DOSSIER : Les sectes tentent d'éradiquer les valeurs originelles des Amérindiens
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du Oka.Mag' n°38
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Découvrez le dessin du Oka.Blague n°38 réalisé par "Samory" (non paru)



Dans le cadre de la prévention des risques d'épidémies
(dengue, paludisme...)
des moustiquaires imprégnées (pour lits et hamacs)
et des rideaux imprégnés (pour portes et fenêtres)
sont disponibles dans les pharmacies de Guyane
Recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
et distribué par DDSC Sarl

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Un ruban vert pour la Guyane
Une initiative du Collectif Galbao pour lutter contre les ravages
de l'orpaillage illégal en Guyane Française
En cette période où l’Etat français demande à d’autres de s’engager concrètement contre le réchauffement climatique, rappelons-lui ses engagements pour préserver la forêt de Guyane (et ses habitants).
Lire le communiqué de presse du Collectif Galbao
Décembre 2009 :
Des députés Européens viennent de signer la pétition
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Voici une réaction de franck Appolinaire au sujet du drapeau Guyanais.
Pour enrichir le débat sur la notion et la dimension d'un drapeau guyanais, l'histoire nous apprend que celui adopté par le conseil général de la Guyane remonte au congès fondateur du syndicat UTG (Union des Travailleurs Guyanais) en 1967. A ce moment précis de l'histoire, la population de la Guyane n'était pas de la même importance numérique qu'aujourd'hui et une grande partie n'était pas autant impliquée dans la chose politique ou publique. Et je prends comme exemple juste les communautés bushinengués ou amérindiennes, qui à cette période, avaient très peu ou pas du tout accès aux réflexions et encore moins aux décisions qui touchaient la Guyane. Quant à l'existence d'un symbole fort pour un groupe humain, on peut en déduire que la population d'un territoire comme celui de la Guyane peut être en position légitime d'avoir des symboles forts d'identité à l'instar d'un drapeau. Cependant, l'adoption ou l'appropriation d'un tel symbole doit être une résultante d'une dynamique collective et partagée. A ce stade là s'impose donc une large concertation en vue d'obtenir un consensus ou à minima un compromis. Dans notre cas, cette dynamique collective plus que nécessaire, donc fondamentale, pourrait être impulsée par les différentes institutions "guyanaises" exerçant sur le territoire de la Guyane, y compris, bien évidemment, les institutions coutumières. A ma connaissance, il y a quelques années, toujours dans cet ordre des choses, une réflexion portant sur l'adoption d'un drapeau, en tant que symbole fort d'identité, des six communautés amérindiennes de Guyane - Kali'na, Lokono, Pahikweneh, Teko, Wayana, Wayãpi - avait été évoquée lors d'un rassemblement des Chefs coutumiers amérindiens et des dirigeants d'associations amérindiennes. Toujours pour réflexion et débat, à une tout autre échelle, je vous invite maintenant à donner votre avis et à partager votre opinion sur le drapeau d'Awala-Yalimapo, qui reprend intégralement le sens et la portée du logo d'Awala-Yalimapo, et qui a fait l'objet d'une présenation publique en décembre 2004, à l'occasion des festivités commémorant le Premier rassemblement des Amérindiens de Guyane en décembre 1984 au village d'Aouara, désormais aujourd'hui Awala. Il est le fruit d'une concertation entre la commune et la communauté. Une synergie entre élus politiques, responsables coutumiers, jeunes et anciens. Ces institutions agissant sur un même territoire, celui d'Awala-Yalimapo.
Oka de Franck Appolinaire
La plaquette de présentaion et le sens symbolique du drapeau d'Awala-Yalimapo (pdf 112 ko)
Awala-Yalimapo fête son doyen et son centenaire. Monsieur AUGUSTE Ernest a 100 ans.
Le Maire, Jean-Paul FEREIRA, dans le cadre de ses voeux à la population le samedi 29 janvier 2010, a tenu à rendre hommage au doyen de la communauté, Monsieur Auguste Ernest (nom pour l'état civil). Il est âgé de 100 ans. Son nom Kali'na est "ilonon" et son pseudonyme familier "Posedikili". Il est né le 1er janvier 1910. Les deux chefs coutumiers Michel THERESE et Daniel WILLIAM ont souligné la contribution majeure de l'ancien "Wapotobo" au sein des villages Kali'na de la basse Mana et du Maroni. Il a reçu à cette occasion de nombreux cadeaux.
Une prestation de l'école de musique YUWAE s'en est suivie avec les prestations des enfants du contrat éducatif local (CEL).
Avec stupéfaction, nous avons appris l'adoption d'un "drapeau propre à la guyane" par le Conseil Général (c'est le fameux drapeau ici à gauche) et ceci sans aucune concertation avec les différentes composantes de la société Guyanaise. Il est censé devenir l'emblème de tous les Guyanais mais quand nous, amérindiens, nous le regardons, ce drapeau ne nous inspire pas le moins du monde. On n'y voit que du "Vert, Jaune, Rouge", les couleurs des "Rasta" et nous ne sommes pas des "Rasta". On n'y voit que des couleurs couramment utilisées en Afrique et nous ne sommes pas des Africains. Le jaune est soit disant censé représenté l'or et pourtant la quête effrénée de l'or nous tuent et nous intoxique à grand coup de mercure ... Le rouge est soit disant censé représenter l'orientation socialiste du pays mais certainement pas la couleur amérindienne ni le sang versé par nos ancêtres depuis des siècles.Cette étoile rouge rappelle surtout la tristement célébre étoile rouge du communisme ...
Nous pouvons affirmer sans crainte que ce drapeau ne symbolise rien pour 80% de la population (Amérindienne, Hmong, Asiatique, Bushinengé ...). Ce drapeau n'est qu'une image politique, celle du syndicat UTG, celle des indépandentistes Créoles alors qu'ils viennent de recevoir une gifle momumentale le 10 janvier avec le NON catégorique et massif de la population contre une évolution statutaire amenant le pays à plus d'autonomie avant de franchir le pas vers l'indépandance. Ce drapeau n'est qu'un déni de l'histoire de la Guyane, de sa population pluri-éthnique et c'est également une injure à la démocratie et aux résultats sorties des urnes récemment !!
Voici par exemple, pour l'esthétique et le respect historique, l'armoirie du Suriname voisin, utilisée pendant des décennies avant qu'ils ne s'orientent malheureusement eux aussi, vers un drapeau sans aucune représentativité.
Une autre affaire montre bien la non démocratie et le deni historique courant chez nous, celle du changement de nom de l'aéroport international "Rochambeau". Sous prétexte que "Rochambeau" était un esclavagiste notoire, Madame Taubira, députée de la Guyane, cherche depuis plusieurs années déjà, à faire changer le nom de notre aéroport. Une consultation populaire auprès des lycéens et autres publics à fait ressortir le nom d'un ancien haut personnage amérindien ayant même donné son nom à un morne de l'île de Cayenne, en la personne de "Cépérou" ("Sepelu" en graphie Kali'na). Mais apparement, ce résultat déplait fortement à Madame Taubira, qui ne se bat réellement que pour la réprésentativité des Créoles et elle cherche maintenant à imposer le nom qu'elle à choisi avec quelques uns de ses comparses, celui de Félix Eboué. Nous n'avons rien contre Félix Eboué mais nous ne pouvons tolérer ce genre d'agissement.
Suite à cette article, Madame la Députée a souhaité réagir et nous a envoyé son droit de réponse (pdf 81 ko)
Nous mettons aussi à votre disposition les critéres qui ont été retenus, pour le changement de nom, par le Cercle Félix Eboué :
Aéroport International Cayenne Félix Eboué par Yvan Chérica du Cercle Félix Eboué
Ce refus perpetuel de la réalité historique de la Guyane, n'apportera rien de positif au pays et ne réussira donc pas à créer la fameuse "identité guyanaise" tant recherchée par nos politiques. Tous ce que connait la Guyane actuelle provient à plus de 80% des connaisances et des pratiques utilisés par les Nations Amérindiennes. Le nier continuellement et le cacher aux jeunes générations ne vous portera pas bonheur ! Beaucoup ignore ou souhaite ignorer l'existence des premiers Peuples Autochtones, mais quoi qu'il en soit, ils devront faire cas de notre existence car tout le fondement de la culture amazonienne vient des Amérindiens.
Cette affaire "Sepelu / Félix Eboué" rappelle la triste histoire de la dénomination du Collège 3 de Kourou, "Omeba Tobo", où certains élus n'étaient pas d'accord quand à l'utilisation d'un terme Kali'na et préféraient le nom d'un homme "Guyanais" célèbre.
Quel élu peut dire aujourd'hui qu'il existe un monument représentatif de l'Histoire amérindienne en Terre Guyanaise?

La rédaction d'Oka.Mag' compte profiter du débat qui s'est instauré autour du fameux "drapeau Guyanais" pour lancer trois grands concours ouvert à tous nos lecteurs, quelques soit leurs âges, leurs sexes et leurs origines.
Nous vous proposons donc de réfléchir à la création de ce que pourrait être :
Pour participer à ces trois concours, rien de plus simple : Envoyez vos dessins, ou croquis, ou esquisses, ou peintures (avec vos explications et surtout avec vos coordonnées précises pour pouvoir éventuellement vous contacter), à l'adresse suivante :
Oka.Mag', service concours, 11 rue Abel Azor, 97310 Kourou, Guyane Française, Amérique du Sud
Vous avez jusqu'au 30 septembre 2010, minuit, pour participer. Aprés délibération de notre rédaction, courant octobre 2010, les trois gagnants seront désignés. Un pour chaque catégorie (drapeau Guyanais / drapeau Amérindien / logo Oka.Mag'). Ces trois gagnants recevront chacun comme récompense, la collection complète de tous les numéros de notre magazine déjà parus ainsi qu'un abonnement à vie à Oka.Mag'.
Chers lecteurs et lectrices, à vos crayons !
Notre rédaction vous souhaite une bonne inspiration artistique ...
RADIO GUYANE est à AWALA-YALIMAPO Mercredi 27 janvier Pour une émission Spéciale Jeunes
VENEZ NOMBREUX VOUS RACONTER EN DIRECT
Après l'échec du sommet de Copenhague, Evo Morales Ayma (le Président de l'Etat Plurinational de Bolivie) annonce la prochaine tenue d'une "conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Mère-Terre" du 20 au 22 avril 2010 à Cochabamba en Bolivie.
Lire les propos de Evo Morales Ayma (pdf 119 ko)
Après sa réélection du dimanche 06 décembre 2009, c'est le jeudi 21 janvier 2010 que Evo Morales Ayma a été investit "Chef spirituel des Indiens de Bolivie"
(photo AFP)
A lire :
Double cérémonie d'investiture pour Evo Morales
sur le site de RFI
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