loi soit véritablement appliquée sur le terrain, avec une vrai volonté politique de la part des deux gouvernements impliqués par ce fléau environnemental, sanitaire, économique et humain...

 

15/07/2011 - Copa America, la langue Guaranie fait la force du Paraguay

La Copa America de football qui est actuellement en train de se dérouler en Amérique du sud, vient de faire une révélation. L'équipe Nationale du Paraguay utilise la langue Guarani (langue amérindienne ancestrale) pour communiquer sur le terrain en toute confidentialité. Il faut savoir que l'Espagnol et le Guarani sont les langues officielles du pays car le Guarani est parlée par 80% des habitants du Paraguay, sans distinction d'âge, d'origine ou de niveaux sociaux.
Même si ce n'est pas aussi simple, et si dans la réalité le statut du Guarani n'est pas celui de l'Espagnol (cf.  http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/paraguay.htm), il est tout de même intéressant de voir qu'un Etat peut donner un statut de langue nationale à une langue amérindienne...

L'entraineur est Argentin, tous les joueurs parlent Espagnol mais sur le terrain c'est la langue Guarani qui est à l'honneur pour désorienter les adversaires !

Cet exemple devrait redonner de la fierté aux locuteurs de langues amérindiennes en Guyane (elles sont aux nombres de six). Cela fait 10 ans qu'Oka.Mag' répéte inlassablement deux choses : "Soyez fier d'être Amérindiens" et "soyez fier de parler votre langue, surtout à vos enfants"!!!

En Guyane la langue officielle est le Français. Le Créole Guyanais est en plus couramment utilisés par tous, mais cela ne doit surtout pas mettre les langues maternelles amérindiennes de cotés. Elles sont belles, elles sont vivantes depuis des millénaires et il est de notre devoir de continuer à les faire vivre par le biais de la transmission à nos enfants. Ce sera une force et un atout supplémentaire pour leurs avenirs...


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